26 janvier 2026 - 11h40

The Beauty

année
2026
Créateurs
InterprètesEvan Peters, Anthony Ramos
plateforme
genre
disponibilité
22/01/2026
notes
critique
1
10
A
soutenir

Un virus sexuellement transmissible transforme les gens ordinaires en une version absolument parfaite d'eux‑mêmes. Le hic, c'est que les effets secondaires sont mortels. On s'en rend compte quand des top models internationaux commencent à mourir dans des circonstances atroces. C'est là que deux agents du FBI (Evan Peters et Rebecca Hall) sont envoyés à Paris pour résoudre le mystère.

 

Ryan Murphy tourne la série de trop ?

À l’instar de Taylor Sheridan, Ryan Murphy pond des séries au kilomètre (American Horror Story, American Crime Story, Glee, Dahmer, Nip/Tuck…). Mais contrairement à son collègue, créateur notamment de Yellowstone et de ses spin off très réussis, avec The Beauty, Murphy se plante cette fois dans les grandes largeurs. En pompant gentiment The Substance de la Française Coralie Fargeat, qui elle‑même empruntait déjà beaucoup à La mouche de Cronenberg, il propose 11 épisodes mal écrits, mal réalisés et mal montés, recyclant au fond des idées usées jusqu'à la corde sans rien proposer de réellement nouveau, à l'image de ce pilote où rien ne fonctionne, faisant davantage penser à une vieille production de l’écurie Besson, façon Le Transporteur, qu'à une série bien dans son temps. C’est pourtant Murphy lui‑même qui signe le premier épisode… 

 

Comble de l'histoire, rien n’est beau ou esthétique dans The Beauty. Pas plus qu'aucun dispositif narratif n’est vraisemblable, ni même correctement traité dès qu’il s’agit de présupposés fantastiques (un mannequin qui explose sans explosif, deux types au physique radicalement différent qui ont les mêmes empreintes dentaires…). Bref, Murphy ne sait pas quoi faire de son sujet.

 

 

Satire à la ligne 

On passera sur les réflexions vulgaires de son tandem de héros, qui ne parle et ne pense qu’au sexe, en le faisant qui plus est avec une monotonie rare dans des scènes à l’érotisme fade, pour se concentrer sur le « message » et son postulat racoleur ‑les belles personnes qui explosent‑, critique fainéante du grand capital. Ça sent quand même le rance et ça tombe souvent à plat. La satire provocatrice ne fait pas tout, le casting clinquant non plus, à commencer par Isabella Rossellini et Ashton Kutcher qui, dès qu’il sort du registre comique, démontre quand même qu’il peine à tenir la rampe.

 

Coquille vide dont le vernis craque de toutes parts, The Beauty ressemble à un lifting raté où toutes les sutures se voient et donne sacrément envie de revenir au naturel.

sur les réseaux
proposer une vidéo
en plus
soutenir
Recevez l’actualité tech et culture sur la Newsletter cesar
Inscrivez-vous
OK
Non merci, je suis déjà inscrit !