02 juin 2026 - 14h30

Rivals

année
2024
Réalisateurs
InterprètesDavid Tennant, Alex Hassell, Aidan Turner, Nafessa Williams
plateforme
genre
disponibilité
15/05/2026
notes
critique
8
10
label
A
soutenir
SP © Disney+
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En 1986, dans le comté fictif de Rutshire, une rivalité de longue date oppose deux puissants hommes d’affaires dans le milieu impitoyable de la télévision britannique : Rupert Campbell Black, ancien champion olympique, député et coureur de jupons notoire, et Tony Baddingham, patron tyrannique de l’empire Corinium Television. À mesure que les tensions s’intensifient, épouses, maîtresses, collègues, amis et familles sont entraînés dans une guerre d’ego, de pouvoir et de désir, où les secrets se dévoilent et les alliances se recomposent.

 

Impertinente, jouissive, traversée par un grain de folie et une vulgarité aussi terrible qu’assumée, la très british Rivals, adaptée du roman à succès Dame Jilly Cooper, réussit ce petit miracle de tout faire passer. C’est peut‑être là le génie outrancier de ses auteurs : aller très loin, parfois même trop loin, mais avec des dialogues, des situations et surtout des acteurs si fabuleux que l’ensemble devient tout simplement irrésistible.

 

Une version trash de Dynastie, le côté British en plus

Comme un pied de nez à notre époque, c'est la liberté de ton de la série et son irrévérance qui frappent d'emblée. Oui, il est encore possible de mettre en scène des personnages machos, grivois, vulgaires, arrogants, capables de jouer entièrement nus au tennis, et d’en faire autre chose qu’un musée des horreurs. C’est même terriblement cathartique à une époque où la moindre sortie de route déclenche l’hystérie et le pilori des réseaux sociaux.

 

Pas de doute, le pouvoir nostalgique ‑parfois fantasmé‑ des années 80 est à l'œuvre. Leur outrance aussi. Une sorte de version trash, vacharde et furieusement talentueuse de Dynastie où rien n'est interdit, surtout pas de pointer au passage la lutte des classes avec une audace qui flirte sans cesse avec la provocation. Droits des femmes, conventions sociales, religion, tout y passe et on mesure le chemin parcouru. 

 

 

Une saison 2 qui tient ses promesses

Dans la saison 1, tout commence par une partie de jambes en l’air à bord du Concorde, où le nec plus ultra du goujat mondain, Rupert Campbell Black, interprété par Alex Hassell, s’envoie en l’air dans les toilettes de l’avion au moment même où celui‑ci franchit le mur du son et où les bouchons sautent. Irrésistible. Et la suite ne déçoit jamais.

 

Face à lui, Lord Tony Baddingham, incarné par un David Tennant délicieusement venimeux, n’est pas en reste. Sorte de magnat de la télévision pourri jusqu’à l’os, ivre d’audience et de pouvoir, il se retrouve au cœur d’une guerre d’influence autour d’une antenne cathodique ultra convoitée. Le tout se déroule à l’époque de Dallas, et la reconstitution de cette décennie de fric, de sexe, de champagne et de brutalité sociale constitue la cerise sur ce cadeau incroyablement plaisant et profondément jouissif.

 

Rivals sait manier le rebondissement de fin d’épisode comme personne et parvient à maintenir un haut niveau d’addiction durant toute la première saison, avant de repartir de plus belle en saison 2 (premier volume de 6 épisodes disponible depuis le 15 mai sur Disney+, le reste plus tard dans l'année). Son casting choral est au sommet et on ne se lasse pas des décors anglais et du stylisme d'époque tout à fait criard. À déguster sans modération.

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