07 avril 2026 - 10h02

Juste une illusion

année
2026
Réalisateurs
InterprètesLouis Garrel, Pierre Lottin, Camille Cottin, Simon Boublil
éditeur
genre
sortie
15/04/2026
notes
critique
9.5
10
label
A
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© ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten
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Manuel Moutier © ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten
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Manuel Moutier © ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten
Manuel Moutier © ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten
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1985. Vincent Dayan, bientôt 13 ans, vit en cité d’Île‑de‑France, coincé entre un grand frère distant et des parents en conflit. De plus, leur voisin, M. Berger, se rapproche de sa mère. Plus vraiment un enfant mais pas encore un adulte, il va découvrir l’amour pour la première fois.

 

Un autre monde

Qu’on se le dise, le duo Olivier Nakache et Éric Toledano est bel et bien de retour ! Avec cette chronique des années 80, ils retrouvent ce qui faisait le charme de leur cinéma : la force de la simplicité, la générosité, mâtinée d’une désarmante sincérité. Ce qu’ils avaient quelque peu perdu avec leurs dernières réalisations, noyées dans un discours moralisateur pas vraiment subtil.

 

Forcément, on pense à leur film Nos jours heureux, également une chronique à hauteur d’ado, au Sens de la fête aussi, pour l’acuité de son regard, et bien sûr à Intouchables, pour sa générosité. Il y a un peu de tout cela dans Juste une illusion, mais surtout beaucoup d’amour. Le film est un cri du cœur, un hymne au vivre‑ensemble familial, à la fois nostalgique d’une époque et d’un âge où l’on rêvait, bercé d’illusions, d’un autre monde possible, mais aussi très moderne dans sa mise en scène.

 

Le film va vite, on ne s’ennuie jamais. Le montage a élagué le superflu pour ne garder que le meilleur. Le récit ne s’embarrasse d’aucun message parasite et se focalise sur son sujet simplissime : les premiers émois d’un jeune adolescent. Juste une illusion devient l’acmé du feel good movie de ce premier quart de siècle. Rien que ça !

Tour à tour, on rit, on est ému et, au final, on ne rêve que d’une chose : faire partie, nous aussi, de la famille Dayan et avoir 13 ans à nouveau.

 

Manuel Moutier © ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten

Manuel Moutier © ADNP/Ten Cinema/Gaumont/TF1 Films Production/Quad+Ten


Simple et beau

Avec une histoire d’amour adolescente vue mille fois au cinéma, les réalisateurs réussissent encore à surprendre. Le regard qu’ils portent sur leurs personnages est tendre, tout comme celui qu’ils posent sur les années 80, génialement restituées (big up au directeur de la photo Augustin Barbaroux). Au‑delà des looks, des coiffures, des logos et des décors d’époque, ce sont aussi les premières vagues de chômage des cadres, les aspirations féminines, les premières cassettes vidéo pornographiques, le début des grandes marques, Touche pas à mon pote, mais aussi le couple franco‑allemand, dans une scène géniale, qui sont évoqués avec tendresse.

 

Encore une fois, les réalisateurs font mouche avec leur casting. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un aussi beau couple de cinéma que celui formé par Camille Cottin et Louis Garrel, et sa moustache. Derrière leurs sempiternelles disputes hilarantes de mauvaise foi, ils transpirent littéralement l’amour. Bien que secondaires, leurs personnages apportent une vérité et une sincérité au film qui lui donnent son ton si particulier. Louis Garrel est génial dans les mimiques ; sa force comique éclate lorsqu’il fronce les sourcils, pétri de jalousie envers le personnage incarné par Pierre Lottin. Camille Cottin, elle, excelle dans l’art d’envoyer des punchlines comme si de rien n’était.

 

Quant au jeune Simon Boublil, qui incarne Vincent, il n’a rien à envier ni à son père de cinéma ni à son véritable père, Philippe Torreton. Il est si juste que l’on pourrait croire que lui aussi a vécu les années 80.

 

Pour le plaisir, les réalisateurs se sont accordés un petit caméo, dont on vous laissera la surprise ; sachez simplement qu’il a un lointain rapport avec Chaplin. Ils ont également parsemé leur film de clins d’œil cinéphiles hilarants, comme cet hommage à Un homme et une femme. Ils se sont même offert une séquence dansée qui renvoie celle d’Omar Sy dans Intouchables aux oubliettes. Enfin, ils ont sorti le chéquier pour une bande‑son remplie de tubes emblématiques des années 80.


Bref, ils se sont fait plaisir, et force est de constater que ce plaisir est très, très communicatif.

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