par Nicolas Bellet
13 juin 2024 - 15h45

Madame Web

année
2024
Réalisateur
InterprètesDakota Johnson, Tahar Rahim, Sydney Sweeney, Isabela Merced
éditeur
genre
sortie
19/06/2024
notes
critique
2
10
A

Cassandra Web (la bien nommée), ambulancière new‑yorkaise, se découvre un don pour voir dans le futur. Forcée d’affronter son passé, elle va devoir s’associer à trois jeunes femmes très dissipées mais qui possèdent également des super‑pouvoirs…

Le Spiderverse se prend dans la toile
Ne tournons pas autour du pot : si la féminisation des films de super‑héros est en soi une bonne idée, pour ce qui est de ce Madame Web, c’est une autre paire de manches. Rien ne va : tout est plat dans le film de S.J. Clarkson, l’intrigue, les acteurs, les SFX.


Déjà, on peut se demander ce qui a bien pu passer par la tête des décideurs de Sony dans leur volonté de développer le Sony's Spider‑Man Universe (en gros, les films de super‑héros produits par Sony qui détient les droits de certains super‑héros, notamment Spider‑Man) pour aller chercher une réalisatrice anonyme de télévision.


Certes, elle a réalisé quelques épisodes de Jessica Jones ou de The Defenders, mais c’était un peu léger pour le poids qu’ils lui ont mis sur les épaules, à savoir réaliser un film féministe (ou du moins féminin) de super‑héros. Madame Web n'est au final qu’un gros téléfilm insipide de même pas 2 heures, aussi vite oublié que digéré. La bande‑annonce se suffit amplement à elle‑même. 


Madame Web, ça pique !

L'acteur français Tahar Rahim, qui joue ici le grand machant de l’histoire (toujours pieds nus, on se demande bien pourquoi), semble perdu et rate totalement son entrée dans l’univers des super‑héros, tandis que Dakota Johnson a du mal à jouer ce qu’on lui propose : un mix de baby‑sitter et de Madame Soleil !


Avec indulgence, on peut tout de même admettre que rien n’est vraiment trop ridicule dans ce film. Comparé à un autre film issu du Sony's Spider‑Man Universe, au hasard, Morbius, c’est presque un divertissement familial. Certaines des vannes obligées désormais dans ce type de film ne passent pas si mal, mais cela reste aussi léger qu’une toile d’araignée. Pas certain qu'elle résiste au temps en revanche…

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test
4k
cover
Prix : 29,99 €
disponibilité
19/06/2024
image
2.35
HD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD High Resolution 7.1
Espagnol DTS-HD Master Audio 5.1
sous-titres
Français, anglais, arabe, portugais, espagnol
7.5
10
image

Plutôt solide en 4K, l'image HDR Dolby Vision de Madame Web ne surprend jamais, ni dans un sens, ni dans l'autre. Du « tout‑venant ++ » donc mais capable de magnifier certaines scènes plutôt plates en renforçant autant que possible la brillance, les détails et la lumière. Un peu comme avec un filtre polarisant, tout paraît plus beau ici, comme une banale petite rue à New York. Les intérieurs sont feutrés et soignés, les visages ciselés et parfaitement incarnés. Déjà vu mille fois mais bien fait.

8
10
son

Ça bouge un peu plus du côté de la bande‑son avec une certaine richesse sur la scène arrière, une belle bulle sonore en VO Dolby Atmos et même quelques basses bien vibrantes tout au long du film. Rien de véritablement mémorable là non plus hormis le jeu sur les visions de Cassie grâce à moult indications sonores, mais l'apport du Dolby Atmos est indéniable et rend le visionnage beaucoup plus ludique qu'espéré.

0
10
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