The Pitt saison 2
The Pitt saison 2, héritière d’Urgences, joue (encore) dans la cour des grands. Au‑delà du simple plaisir de retrouver Noah Wyle en blouse blanche, inoubliable John Carter d’Urgences, The Pitt revendique plus que jamais l’ADN du monument médical imaginé par Michael Crichton. Et cette saison 2 pousse encore plus loin ce qui faisait la force de la première : un réalisme tendu, une émotion à hauteur d’humain, et cette impression constante que tout peut basculer à n’importe quel moment.
Renforcée par son dispositif « en temps réel », la série se déroule presque minute par minute : on suit une heure de la garde de quinze heures du Dr Rabinavitch (Noah Wyle), surnommé Robby, dans une unité de lieu assumée, les urgences d’un centre hospitalier fictif de Pittsburgh. Et comme la saison 1 avait déjà installé un attachement immédiat aux personnages, cette fois, le lien est encore plus fort, plus intime, plus prenant.

© HBO Max
Comment The Pitt joue à armes égales avec la série culte Urgences
Le cadre de cette nouvelle « journée » est idéalement choisi : le 4 juillet, jour de fête nationale américaine synonyme de barbecues, de pétards et d'excès en tous genres. Autrement dit, une manne de patients potentiels pour les urgences. L’intrigue s’inscrit un an après les événements tragiques du premier volet, alors que Robby s’apprête à partir pour trois mois de road‑trip à moto. Tout est posé avec une efficacité redoutable : du suspense pour les cas les plus graves, une empathie constante pour les soignants comme pour les patients, un humour parfaitement dosé entre deux séquences à haute intensité dramatique et, toujours en toile de fond, le constat d’un système de santé en crise, tenu à bout de bras par l’humanité de celles et ceux en blouse blanche.
Wyle Side Story
Le casting est remarquable, à commencer par Noah Wyle, habité qui livre une prestation puissante. L’acteur est totalement impliqué, même derrière la caméra puisqu'il a lui‑même écrit et réalisé un épisode de cette saison 2. À la production, R. Scott Gemill et John Wells, déjà à l’œuvre sur Urgences, prouvent qu’ils connaissent tous les ressorts du genre et qu’ils savent surtout les utiliser sans cynisme ni grandiloquence, mais avec une précision de métronome.
La saison 2 de The Pitt n’est pas « meilleure » que la première : elle est aussi bien. Et c’est peut‑être le plus impressionnant. La série n’assure pas seulement la relève d’Urgences, par moments, elle joue à armes égales avec les meilleurs épisodes de la série culte. C’est dire. Une saison 3 est déjà commandée. Tant mieux.