Des Minions et des monstres
Les Minions sont bien en peine : ils n’arrivent pas à trouver un méchant à servir qui soit à leur hauteur. Tous ceux qu’ils rencontrent ne sont que des méchants de pacotille. Leur quête du méchant ultime les mène à Hollywoodland (le Hollywood des années 1920), où ils trouvent enfin chaussure à leur pied… et deviennent stars.
Filez, Minions !
Pour ce septième film tiré de la franchise Moi, moche et méchant inaugurée en 2010, Pierre Coffin, désormais seul aux commandes, tente tant bien que mal de retrouver le mojo des débuts. Hélas, Des Minions et des monstres sent le réchauffé et souffre cruellement de l’absence de Gru, l’histoire tournant autour de la recherche d’un mentor monstrueux.
Certes, les petites créatures restent aussi maladroites et drôles qu'auparavant, mais le film manque d’imagination. Le charme est rompu. Et hormis quelques jolis hommages un peu appuyés et vite expédiés aux classiques du 7e art et surtout aux franchises maison (Universal), le film tourne un peu à vide.

SP © Universal
Qui l'eût Gru
Le grand méchant, sorte de Blob avec des yeux, n’a rien d’attirant, l’animation ne se foule guère, et en plus, les gags sont pour la plupart éculés. Il n’y a donc pas grand‑chose à sauver.
Le film se repose mollement sur ses acquis, sans chercher l’originalité, ni même à créer la moindre petite surprise chez le spectateur. Pire : désormais, le parler si drôle des Minions, fait de mots balancés et de trouvailles linguistiques issues de la sono mondiale, est de moins en moins imaginatif. Au point que l’on se demande parfois si sa soudaine limpidité ne servirait pas, opportunément, à combler les trous béants du scénario.
En toute franchise
Des Minions et des monstres est donc assez dispensable, même pour les fans. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les Minions, il reste cependant un concentré de leur univers. Un concentré certes désaltérant, mais finalement assez insipide. À l’image, en fait, des trois petits héros du film.