Interview
Joe Mantegna - Esprits criminels saison 5
Joe Mantegna est le dernier renfort solide de l’équipe d’Esprits criminels après le départ de Mandy Patinkin. Depuis son arrivée, la série se porte très bien. Elle cartonne même dans le monde entier. Au Festival de la télévision de Monte‑Carlo 2010, Mantegna affichait donc un sourire radieux. Profil d’un profileur !

Comment avez-vous été sollicité pour jouer dans cette série ?
JM : j’ai rencontré son producteur exécutif, Edward Allen Bernero. C’est un ancien policier de Chicago et, comme moi, il est Italo‑Américain. Donc immédiatement, le courant est passé entre nous, même si nous ne soutenons pas la même équipe de baseball…

Connaissiez-vous déjà la série ?
JM : non, mais j’ai vite regardé les deux premières saisons, ce qui m’a permis d’apprécier la place que prenait chaque personnage. En fait, il n’y a pas de seconds rôles dans Esprits criminels.

La pression n’était‑elle pas trop forte à l’idée de remplacer au pied levé Mandy Patinkin, un des piliers du show ?
JM : pour mon agent peut‑être, mais pas pour moi. Je fais ce métier depuis plus de 40 ans et « je sais faire ce que je fais ». Si, à mon âge et avec mon expérience, je devais encore ressentir de la pression, je ferais autre chose, croyez‑moi !

Comment avez-vous construit votre personnage, David Rossi ?
JM : j’ai bossé. J’ai beaucoup lu sur le sujet, j’ai patrouillé avec de nombreux agents du FBI et je suis allé au siège du Bureau fédéral d’enquête à plusieurs reprises. Ensuite, j’ai beaucoup discuté avec les conseillers techniques qui travaillent tous les jours sur la série et qui sont, pour certains d’entre eux, d’anciens agents de terrain. Au final, cela m’a permis de les comprendre et de piocher à droite à gauche tout ce qui m’aide à construire mon personnage. Une attitude, un geste…

Un exemple ?
JM : eh bien j’ai remarqué chez John Douglas, un ancien agent de terrain qui enseigne la psychologie criminelle aux nouveaux venus à l’académie du FBI (sa vie a inspiré le personnage de Jack Crawford dans le Silence des agneaux de Jonathan Demme, NDLR), une certaine propension à être de temps en temps assez fier de lui et de son parcours. Je le comprends, et j’ai repris quelques‑unes de ses caractéristiques pour les insuffler à David Rossi.

Votre prédécesseur est aussi parti de la série parce qu’il la trouvait trop violente. Qu’en pensez‑vous ?
JM : à partir du moment où vous faites une série dans laquelle on traque des tueurs en série, vous allez avoir du mal à éviter la violence. Sinon, il faut faire autre chose. C’est comme cela que ça se passe dans la réalité : c’est choquant et c’est ce que nous montrons dans la série. Il s’agit aussi d’une question de respect pour ceux qui y consacrent leur vie, il faut montrer ce qu’ils vivent vraiment au quotidien. C’est la force d’Esprits criminels de ne pas avoir peur de dévoiler à quel point ce peut être terrible de faire ce métier.

Les profils des tueurs en série de la série sont‑ils réels ?
JM : oui, pour la majorité d’entre eux. De toute façon, la réalité de ces monstres nous dépasse vous et moi. Vous pouvez imaginer le plus abominable des crimes, eh bien il a déjà été commis ‑et en pire‑ dans la réalité !

Comment expliquez‑vous que le public soit si nombreux à regarder une série aussi violente et aussi noire ?
JM : c’est parce que les agents du FBI qui traquent des tueurs en série sont comme des combattants des temps modernes. On peut compter sur eux, le jour, la nuit… Ils sacrifient tout, jusqu’à leur vie privée pour traquer et éradiquer ces monstres. Pendant que vous dormez, travaillez ou passez du temps en famille, ces gens‑là veillent et c’est rassurant !

Aimeriez-vous passer de l’autre côté et incarner un des tueurs de la série ?
JM : non, j’aime être David Rossi. Et à moins de jouer le personnage de Dexter, normalement, votre participation en tant que tueur en série ne dure pas très longtemps à la télévision (rires).

Peut-on rêver d’un épisode cross‑over où Dexter ferait un tour dans Esprits criminels ?
JM : bonne idée ! On verra alors si Dexter est si fort que ça !
Par Cédric Melon • Publié le 16/06/11
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