The Furious
Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel, un père s’associe à un journaliste, à la recherche de sa femme, également capturée par ce même réseau, pour le démanteler.
Fast and The Furious
Pour une fois qu’une bande‑annonce ne nous ment pas, il faut le saluer. The Furious est un film d’action made in China qui tient toutes ses promesses, peut-être même un peu trop, d’ailleurs.
La première scène, où un jeune enfant se fait occire, violemment transpercé par une flèche maousse, donne le ton : le film sera sans concession. L’histoire file à toute vitesse, linéaire, découpée tel un jeu vidéo en niveaux de difficulté et de violence crescendo. Le héros, lui, est charismatique en diable, à la fois indestructible et humain. Bref, nous sommes en terrain connu, balisé, mais dessiné avec talent.
Kenji Tanigaki, le réalisateur, ancien directeur de cascades sur une cinquantaine de films, connaît bien son affaire. Question bagarres, The Furious est une succession de combats des plus jouissifs, réinventant tous les passages obligés du genre. La séquence dans la boîte de nuit, un classique du cinéma d’action, est ainsi sublimée par la présence d’un octogone en guise de piste centrale. C’est sans doute la plus impressionnante du film, par ses chorégraphies, sa cinégénie et surtout l’utilisation experte d’un marteau. Mais ce n’est assurément pas la seule.

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Karaté Kid
Le problème, c’est que tout va trop vite. L’intrigue, pourtant pleine de ressorts classiques, est expédiée au profit de l’action. Les personnages restent à l’état d’esquisses. Un défaut récurrent dans ce type de production, mais ici difficile à ignorer.
Le final en est l’illustration parfaite. À force d’enchaîner les configurations de combat, il finit par s’étirer jusqu’à l’épuisement. Impressionnant, oui, mais aussi interminable. Heureusement, Wang Wei, interprété par Mo Tse, le héros muet au passé forcément trouble, fait passer tous les défauts du film. Il impose une présence qui suffit presque à faire oublier les faiblesses du scénario. Difficile de ne pas y voir les prémices d’une franchise construite autour de lui.
On regrette d’autant plus que le personnage de sa fille soit réduit à un simple moteur narratif. Quelques scènes laissent pourtant entrevoir une vraie complicité et un potentiel émotionnel bien plus fort. Pointait en effet un réel potentiel, ainsi qu’une belle alchimie entre Mo Tse et Yang Enyou.

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De bruit et de fureur
Face à lui, ses adversaires font rapidement pâle figure, hormis sans doute le grand méchant du film et son acolyte à l'arc démesuré (et aux flèches infinies), avec lequel arrivent tardivement le gore et le paroxysme sanguinolent.
Après avoir vu le film, vous hésiterez certainement avant de pointer quelqu’un du doigt. Vous regarderez aussi sans doute différemment les femmes enceintes. Véritable psychopathe over the top, il est génial de folie. Dommage, là encore, que son personnage n’apparaisse que trop peu, en dehors de l’interminable affrontement final.
Ne boudons pas notre plaisir. The Furious ne cherche jamais à réinventer le genre. Et il a raison. Ce qu’il propose, il le fait avec une maîtrise et une générosité qui forcent le respect. Cela faisait longtemps qu’un film d’action asiatique n’avait pas été aussi efficace. C’est le premier long métrage en langue anglaise de son réalisateur. Assurément, il y en aura d’autres.