Selon The Wall Street Journal et Variety, le fonds souverain saoudien « Public Investment Fund (PIF) » aurait accepté d’apporter environ 10 milliards de dollars à Paramount. Des fonds contrôlés par les États du Qatar et d’Abu Dhabi (Fédération des Emirats arabes unis) compléteraient le reste de l’enveloppe.
Pas de droit de vote pour les fonds du Moyen‑Orient
Dans de précédents documents déposés auprès de la SEC, Paramount Skydance précisait que ces fonds souverains du Moyen‑Orient avaient accepté de renoncer à tout droit de gouvernance, y compris à une représentation au conseil d’administration, en contrepartie de leurs investissements en actions sans droit de vote.
Ce montage permet à l’opération d’échapper au champ d’examen du CFIUS, l’organisme du département du Trésor chargé d’évaluer les risques potentiels pour la sécurité nationale, liés aux investissements étrangers dans les entreprises américaines. Plusieurs sénateurs américains ont déjà dénoncé l’absence de contrôle du CFIUS dans ce dossier, tandis que d’autres ont appelé la Federal Communications Commission (FCC) à mener une analyse approfondie du rôle joué par les investisseurs étrangers dans l’opération.
Avec une transaction estimée à 110 milliards de dollars, il va falloir quelques gros succès ciné
Ces 24 milliards de dollars ne représentent toutefois qu’une partie de la transaction globale, estimée à 110 milliards de dollars, dette comprise, dans le cadre du rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount. L’opération reste encore soumise aux approbations réglementaires aux États‑Unis comme en Europe, même si les deux groupes disent toujours viser une finalisation d’ici à la fin du troisième trimestre de cette année.
Warner Bros. Discovery a fixé au 23 avril une assemblée générale extraordinaire des actionnaires, au cours de laquelle le vote sur la transaction Paramount Skydance doit avoir lieu.
Reste une question très simple, presque brutale : il va désormais falloir produire des films pour rentabiliser une machine de cette ampleur. Et pas n’importe lesquels. Des succès solides, des titres capables de générer du désir, de la recette et, idéalement, de durer. À ce niveau d’investissement, les paris « moyens » risquent de ne plus suffire.