Amplificateur audio-vidéo

Pioneer VSX-1020

Par Jérôme Prin - Publié le 27/10/10
Mustav
Prix indicatif : 649 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli 7.1
Agrément THX : non
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
HDMI : 5 entrées (v1.4, dont 1 frontale)
Puissance : 7 x 140 W
Dim. (L x H x P) : 420 x 158 x 379 mm
Poids : 10,2 kg
L’essentiel
Ce nouvel amplificateur audio‑vidéo Pioneer VSX‑1020 issu de la gamme 2010 du constructeur japonais, dont le vaisseau-amiral est toujours le phénoménal Pioneer Susano (cliquez pour découvrir le test d'AVCesar.com sur le Pioneer SC‑LX90), tient plutôt bien la route. Il est livré avec son micro de mesure, sa télécommande programmable et un câble USB pour raccorder un iPod/iPhone.

Grâce aux cinq entrées HDMI, le Pioneer VSX‑1020 remplace avantageusement un switch HDMI et permet de raccorder facilement lecteur de Blu‑Ray, lecteur multimédia, adaptateur satellite et console de jeux. Celles-ci sont d'obédience 1.4, elles acceptent donc le signal 3D. Elles sont bien sûr transparentes au Deep Color, au 1 080p/24 et au xvYCC et gèrent l'Auto LipSync (ce dernier est aussi ajustable manuellement). On note également la présence de deux entrées coaxiales et deux entrées optiques. En revanche, aucune sortie numérique audio n’est prévue pas plus qu’une sortie préamplificateur (hormis le subwoofer) ou d’entrée multicanale.

En façade, on trouve une entrée vidéo Composite, une HDMI, une sortie casque, une prise pour le micro de mesure servant au calibrage automatique et un port USB Host sur lequel on peut brancher une clé idoine ou un iPod/iPhone (à l'aide du câble fourni). Curieusement, pas d’entrée audio analogique RCA.

Le branchement du micro bascule automatiquement l’amplificateur dans le mode de configuration automatique. Par défaut, celle-ci s’effectue sur un seul point de mesure, mais il est possible de débrayer la fonction pour réaliser un calibrage multipoint. Ce dernier analyse bien sûr le niveau et la distance des enceintes mais propose aussi une égalisation poussée (avec trois filtres paramétriques appliqués selon les réverbérations de la pièce et la gestion des ondes stationnaires) ainsi qu’une option de contrôle de la phase chère à Pioneer.

Cette égalisation est proposée sous plusieurs formes : un calibrage basé sur les deux enceintes frontales, un mode dit Symétrique (il corrige les enceintes par paire), et une option Linéaire pour lisser la réponse de chaque enceinte. Six mémoires sont disponibles pour conserver certains réglages particuliers selon la source. On peut également récupérer les réglages du calibrage automatique et utiliser l’application PC proposée (à télécharger gratuitement sur le site du constructeur) par Pioneer pour gérer des modifications plus rapidement qu’avec l’interface graphique de l’OSD (plutôt bien faite d’ailleurs).

La prise en main passe aussi par d'autres menus contextuels, accessibles directement sur l'afficheur de l'amplificateur, en fonction du signal reçu. Il s’agit des paramètres audio et des paramètres vidéo. Et ils sont copieux ! Côté audio, on peut, entre autres, atténuer la sortie du caisson, passer en mode Nuit lors d’une séance Home Cinéma nocturne pour limiter les nuisances sonores et préserver ses relations de bon voisinage, ajouter un filtre d’optimisation des dialogues ou bien encore améliorer les sources audio compressées.
Côté vidéo, liberté est donnée de couper la conversion vidéo et/ou de modifier la résolution de sortie (de 576p à 1 080p). Dans le cas d’une conversion analogique depuis une source entrelacée, le Pioneer VSX‑1020 offre des options supplémentaires, notamment l’ajustement du filtre progressif ainsi que de la réduction du bruit, de la luminosité, du contraste ou de la netteté. Mais avec un signal issu d’un lecteur Blu‑Ray via HDMI (qu’il s’agisse d’une source SD ou HD), l’accès est bloqué.

Le décodage audio permet de profiter du Dolby Pro Logic IIz pour, grâce à une seconde paire d’enceintes frontales placées en hauteur, gagner en profondeur au sein de la scène sonore. C’est particulièrement convaincant sur les jeux vidéo. L’appareil offre également quatorze modes DSP (dont un mode Surround pour la sortie casque) et, bien sûr, les formats audio Dolby TrueHD et DTS‑HD répondent présents. Mis à part quelques manques au niveau de la connectique et une petite réserve sur la finition (les boutons ne sont pas très agréables au toucher, le micro semble un peu fragile), le Pioneer se montre tout terrain.
Concurrence
On peut trouver chez tous les grands fabricants japonais des produits concurrents avec sensiblement les mêmes fonctionnalités. Le Marantz SR5005, par exemple, est proposé aux alentours de 900 € et offre une entrée et une sortie multicanales qui font défaut au Pioneer VSX‑1020. Le Yamaha RX‑V767, affiché 100 € moins cher, dispose d’une sortie préamplificateur 7.1 et deux sorties HDMI. Mais aucun de ces deux matériels ne propose de fonction réseau.
Fiche technique
Type : amplificateur 7.1
Agrément THX : non
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
Puissance : 7 x 140 W
Entrées : 5 entrées HDMI (v1.4), 2 entrées YUV (RCA), entrées audio et vidéo (6 audio et 4 vidéo), sans entrée multicanale, entrées numériques (2 optiques et 2 coaxiales)
Sorties : 1 sortie HDMI (v1.4), 1 sortie YUV (RCA), sorties audio et vidéo (3 stéréo et 3 composite), sortie préampli (Subwoofer)
Autres : 1 port USB Host, 1 port Ethernet
Prises de façade : 1 entrée HDMI, 1 entrée vidéo, 1 sortie casque
Multimédia : MP3, WMA, Alac, DSD, AIFF, Jpeg, Bluetooth , NFC, Airplay, Webradios
Compatibilité audio : 14 modes DSP, écoute au casque (Phones Surround), Dolby Pro Logic IIz, DTS-Neo, Neural Surround, WMA Pro, Dolby Digital EX, DTS‑ES, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHDDolby Atmos, , DTS‑HD, DTS:X
Traitement audio : gestion dynamique du volume (Dolby Volume), égalisation automatique par micro (paragraphique), nombre de mesures au micro (multiple), égalisation manuelle (paragraphique), égalisation du caisson, gestion onde stationnaire, gestion phase acoustique, gestion réverbération, gestion X curve
Traitement vidéo : transparence au xvYCC, transparence au Deep Color, transparence au 1 080p/24, transcodage vidéo (vers HDMI), Upscaling vidéo (1 080p)LipSync manuelle (jusqu'à 400 ms), Auto LipSync
Fonctions : pilotage via IP, OSD (français, couleur, via HDMI), télécommande universelle (préprogrammée), CEC, ARC, Tuner FM
Consommation : 240 W (0,6 W en veille)
Finition : noir laqué
Dim. (L x H x P) : 420 x 158 x 379 mm
Poids : 10,2 kg
ph image
Verdict technique
Absence d’entrée/sortie 7.1 exceptées, le Pioneer VSX‑1020 se suffit à lui-même. Pour la vidéo et la conversion des sources SD en HD, il faut impérativement procéder à des tests pour apprécier, lequel du lecteur ou de l’amplificateur, est le plus apte à remplir ce rôle. Dans tous les cas, le Pioneer se montre compétitif avec un Upscaling performant même si, avec les signaux en provenance des chaînes TV, le résultat n’est pas exempt de défauts. Avec les films, les différences sont moins perceptibles. Comme déjà précisé précédemment, rien à dire en 1 080p/24 qui passe sans problème au travers de l’amplificateur.
Un mot sur le désentrelacement, de très bonne facture également. Il est pris en charge par le traitement maison déjà opérationnel dans les platines Blu‑Ray et DVD de la marque. Le mode PureCinema est le plus efficace avec les sources films. Notons que le résultat à l'image, lorsqu'on joue avec les réglages (notamment le Progressive Motion qui propose huit valeurs), n'est pas toujours perceptible.

L’utilisation d’un iPod ou d’un iPhone est simplissime (le câble USB fourni est un plus) : on peut facilement avoir accès à toute sa bibliothèque depuis son écran de télévision, la fonction Sound Retriever se montre efficace, sans caricature. De plus, le baladeur ou le téléphone de la firme à la pomme permet aussi, via l'application gratuite iControlAV disponible sur l'App Store, de contrôler l'amplificateur d'un simple geste. L'écoute d'un CD audio (et d'une source non compressée en général) raccordé en stéréo RCA reste ce qu’il y a de plus agréable pour une écoute prolongée. Bonne nouvelle, dans cette configuration, on peut utiliser le calibrage MCACC : il est plutôt performant. Et dans un environnement non traité acoustiquement, il fait même mieux que le mode Pure Direct.
Pour la puissance, le Pioneer VSX‑1020 a certes de la réserve, mais les 140 W annoncés par canal sont mesurés sous 6 ohms, soit un chiffre ramené à 100 W sous 8 ohms. Des enceintes avec un rendement moyen voire élevé sont conseillées. Sur le plan de la restitution sonore, peu de défauts à noter au regard du prix même si le son accuse une certaine dureté dans les forte (par exemple, lorsqu'un orchestre joue à plein poumon).
En mode multicanal, le spectacle est toujours efficace. Les films gardent leur bande son dynamique avec toujours une excellente précision en termes de décodage.

Enfin, s’il y a bien un port Ethernet, il n’a pas d’autre possibilité que l’écoute des Webradios. C’est dommage. La fonction passerelle audio UPnP (DLNA) aurait été la bienvenue. Pour en bénéficier, il faut donc monter en gamme. Quoi qu’il en soit, pour le consommateur désireux d’un amplificateur au rapport qualité/prix intéressant, le Pioneer VSX‑1020 se place dans le peloton de tête des modèles Home Cinéma à moins de 800 euros.
+ Les points forts
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Application PC pour le calibrage automatique
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Mutliples réglages
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Nombreuses fonctions
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Traitement vidéo de qualité
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HDMI en façade
- Les points faibles
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Pas d’entrée/sortie préamplificateur
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Fonctions réseaux limitées
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Finition moyenne du micro de mesure et des boutons
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Son un peu dur dans le haut‑médium
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