16 juin 2026 - 18h00

Toy Story 5

année
2026
Réalisateur
InterprètesTom Hanks, Tim Allen, Joan Cusack, Greta Lee, Conan O’Brie, Tony Hale
éditeur
genre
sortie salle
17/06/2026
notes
critique
7.5
10
A
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Bonnie, petite fille de 9 ans, n’arrive pas à se faire des amis. C’est la mission que s’est donc donnée Jessie, devenue la leader du groupe de ses jouets en l’absence de Woody. Malheureusement, de nos jours, la réponse à la morosité des enfants est souvent les tablettes face auxquelles les jouets iconiques font désormais pâle figure.

 

Et de cinq !

On n’attendait pas grand‑chose de ce cinquième Toy Story (signé Andrew Stanton), pourtant le mojo Pixar est au rendez‑vous. Et pas qu’un peu. Le temps a passé depuis le premier opus signé John Lasseter en 1995, et comme le bon vin, nos héros se sont bonifiés avec le temps. Au fil des quatre films précédents, nous avons appris à les connaître, à les aimer, et le film a la bonne idée de jouer avec cette idée en s’adressant non seulement à la génération des Millennials, certainement la dernière ayant passé son enfance sans objets connectés, et la Gen Z et ses suites. Avançant masqué, le film les fait s’affronter dans une confrontation pleine d’humour et d’inventivité. D’autant qu’il nous présente même une version « advance » de Buzz l’éclair, une version connectée.

 

On l’aura compris Toys Story 5 joue la sempiternelle partition de l’opposition entre tradition et modernité, mais façon Pixar, en opposant les jouets avec lesquels on joue et ceux avec lesquels on s’amuse. La nuance est d’importance. Avec les uns, on fait appel à son imaginaire, avec les autres, on est tributaire des programmes.

 

 

Signes du temps

Les parents qui ont du mal à déloger leurs bambins des écrans se reconnaîtront. Pixar oblige, cet affrontement n’en est pas vraiment un. Les deux générations de jouets vont finir par s’unir pour le bonheur de leur petite propriétaire. Sous ses airs de divertissement léger, Toys Story 5 cache effectivement un hymne au vivre ensemble et à la tolérance, subtilement et rondement mené. Il cache aussi un message universel sur le temps qui passe : une fatalité, certes, mais pas une tare. Il faut juste vivre avec et accepter que les temps changent, et avec eux les habitudes. 

 

L’humour est omniprésent pour faire passer ces messages universels, à la fois enfantin et adulte, jamais méchant. On se moque gentiment de la calvitie de Woody comme des problèmes de batterie des jouets électroniques, chacun en prend pour son grade et c’est assez jubilatoire. D’autant que le film file à vive allure. Le scénario, assez complexe au premier abord, réussit toujours à retomber sur ses pattes avec brio. L’animation est au diapason, toujours aussi fluide et imaginative.

 

 

Lilypad un jour dépassée, elle aussi ?

Les deux histoires parallèles vont finir par se rejoindre, il n’en fallait pas moins pour donner autant d’importance scénaristique à Woody, Buzz et Jessie, les héros historiques, qu'aux petits nouveaux qui leur prennent presque la vedette : Lilypad et ses amis électroniques. Reste qu’il manque un peu un grand méchant. Heureusement, la scène post‑générique rattrape cet oubli. On attend Toy Story 6 de pied ferme.

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