16 février 2026 - 16h37

Cleaner

année
2026
Réalisateur
InterprètesDaisy Ridley, Clive Owen, Taz Skylar
plateforme
genre
sortie
14/02/2026
notes
critique
2
10
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La bande‑annonce de ce thriller d’action avec Daisy Ridley laissait déjà supposer que ses trois scénaristes, Simon Uttley, Paul Andrew Williams et Matthew Orton, avaient été largement biberonnés au premier Piège de cristal. Le visionnage du film enfonce le clou dans le cercueil des droits d’auteur de Jeb Stuart et Steven E. de Souza, les scénaristes du premier Die Hard, qui devraient être crédités au générique de Cleaner tant tout, dans la structure, les séquences, les personnages, le déroulé et le cadre du récit, semble repris, mal digéré et mal réécrit par une IA. 

 

La comparaison avec le chef‑d’œuvre de John McTiernan s’arrête là. La version signée Martin Campbell, pourtant vétéran du genre à qui l’on doit notamment GoldenEye, Casino Royal ou encore Le masque de Zorro, ne parvient jamais à insuffler la moindre tension au récit, qui plus est d’une laideur visuelle persistante, grisâtre, sans identité. Le film accumule les plans sans relief et les effets numériques médiocres, au point que son budget limité s’exhibe à chaque instant.

 

Dès que le scénario s’écarte de son illustre modèle, il sombre dans une invraisemblance crasse. Rien que l’idée qu’une laveuse de vitres suspendue à l’extérieur d’un gratte‑ciel puisse entendre distinctement ce qu’on lui murmure depuis l’intérieur à travers les baies vitrées, relève d’un manque d’exigence sidérant. 

 

 

La peur du vide, Daisy Ridley ne connaît pas

On se demande d’ailleurs ce que Daisy Ridley est venue faire dans cette galère. L’actrice peine à capitaliser sur son rôle dans la récente trilogie Star Wars. Ici, elle incarne une ancienne militaire renvoyée de l’armée et reconvertie en laveuse de vitres à Londres, ce qui tombe à pic lorsqu’un groupe d’éco‑terroristes nommé Earth Revolution et dirigé par Marcus (Clive Owen), infiltre un gala fastueux organisé par une puissante entreprise énergétique et prend les invités en otage. Manque de chance, le frère autiste de l’héroïne se retrouve coincé à l’intérieur. Heureux hasard, il est aussi expert en informatique, compétence évidemment cruciale pour neutraliser les systèmes de sécurité du bâtiment.

On devine la suite.

 

Elle se déroule dans un ennui profond où aucun enjeu n’est crédible et où, véritablement, aucune scène d’action ne tient la route. Même les prises de vues en hauteur, alors que le personnage nettoie les vitres à cinquante étages au‑dessus du sol, échouent à provoquer le moindre vertige.

 

Le long métrage martèle par ailleurs l’urgence de protéger l’écosystème menacé de la planète. Il ne faut donc peut‑être pas s’étonner que ses scénaristes choisissent, eux aussi, de recycler à leur manière. Un pur produit de streaming (disponible chez nous sur Canal+) qui sort en salles aux États‑Unis et en Angleterre. Le cinéma va mal.

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