GTA VI, Jason et Lucia en couple : jouer c’est tromper ?
À l’approche de la sortie de Grand Theft Auto VI, Rockstar Games introduit une nouveauté majeure dans sa franchise avec un couple de protagonistes, Jason et Lucia, dont la relation amoureuse pourra évoluer en jeu. Une dynamique inédite qui interroge sur la frontière entre fiction et infidélité, suscitant déjà des débats au sein des couples à travers le monde.
Pour la première fois depuis les débuts de la série, le nouveau Grand Theft Auto VI propose un couple littéral de héros, Jason et Lucia, et la possibilité de faire évoluer leur relation amoureuse. De quoi soulever une question inédite : est‑il possible de tromper son/sa vraie partenaire, avec un personnage de jeu vidéo ?
Le verdict des chiffres selon YouGov
C’est ce qu’a demandé l’institut YouGov à plus de 4 000 Britanniques en septembre dernier, et les résultats sont intéressants. En effet, 7% des femmes et 4% des hommes répondent par l’affirmative, considérant la situation comme une véritable infidélité, alors que 24% des femmes (et 13% des hommes) ne considèrent pas qu’il s’agit de tromperie à proprement parler, mais y voient tout de même un problème d'ordre relationnel.
Entre béguin virtuel et insécurité
« Si votre partenaire se sent en insécurité à cause d’un personnage fictif, il faut vraiment se poser des questions, a déclaré la tiktokeuse Alli Franco à la BBC, après avoir publié une vidéo à ce sujet. C’est comparable à un béguin pour une star de télévision, mais c’est encore plus éloigné de la tromperie, puisqu’aucune autre personne réelle n’est impliquée ». « Plus les jeux deviennent sophistiqués, moins il est probable que les joueurs soient tirés hors de l’expérience, ajoute Arienne Ferchaud, maître de conférences à l’Université d’État de Floride, qui étudie la manière dont les gens nouent des liens avec des personnages fictifs. Les jeux font de mieux en mieux pour imiter la réalité et les relations sociales ».
L'ombre portée de l'intelligence artificielle
Relativisons tout de même, car dans le même ordre d’idées, il existe un problème plus prégnant que le jeu vidéo, et il s’appelle l’intelligence artificielle. À l’heure où nous sommes à ce point surconnectés que nous ne le sommes plus vraiment, les agents conversationnels accessibles en un clic deviennent des oreilles attentives aux âmes les plus esseulées. Mais à quel prix pour les interactions humaines ?