28 avril 2026 - 09h59

Arco

année
2026
Réalisateur
InterprètesAlma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel
éditeur
genre
sortie
17/03/2026
notes
critique
8
10
A
soutenir
© Remembers/MountainA
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En 2932, Arco, 10 ans, subtilise une cape aux couleurs de l’arc‑en‑ciel pour voyager dans le temps et se retrouve propulsé en 2075. Là, il rencontre Iris. Ensemble, ils vont tout faire pour l’aider à rentrer chez lui.

 

L’ovni tender 

Avec ses faux airs de remake animé d’E.T., Arco a emballé tout le monde, à juste titre. Hugo Bienvenu, dont c’est le premier film, a pris par surprise la planète cinéma en raflant pléthore de prix et encore plus de nominations pour une œuvre assez inclassable et joliment surannée.

 

Il faut dire que l’univers féerique qu’il propose et son trait graphique, à mi‑chemin entre Miyazaki et Jade Khoo (la BD Terre ou Lune), ne manquent pas de charme. D’autant que le réalisateur a porté une attention toute particulière à la musique ainsi qu’à la bande‑son de son film. Il en résulte une œuvre homogène, somptueuse de bout en bout, à laquelle il sera bien difficile de résister.

 

L’inventivité est de presque tous les plans et la poésie colorée irradie le film du début à la fin. Le scénario n’est pas en reste, puisque le film s’affranchit des fioritures et des digressions narratives pour aller à l’essentiel : l’émotion. À la fois fable adulte et conte enfantin, Arco se révèle être une invitation permanente à la réflexion sur la crise climatique, la place de l’homme et, bien sûr, le temps qui passe. Avec au passage une petite pique sur la modernité, créatrice de solitude.

 

© Remembers/MountainA

© Remembers/MountainA

 

Jolis mômes

On pense aux Maîtres du temps, et pas seulement à cause du twist final, ou encore au Roi et l’Oiseau, et plus largement à une certaine animation européenne, plus proche du neuvième art que du septième. Hugo Bienvenu vient de la bande dessinée, et cela se ressent.

 

On perçoit également son parcours éclectique, lui qui, fils de diplomate oblige, a vécu entre le Guatemala, le Tchad et le Mexique. Il y a un peu de tout cela dans Arco, et c’est assez rafraîchissant. D’autant qu'Arco fleure bon l’artisanat et le travail à taille humaine. Le film a mis cinq ans à voir le jour, notamment grâce au soutien de Natalie Portman. L’attention portée aux détails qui imprègne chaque scène est palpable jusque dans le choix des voix du film.

 

Naïveté assumée

Bien sûr, on pourra lui reprocher une certaine naïveté, un humour pas toujours très inspiré et surtout une histoire sans réelle prise de risque à hauteur d’enfant. D’autant que les antagonistes sont assez mal esquissés et presque anecdotiques.


Qu’importe : Arco reste une jolie découverte, la naissance d’un réalisateur avec un univers qui lui est propre, loin du pessimisme ambiant dans lequel baignent de nombreux films actuels, même animés. Mais surtout, c’est surtout une belle explication de l’existence des arcs‑en‑ciel…

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test
4k
cover
Prix : 27,99 €
disponibilité
17/03/2026
image
1 UHD-66 + 1 DVD-9, 88', couleurs
1.78
HD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
bande-son
Français DTS-HD Master Audio 7.1
Français Audiodescription
sous-titres
Français pour sourds et malentendants
8
10
image

Naïve, toute ronde et colorée, l'animation d'Arco est une bulle pleine de poésie, de nature omniprésente et de ville rêvée façon Tati. Un rendu très singulier dans l'univers du film d'animation d'aujourd'hui mais qui parle immédiatement à l'enfant qui sommeille en nous. On apprécie la direction artistique forte, entre naturalisme et stylisation assumée, son rendu tout doux et fluide qui fait aussi parfois penser au peintre Jean‑Michel Folon. Le HDR Dolby Vision n'est pas primoridal ici, mais la qualité de ce 4K est indéniable.

7.5
10
son

Mélanges de sons cristallins (le Cristal Baschet notamment) et d'un chœur de chanteurs ukrainiens, les différents thèmes de la BO (celui de l'aventure, celui d'Iris, celui de l'histoire d'amour…) apportent une ampleur orchestrale assez étonnante. En note finale, la voix pure de la chanteuse November Ultra.

 

Une mise en musique qui participe pleinement à l'aventure, douce et étrange à la fois. On note également quelques effets, même s'ils restent utilisés avec parcimonie, avec un travail soigné sur les effets environnementaux : vent, nature, résonances lointaines… autant d’éléments qui enveloppent le spectateur avec finesse. Un mixage tout en nuance, au service de l’atmosphère avant tout.

5
10
bonus
- Making of de la genèse d’Arco avec Ugo Bienvenu, Félix de Givry, Sophie Mas et Natalie Portman (13')
- Making of de la bande originale avec Arnaud Toulon (compositeur) (6')
- Making of de l’animatique commenté par Ugo Bienvenu et les animateurs (15')
- L’entretien, court métrage réalisé par Ugo Bienvenu et Félix de Givry (9')
- Clips de musique réalisés par Ugo Bienvenu : Sphere of Existence d’Antoine Kogu et Fog de Jabberwocky ft. Ana Zimmer (6')
- 3 cartes postales d'aquarelles dessinées par Ugo Bienvenu

Des compléments de choix auxquels participe une partie de l'équipe du film, dont Natalie Portman en tant que coproductrice. On découvre comment l'aventure a commencé pendant le Covid, dans le propre appartement d'Hugo Bienvenu, avant de passer au stade supérieur avec une maison complète dédiée à la création. Remembers, un studio à suivre. Un peu plus loin, le compositeur Arnaud Toulon revient sur la musique originale et son enregistrement avec des musiciens de l'Opéra de Paris. 

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