Après la promesse d’une meilleure autonomie pour nos smartphones qui court depuis des années à travers le développement de la technologie « Silicone carbone » pour remplacer les actuelles batteries lithium-ion, de nouveaux procédés sont en développement, le plus récent venant de chercheurs coréens pour le compte de Volkswagen.
Nouvelle génération de batteries sans anode pour doper la densité énergétique
Ces modèles sans anode sont, comme leur nom l’indique, dénués d’anode, soit un élément aujourd’hui essentiel pour le fonctionnement d’une batterie. Sans entrer dans les détails techniques, l’anode est ici remplacée par un « collecteur de courant », soit une fine feuille de métal qui fait office d’anode virtuelle : elle prend le rôle de l’anode quand elle se charge de courant, puis « disparaît » quand elle se décharge. Résultat, la possibilité d’accumuler davantage de courant, sans la limitation physique d’une anode matérielle, et donc d’augmenter la capacité de la batterie. Les premiers prototypes ont ainsi atteint une densité énergétique de 1 270 Wh/L, là où les lithium-ion se situent autour de 700.
Procédé plus simple mais encore imparfait, avec une commercialisation possible d’ici cinq ans
En outre, le procédé de fabrication d’une telle batterie est simplifié, puisque l’anode en lithium est éliminée du circuit, soit des coûts de production moindres et des batteries moins volumineuses. Toutefois, le système de création/destruction de l’anode à chaque cycle de charge demeure encore imparfait, réduisant sa capacité et endommageant l’ensemble avec le temps. Le développement de la technologie n’en est toutefois qu’à ses débuts, et les experts, chimistes et spécialistes des matériaux, sont confiants quant à son amélioration, estimant qu’elle pourrait être commercialisable d’ici cinq ans, au mieux.