14 juillet 2026 - 00h00

Lucky

année
2026
Créateur
InterprètesAnya Taylor-Joy, Annette Bening, Aunjanue Ellis-Taylor, Timothy Olyphant
plateforme
genre
sortie
15/07/2026
notes
critique
7.5
10
A
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En 2021, l'autrice canadienne Marissa Stapley faisait sensation avec son roman Lucky. Qualifiée par de multiples critiques de « page turner très cinématographique », l'œuvre ne sera pas restée longtemps sans profiter d'une adaptation, puisque voici déjà venir la version série pour Apple TV. Après avoir vu les noms associés au projet (Jonathan Tropper de Banshee à la création et Anya Taylor‑Joy et Timothy Olyphant dans les rôles principaux, excusez du peu), puis le trailer, il y a eu bagarre chez AVcesar pour savoir qui aurait la chance d'écrire la critique de ce qui s'annonce comme l'un des cartons de l'été. 


Lucky est une jeune femme qui, dès son plus jeune âge, a été entraînée et façonnée par son arnaqueur de père à tricher, voler, mentir, survivre. Alors que ce dernier termine en prison, notre anti‑héroïne malgré elle compte bien laisser cette vie de truande de côté. Mais c'est sans compter sur une histoire de gros sous, qui va mettre le FBI et la mafia à ses trousses.


Baddy issues

Composée de 7 épisodes, Lucky est donc une minisérie ramassée et extrêmement efficace. Peut‑être pas aussi révolutionnaire ou marquante qu'espéré, la série n'en demeure pas moins un très solide divertissement diablement efficace. Comme un excellent thriller papier que vous n'arrivez pas à reposer, la série se dévore d'une traite et ne souffre de presque aucun temps mort, sans pour autant se montrer épuisante. Malgré quelques ficelles et facilités scénaristiques, elle parvient même à réussir son atterrissage, ce qui n'est pas toujours donné.


La pauvre Lucky enchaîne les péripéties mais parvient quasiment toujours à sortir son épingle du jeu grâce à son astuce, son talent et son absence très régulière de morale. Ses méthodes parfois plus que discutables, associées à son envie de sortir de l'influence néfaste de son père, en font une anti‑héroïne très réussie. Tout le show évite d'ailleurs de tomber dans le piège du manichéisme : pas grand‑monde ne mérite la rédemption dans Lucky. En tout cas, pas les hommes, majoritairement responsables des situations dans lesquelles se trouvent les femmes de la série.

 

Arnaques, crimes et belle dynamique

Déjà épatante dans des projets très physiques (Furiosa) ou très psychologiques (Le jeu de la dame), Anya Taylor‑Joy prouve ici une nouvelle fois qu'elle est une grande actrice. Si le reste du casting n'a absolument pas à rougir de sa performance, l'actrice porte sans trembler le show sur ses épaules. Bluffante à valeur égale quand elle est badass ou quand elle laisse ses émotions la rattraper, Lucky et son interprète méritent d'avoir leur nom en haut de l'affiche. Annette Bening (Dutton Ranch) est également impeccable en antagoniste principale , alternant avec brio cheffe terrifiante et femme malmenée par un William Fichtner pire qu'elle (mémorable dans The Dark Knight).


Lucky est une série qui suinte le charisme et le savoir‑faire. L'ensemble est maîtrisé et percutant, et chaque épisode est l'occasion de ressentir l'expérience de Tropper et de ses équipes rompues à l'exercice ces dernières années. S'il manque peut‑être un « je ne sais quoi » pour rendre Lucky véritablement mémorable et lui permettre de rentrer dans les top 5 de 2026, reste que vous ne perdrez assurément pas votre temps en la regardant. En tout cas, comme après un bon repas en sauce, votre serviteur a désormais récupéré le livre afin de ne pas en perdre une goutte.

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