par Jean-François Lefevre
07 juin 2010 - 16h41

Minority Report

année
2002
Réalisateur
InterprètesTom Cruise, Max von Sydow, Steve Harris, Kathryn Morris, Colin Farrell, Peter Stormare
éditeur
genre
sortie
30/03/2026
notes
critique
8
10
label
A
soutenir

En 2054, la ville de Washington a éradiqué la criminalité en mettant au point un système de prévention quasiment infaillible. Trois mutants, les PréCogs, doués de clairvoyance, sont capables de prédire les crimes à venir avec suffisamment de précision pour permettre aux agents de l’unité Pré‑Crime d’intervenir avant qu’ils ne soient commis. John Anderton est le chef de ce service. Sa mission : interpréter les images émises par les PréCogs. Mais un jour, son nom et son visage apparaissent dans l’une des prédictions…

 

Minority Report, c’est avant tout une formidable course contre la montre avec Tom Cruise en lièvre de service. Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick, l’un des pontes de la littérature SF (Blade Runner, Total Recall, Planète hurlante), Minorty Report dépeint un futur étonnant. Un univers où l’on peut projeter des images 3D grandeur nature à l'envi, où des spyder‑cam contrôlent l’identité rétinienne des habitants, où les autoroutes régulent seules le flux abondant des véhicules magnétiques, où l’on se shoote aux amphétamines, où la criminalité reste une des préoccupations majeures…

 

En filigrane, Spielberg cherche à savoir jusqu’où les citoyens sont prêts à aller pour se sentir en sécurité, même si cela peut conduire à se priver de certaines libertés. Philip K. Dick et Steven Spielberg nous entraînent dans un futur utopique sans doute pas si éloigné du nôtre sous bien des aspects… Une œuvre rare même des années après sa sortie en salles, intelligente, menée sur un tempo assez lent (il faut être patient pour que ça bouge), mais qui ménage de belles surprises, dont une scène de combat et une poursuite d’anthologie.

sur les réseaux
proposer une vidéo
test
4k
blu-ray
cover
Tous publics
Prix : 24,99 €
disponibilité
11/02/2026
image
1 UHD-99 + 1 BD-50, 145', couleurs
2.35
HD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais audiodescription
Espagnol Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby Digital 5.1
Italien Dolby Digital 5.1
Tchèque Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 5.1
Japonais Dolby Digital 5.1
sous-titres
Français, anglais pour sourds et malentendants, néerlandais, espagnol, allemand, italien, tchèque, polonais, néerlandais, danois, finnois, norvégien, suédois, finnois
8
10
image

Sans atteindre les standards actuels de la 4K, le pas de géant apporté par ce nouveau master 4K par rapport au précédent Blu‑Ray est indéniable. D'autant que sa restauration a permis d'éliminer quelques défauts mineurs et autres petites poussières. Couleurs, précision, détails, clareté : il n'y a qu'à comparer ces paramètres avec ceux de la galette Blu‑Ray présente dans ce coffret, pour se rendre compte de l'amélioration évidente.

 

Adieu le grain épais, presque brut, et le voile blanchâtre. Bonjour les effets de transparence qui vont si bien au film. Les bleus sont plus marqués (le liquide dans lequel baignent les Pré‑Cogs est beaucoup plus bleu par exemple), comme les noirs d'ailleurs. Et le film nous apparaît presque pour la première fois dans sa tonalité la plus aboutie, dans toute sa dualité : le design futuriste d'un côté avec ses interfaces holographiques encore plus belles, et les influences old fashioned de l'autre (stylisme années 50, moustaches, vieilles maisons de briquettes). Deux univers qui se font face durant tout le film.

 

Issue d'une pellicule hyper‑sensible et d'un traitement sans blanchiment appelé bleach bypass, la photographie légèrement irisée de Janusz Kaminski (Artificial Intelligence, Il faut sauver le soldat Ryan) s’avère toujours aussi fantastique et originale à observer. Elle est d'ailleurs particulièrement mise en valeur avec ce 4K HDR Dolby Vision. Et permet au film de ne pas subir les affres du temps qui passe. Certains effets spéciaux sont bien sûr moins saisissants qu'à l'époque, mais leur côté très graphique, comme sorti d'un beau livre de rétrodesign, sont un des atouts indéniables du film. L'effet désaturé et le grain 35 mm ont été conservés.

7.5
10
son

Pas de changement de ce côté‑là. La musique de John Williams, mêlée aux nombreux effets d’ambiance (les rugissements des réacteurs dorsaux des agents Pré‑Crime, les bruits de circulation, la manipulation des infos fournies par les Pré‑Cogs grâce aux gants optiques), offre une restitution très immersive malgré l'absence de Dolby Atmos, qui se fait surtout sentir sur les déplacements si typiques des véhicules magnétiques le long des parois des immeubles. Les effets sont malgré tout bien présents, la circulation latérale arrière intense et les basses encore efficaces. 

9
10
bonus
- Le futur selon Steven Spielberg (34')
- Le monde du Pré-Crime (10')
- Focus sur l'univers de Philip K. Dick transposé par Spielberg (14')
- Le futur réalisé : les technologies inventées pour le film et toujours à l'étude (6')
- Objets et accessoires du futur (10')
- Quelques moments clés du tournage live (9')
- Les publicités du futur (4')
- Prévisualisation et animatics d'une scène de Hoverpack (2')
- Prévisualisation et animatics de la scène de l'autoroute (1')
- Du livre à l'écran (19')
- Analyse du film (33')
- Les cascades (9')
- Présentation des effets spéciaux conçus par ILM sur quatre scènes (19')
- Steven Spielberg et Tom Cruise (4')
- Archives diverses et variées : dessins, story-boards, bandes-annonces

Exactement les mêmes bonus que sur l'édition Blu‑Ray précédente, donc connus depuis 2010 et qui reprenaient eux‑mêmes certains éléments datant de la sortie du DVD…). Malgré leur qualité, on aurait franchement apprécié quelque chose de neuf, comme une analyse du film ou une présentation plus cinéphile pour le replacer dans l'histoire du cinéma. 

en plus
soutenir
Recevez l’actualité tech et culture sur la Newsletter cesar
Inscrivez-vous
OK
Non merci, je suis déjà inscrit !