Avatar : le dernier maître de l'air saison 2
Après One Piece en 2023, en 2024, Netflix persistait et signait dans sa volonté d'adapter des séries animées en live‑action avec Avatar : le dernier maître de l'air. Si la proposition convainquait moins que l'adaptation du manga le plus vendu au monde, Avatar en série restait tout de même bien plus recommandable que l'accident industriel du film de 2010 signé M. Night Shyamalan. Place en 2026 à la deuxième saison, tandis que la troisième à venir sera également la dernière.
Dans sa quête de maîtriser les quatre éléments pour sauver le monde, après s'être concentré sur la Tribu de l'Eau, direction le Royaume de la Terre pour Aang et ses compagnons. Par un concours de circonstances, le groupe, ses alliés et ses adversaires vont tous se retrouver dans une gigantesque ville de ce royaume menacé par la Nation du Feu. C'est là que va se dérouler la majorité de l'action.
Avatar ta gueule à la récré
Avec un protagoniste principal désormais un peu plus âgé, impossible de ne pas penser encore plus à One Piece devant Avatar saison 2. Énergique, optimiste et naïf au point de faire aveuglément confiance au premier venu, Aang est un héros sympathique épaulé par des compagnons qui ne le sont pas moins. Sokka fait de l'humour malgré lui et Katara possède son propre arc narratif même si elle semble un peu en retrait.
Mais avec l'ajout non négligeable de Toph à la bande, une manipulatrice de la terre qui n'a pas sa langue dans sa poche, la dynamique de l'ensemble est bonne. On s'intéresse à leur aventure sans se forcer, bien qu'il ne se passe pas toujours des choses spécialement captivantes. En se cherchant ‑c'est surtout le cas de l'intrigue de Zuko, dont on ne sait pas trop quoi penser‑ ou en faisant beaucoup de surplace durant cette courte saison aux longs épisodes, l'ennui aurait pu être de mise.
Sans trop en dévoiler, nous avons heureusement apprécié le cadre géographique et politique de cette saison, qui permet d'ajouter une couche d'épaisseur et de sérieux à une intrigue pas toujours pour les enfants. La guerre dont on parle sans cesse n'est finalement que peu présente à l'écran, mais sa menace suggérée et les enjeux demeurent.
Élément allo
En revanche, la plupart des révélations sont téléphonées et beaucoup des effets de surprise ne fonctionnent pas. On relèvera également un acting toujours en dents de scie, quelques dialogues et phases de combat pas toujours inspirés, et des effets visuels, certes généreux, qui alternent entre impressionnants et moyens. La perfection n'est donc pas de mise dans cette saison 2, mais sa sincérité et son cliffhanger assez important donnent malgré tout envie de finir l'aventure avec la saison 3.
Comme on pardonne au jeune Aang de faire des erreurs, on arrive assez aisément à passer outre pour profiter du voyage. La proposition de Netflix donne même envie de revoir le dessin animé de Nickelodeon. Bon ou mauvais signe, on vous laisse choisir.