18 mai 2026 - 16h46

La Vénus Électrique

année
2026
Réalisateur
InterprètesAnaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Pio Marmai, Vimala Pons
éditeur
genre
sortie salle
12/05/2026
notes
critique
6.5
10
A
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SP © Guy Ferrandis
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SP © Les films Pelléas
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Dans le Paris des Années folles, Suzanne, une foraine qui travaille dans l’attraction dite de la « Vénus Électrique », se substitue par un hasard de circonstances à une voyante qu’un jeune peintre veuf, Antoine, vient consulter après avoir perdu son inspiration à la suite du décès de son épouse. Armand, le marchand d'art d’Antoine, conclut alors un pacte avec Suzanne afin qu’elle pousse le peintre à reprendre ses pinceaux.


L'emprise électrique
Pierre Salvadori revient en grande forme avec La Vénus Électrique, présenté en ouverture du Festival de Cannes. On retrouve son style enjoué, son goût pour les situations absurdes et l’un de ses comédiens fétiches, Pio Marmaï, toujours excellent dans le registre du naïf au charme dévastateur.


Pour autant, le film n’est pas son meilleur. S’il demeure très plaisant, il manque cruellement de rythme et sa fable peine parfois à gagner en profondeur, tant l’histoire semble cousue de fil blanc.


Pour son premier film en costumes, le réalisateur choisit comme décor la Foire du Trône. C’est d’ailleurs sans doute l’aspect le plus réussi du long métrage qui, à travers son intrigue rocambolesque, nous fait découvrir l’envers du décor forain et ses nombreux subterfuges. Des artifices qui font écho à ceux de l’héroïne, laquelle tombera, sans grande surprise, amoureuse de sa proie. Le coup de foudre, tel que Suzanne feint de le déclencher sur son stand de la foire, sera cette fois-ci bien réel.  

 

SP © Les films Pelléas

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Courant alternatif
Si le rôle de Suzanne semble avoir été écrit pour Audrey Tautou, qui s’est éloignée du cinéma depuis plusieurs années, Anaïs Demoustier s’en empare avec une énergie communicative. Véritable soleil du film, elle éclipse le reste du casting à coups d’œillades et de mimiques qui ne laisseront aucun spectateur indifférent.


Face à elle, Gilles Lellouche semble s’enliser dans une composition qui rappelle parfois Benoît Poelvoorde, tandis que Vimala Pons peine à exister pleinement. Heureusement, le duo formé par Pio Marmaï et Anaïs Demoustier fonctionne à merveille et porte avec brio la mécanique vaudevillesque du film.


Malheureusement, à force de vouloir naviguer entre comédie burlesque et drame profond, le film finit par se disperser, entraînant parfois les spectateurs avec lui. La dimension dramatique n’est d’ailleurs pas le point fort de cette Vénus Électrique, qui reste néanmoins un divertissement tout à fait agréable. Un peu comme ces petites sucreries que l’on grignote sans faim dans les allées des fêtes foraines.

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