05 mai 2026 - 10h40

Insaisissables 3

VO
Now You See Me : Now You Don't
année
2026
Réalisateur
InterprètesRosamund Pike, Woody Harrelson, Jesse Eisenberg
éditeur
genre
sortie
17/03/2026
notes
critique
2
10
A
soutenir
© SP SDN
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Trois jeunes magiciens surdoués ont monté un spectacle qui copie les Cavaliers. Ils sont recrutés par Daniel pour dérober un précieux joyau aux mains d’une redoutable organisation criminelle.

 

Illusions perdues

Le premier Insaisissables (2013), réalisé par le Français Louis Leterrier, avait agréablement surpris. Le deuxième opus (2016), plus poussif, n’avait néanmoins pas trop déplu. Notamment grâce à une scène mémorable de franchissement de portique de sécurité avec une carte volante. Ce troisième volet, lui, se révèle être le film de trop.

 

Certes, on savait son réalisateur, Ruben Fleischer, capable du « meilleur » avec Bienvenue à Zombieland comme du pire (Venom, Uncharted). On espérait donc le meilleur. Las, ici, on est clairement du côté du pire, même s’il faut reconnaître que la bande des Cavaliers reste toujours aussi sympathique, les nouveaux venus comme les anciens. Mais ne spoilons pas…

 

Quelques rares moments spectaculaires, largement inspirés par Nolan

Cette fois, la sauce ne prend pas vraiment. L’illusion et la prestidigitation ont laissé place, modernité oblige, à un numérique tout‑puissant, ce qui tue en partie le concept de base de la saga.


Insaisissables 3 file à vive allure, mais sans réelle cohésion. Le rythme de cet opus est même assez éprouvant et semble n’exister que pour masquer des abîmes scénaristiques qui, eux‑mêmes, peinent à dissimuler les nombreuses invraisemblances. Le tour de magie est trop gros, on voit les ficelles !

 

D’ailleurs, depuis les précédents épisodes, l’ensemble est devenu assez prévisible. La magie du concept initial a déserté depuis longtemps. Pire, il n’y a vraiment plus rien d’impressionnant, ni dans l’inventivité des tours, ni dans les dialogues que s’échangent les Cavaliers. Il reste heureusement quelques bonnes punchlines et de rares moments spectaculaires, mais largement inspirés par Nolan…

 

Très vite, ce qui nous est présenté comme l’ossature du film, à savoir le combat entre jeunes loups et vieux briscards, tourne à vide pour laisser place à une obscure intrigue de diamantaires nazis. Rosamund Pike, dans le rôle de la grande méchante, semble à chaque scène se demander ce qu’elle fait là, en tentant vaguement de jouer les femmes fatales.

 

Écran de fumée

Toutefois, ce troisième Insaisissables reste un divertissement certes fade, mais dans lequel les acteurs semblent heureux de retrouver leurs costumes de magiciens façon Robin des Bois. Ouf : le duo Jesse Eisenberg et Woody Harrelson fonctionne encore, dix ans après, épaulé par Dave Franco, qui s’en donne lui aussi à cœur joie. C’est vaguement communicatif.


Mais ce casting trois étoiles d’il y a dix ans a perdu de sa superbe en 2026, au point que l’on se croirait presque face à une variation pour ados des Expendables. Heureusement, la dynamique de groupe conserve un certain charme et reste agréable à suivre. Mais elle manque de fraîcheur et surtout de renouvellement. Au final, c’est un peu léger pour faire un bon film, ou même un film tout court.

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Now You See Me : Now You Don't
Prix : 29,99 €
disponibilité
05/05/2026
image
1 UHD-99 + 1 BD-50, 112', couleurs
2.35
HD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
bande-son
Français Dolby Atmos
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
sous-titres
Français, français pour sourds et malentendants
8.5
10
image

Voici un écrin luxueux pour un film de casse qui ne l'est pas moins côté casting et budget. Et ça se voit à l'écran. Jeux de lumières, reflets métalliques, décors sophistiqués, tenues chics, faux diams maous aux airs de bout de plastique : tout est fait pour nous en mettre plein la vue. Et ça fonctionne à plein régime, d'autant plus avec le HDR Dolby Vision mettant en valeur la gestion explosive des couleurs, la profondeur des contrastes, la puissance des projecteurs, les noirs denses, et moult détails de lumières urbaines ou intradiégétiques. Loin d'être réaliste, le film ressemble même parfois à une grosse pub de parfum de luxe, brillante de précision, bien lisse mais spectaculaire.

8
10
son

Même ambiance côté son avec une large scène frontale, dynamique et constamment animée, rythmant le film sans temps mort. Là encore, la technique est quasi impeccable avec une activité surround qui apporte une vraie valeur ajoutée : rumeurs de la foule, applaudissements, déplacements dans les salles de spectacle, effets de poursuite et de mouvements de caméra. Au‑delà du rythme, l'ampleur est bien là sur les scènes clés.

Idem pour la dimension verticale du Dolby Atmos, surtout lors des séquences de spectacle. Les effets de réverbération, les sons de salle, certains impacts et mouvements aériens enrichissent l’espace sonore sans devenir envahissants. Le canal LFE soutient efficacement les moments d’action, les basses donnant du poids aux chocs, à la musique et aux transitions spectaculaires.

 

Petite mention pour la partition de Brian Tyler, qui profite elle aussi d’une belle ouverture et circule bien dans la pièce. Un film vivant, spectaculaire, sans agressivité excessive. Mais où rien ne dépasse, aussi lisse que son image.

3
10
bonus
- Coulisses (44')
- Scènes coupées (14')

Deux modules qui pourront plaire aux plus jeunes, tournant autour des trucages surtout, crédibilité assurée par des consultants en magie présents tout au long de l'aventure. Film de casse sans violence, Insaisissable 3 est en effet surtout à destination des petits et grands ados.

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