- Technologie Micro RGB et son volume colorimétrique énormissime
- Dynamique d'image HDR splendide (pic lumineux mesuré à 2 842 nits)
- Filtre antireflet Glare Free, véritablement magique en plein jour
- Processeur Micro RGB AI Engine Pro et son Upscaling redoutable
- Performances Gaming XXL (dalle native 100 Hz, VRR 165 Hz, DLG 240 Hz, Input Lag ultra‑faible)
- Compatibilité G-Sync (bien que non officielle) et le Gaming Hub
- Iinterface Tizen 2026 très riche et le retour bienvenu de Google Cast
- Télécommande SolarCell, écologique et sans pile
- Léger Color Banding résiduel sur les aplats complexes
- Niveau de noir très légèrement rehaussé dans les environnements éclairés (revers du filtre Glare Free)
- Fonction Auto HDR Remastering Pro perfectible (saturation et blancs brûlés)
- Absence du HDR Dolby Vision
- Système sonore OTS+ limité dans les infra‑graves
Ce banc d’essai, comme d'habitude, a été réalisé avec Cédric Louis, calibreur certifié ISF, THX Level II et PVA (Professional Video Alliance) de son état. Nous avons donc utilisé des appareils de mesure de haute précision ‑et dernier cri‑ comme un Colorimètre Klein K‑10, un spectroradiomètre Jeti Spectraval 1511 HiRes (2 nm), un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo Seven‑G 8K, le tout avec les logiciels Calman Ultimate et ColourSpace.

Pour résumer, ces équipements professionnels (plusieurs dizaines de milliers d'euros à l'achat pour cette configuration) sont les seuls capables d'indiquer le véritable potentiel d'un diffuseur grâce à leur précision exceptionnelle. Notamment pour mesurer avec justesse un téléviseur en sortie de carton, jauger de ses réelles capacités et constater que les performances du TV Micro RGB Samsung 75R95H peuvent être sensiblement magnifiées à travers un calibrage fin SDR et HDR dans le but d'exploiter pleinement toutes ses capacités.

Samsung TMR75R95H, design Infinity Air et dalle LCD VA Glare Free
Le constructeur coréen déploie en 2026 ses premières séries TV Micro RGB avec les Samsung R85H et Samsung R95H. En prevenance directe de cette dernière pour passer sur le gril du laboratoire avcesar, le téléviseur Samsung TMR75R95H (75", 191 cm) arbore un design Infinity Air finition Space Graphite, caractérisé par un cadre de 2 mm et une épaisseur d'écran d'environ 3 centimètres. Il repose sur un pied central métallique doté d'une finition miroir et peut accueillir une fixation murale optionnelle Zero Gap Wall Mount. Son architecture d'affichage s'appuie sur une dalle LCD native 120 Hz de type VA (Vertical Alignment) associée au revêtement antireflet mat Glare Free.

Samsung TMR75R95H, technologie Micro RGB inédite
Côté ingénierie, le système de rétroéclairage Micro RGB marque une rupture technologique majeure pour l'affichage LCD. Contrairement aux architectures classiques qui utilisent une source lumineuse blanche ou bleue devant ensuite être convertie puis filtrée par la dalle (entraînant une déperdition), cette technologie génère directement la lumière aux longueurs d'onde adéquates. Elle s'appuie pour cela sur des triades de diodes microscopiques (90 micromètres) émettant nativement les couleurs primaires rouge, verte et bleue (fonction Micro RGB Precision Color 100). La modulation locale de la lumière (Local Dimming) s'opère sur 1 792 zones indépendantes.

Samsung TMR75R95H, processeur Micro RGB AI Engine Pro et HDR10+ Advanced
Le traitement vidéo est assuré par le processeur Micro RGB AI Engine Pro, épaulé par les algorithmes 4K AI Upscaling Pro et AI Motion Enhancer Pro. Le téléviseur prend en charge les signaux à haute dynamique HDR10, HDR10+, HDR HLG et le nouveau format HDR10+ Advanced. Bien sûr, Samsung oblige, le format HDR Dolby Vision n'est pas supporté. La consommation énergétique a été relevée à 93,5 W en SDR et environ 0,22 kWh/m² en HDR.

Samsung TMR75R95H, HDMI 2.1, 165 Hz et Wireless One Connect
Pour le raccordement de sources, le téléviseur intègre quatre entrées HDMI 2.1 (dont une eARC) compatibles avec les signaux 4K/120 Hz pour les consoles, et jusqu'à 165 Hz en VRR pour les PC. La dalle propose également la fonction DLG (Dual Line Gate) pour un affichage 240 Hz en 1 080p. Les protocoles de rafraîchissement variable (incluant la certification AMD FreeSync Premium Pro), le mode ALLM et la compatibilité Hue Sync sont présents, associés à une Game Bar capable de détecter automatiquement le genre du jeu affiché. Le retard à l'affichage (Input Lag) s'établit à 10,7 ms à 60 hertz. L'appareil est estampillé Wireless One Connect Ready, permettant d'ajouter en option le boîtier déporté de la marque pour bénéficier de quatre ports HDMI 2.1 supplémentaires et transmettre le signal audio‑vidéo en filaire ou en sans‑fil jusqu'à l'écran (avec un Input Lag mesuré à environ 30 ms en mode sans‑fil).

Samsung TMR75R95H, section sonore 4.2.2, Dolby Atmos et Eclipsa Audio
La restitution sonore est confiée à un système acoustique 4.2.2 délivrant une puissance totale de 70 W RMS. Ce dernier est compatible Dolby Atmos (sans‑fil, cf. photo ci‑dessous) et avec le format Eclipsa Audio. Il s'appuie sur les technologies Object Tracking Sound+ (suivi du son à l'image), Active Voice Amplifier Pro (amplification des dialogues), Adaptive Sound Pro, ainsi que sur la fonction Q‑Symphony pour la synchronisation avec les barres de son compatibles.

Samsung TMR75R95H, Tizen 2026, Vision AI Companion et SmartThings
L'interface logicielle est animée par le système d'exploitation Tizen 2026, articulé autour du portail Vision AI Companion. La connectivité réseau inclut le Wi‑Fi 6E, le double appairage Bluetooth 5.3 LE Audio, la fonctionnalité Auracast (cf. photo ci‑dessus) et la compatibilité AirPlay 2. Le téléviseur intègre des fonctions d'intelligence artificielle (agents Copilot et Perplexity, Live Translate, Click to Search), l'écosystème domotique SmartThings, ainsi que les applications natives des opérateurs (Orange TV, Bouygues TV+, Free TV, SFR TV). Le châssis embarque un double tuner DVB‑T2, DVB‑S2 et DVB‑C et la certification Fransat. Il est accompagné d'une télécommande compacte dépourvue de rétroéclairage, intégrant un microphone et un panneau solaire pour la recharge.

- référence Samsung TM75R95H
- type LCD VA Micro RGB, rétroéclairage direct avec Local Dimming (1 792 zones), filtre antireflet mat Glare Free
- diagonale de l'image 75" (191 cm)
- standard Ultra HD 4K
- résolution native 3 840 x 2 160 pixels
- hdr HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptative, HDR10+ Advanced, HDR HLG
- réception EPG, TNT/SAT/Câble (double tuner DVB‑T2/C/S2, chaînes payantes via CI+ 1.4), Fransat, HBBTV
- connectique 4 HDMI 2.1 (4K/165 Hz) compatibles HDCP 2.3, CEC dont 1 eARC, 2 ports USB‑A 2.0, 1 port CI+ 1.4, 1 port Ethernet, 1 sortie optique, 1 entrée antenne, 2 entrées satellite, boîtier Wireless One Connect Ready (optionnel)
- compatibilité NTSC, Pal, HD (720p/50, 720p/60), Full HD (1 080i/50, 1 080i/60, 1 080p/24/50/60/120/144/165 et jusqu'à 240p en DLG), Ultra HD (2 160p/24/30/50/60/120/144/165)
- multimédia MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, HEVC (H.265), VP9, AV1, Jpeg
- usage Télécommande SolarCell Premium Smart Control (micro et panneau solaire), capteur de luminosité/éco, CEC (Anynet+), Auto Lipsync, VRR (jusqu'à 165 Hz), ALLM, AMD FreeSync Premium Pro, G-Sync, Game Hub, Game Bar
- image Espace couleur 100 % BT.2020 certifié VDE (Micro RGB Precision Color 100), balance des blancs paramétrable, réglage de gamma, processeur vidéo Micro RGB AI Engine Pro, 4K AI Upscaling Pro, Ultimate Micro Dimming Pro, Micro RGB Color Booster Pro, Auto HDR Remastering Pro, AI Motion Enhancer Pro, AI Football Mode Pro
- smart tv Tizen Smart TV, lecteur multimédia, enregistreur (PVR), navigateur Internet, Wi-Fi 6E, UPnP (DLNA), Bluetooth 5.3, HbbTV 2.0.4, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web, Super Ultra Wide Game View (32/9), SmartThings Hub/Matter Hub, Vision AI Companion, Live Translate, Art Store, Microsoft Copilot, Perplexity, Game Bar, Google Cast, Apple AirPlay
- son 4.2.2, puissance totale de 70 W RMS (4 x 7,5 W frontaux + 2 x 10 W basses + 2 x 10 W orientés vers le plafond), PCM, Dolby Atmos, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, DTS:X, Eclipsa Audio, ARC, eARC, OTS+, Q‑Symphony, Active Voice Amplifier Pro (AVA Pro), Adaptive Sound Pro
- consommation 93,5 W en SDR (Classe E), 158 W en HDR (0,5 W en veille)
- dimensions (l x h x p) 1 658,8 x 1 019,2 x 349,1 mm (avec pied) ; épaisseur sans pied : 29,8 mm
- poids 31,8 kg (avec le pied) ; 30,1 kg (sans le pied)
Le Samsung TMR75R95H évolue dans la sphère très disputée des téléviseurs ultra-premium millésime 2026. Sur le terrain des dalles LCD surboostées, il est frontalement opposé au Sony Bravia 9 II, doté lui aussi d'un système de rétroéclairage RGB, mais Mini LED, de très haute volée. Le téléviseur nippon peut s'enorgueillir d'un pic lumineux encore plus impressionnant (flirtant avec les 4 000 nits), mais le Samsung conserve une longueur d'avance grâce à son filtre antireflet Glare Free absolument redoutable.
Autre concurrent de taille, et sans doute le plus direct sur le plan technologique, le récent TCL 75RM9L. Équipé d'un système de rétroéclairage RGB Mini LED, le constructeur chinois propose une alternative exploitant la même philosophie chromatique, avec une fiche technique affolante et un tarif généralement plus agressif. Toutefois, le traitement vidéo signé Samsung, la sensibilité de son tuner DVB-T, son traitement anti-reflet Glare Free ou encore son interface Tizen font la différence.
Il faut également accorder une place de choix au Hisense 75UR9S, lui aussi propulsé par la technologie RGB Mini LED. Ce modèle s'impose comme un challenger sérieux avec un pic lumineux très généreux (environ 3 550 nits) et une gestion multizone affûtée de son rétroéclairage. S'il offre une dynamique HDR éclatante, des spécifications complètes et un volume colorimétrique ébouriffant capable de rivaliser avec l'intensité du TMR75R95H, son filtre antireflet (mesuré autour de 15 %) reste néanmoins un cran en deçà de l'efficience redoutable du Glare Free de Samsung dans les environnements baignés de lumière. De plus, son processeur vidéo s'avère un peu moins chirurgical que la puce coréenne lorsqu'il s'agit de nettoyer et mettre à l'échelle des sources SD ou fortement compressées.
Enfin, un mot sur les alternatives d'obédience Oled. À ce niveau de prix et de diagonale, le TMR75R95H croise inévitablement le fer avec le LG OLED77G6 (équipé de la dalle LG Oled Primary RGB Tandem 2.0/Meta 4.0) et avec son propre frère ennemi, le Samsung TQ77S99H de technologie QD Oled. Si ces fleurons parviennent désormais à titiller les 3 000 nits sur de toutes petites fenêtres d'affichage et offrent un contraste natif insondable avec une absence totale de blooming, le TMR75R95H reprend l'avantage dans les environnements très éclairés. Sa luminosité plein écran (en SDR comme en HDR) et la puissance de sa colorimétrie face aux reflets en font le choix roi pour les séjours baignés de soleil, le visionnage de sport en journée, ou la consommation intensive de jeux vidéo.
- référence Samsung TM75R95H
- type LCD VA Micro RGB, rétroéclairage direct avec Local Dimming (1 792 zones), filtre antireflet mat Glare Free
- diagonale de l'image 75" (191 cm)
- standard Ultra HD 4K
- résolution native 3 840 x 2 160 pixels
- hdr HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptative, HDR10+ Advanced, HDR HLG
- réception EPG, TNT/SAT/Câble (double tuner DVB‑T2/C/S2, chaînes payantes via CI+ 1.4), Fransat, HBBTV
- connectique 4 HDMI 2.1 (4K/165 Hz) compatibles HDCP 2.3, CEC dont 1 eARC, 2 ports USB‑A 2.0, 1 port CI+ 1.4, 1 port Ethernet, 1 sortie optique, 1 entrée antenne, 2 entrées satellite, boîtier Wireless One Connect Ready (optionnel)
- compatibilité NTSC, Pal, HD (720p/50, 720p/60), Full HD (1 080i/50, 1 080i/60, 1 080p/24/50/60/120/144/165 et jusqu'à 240p en DLG), Ultra HD (2 160p/24/30/50/60/120/144/165)
- multimédia MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, HEVC (H.265), VP9, AV1, Jpeg
- usage Télécommande SolarCell Premium Smart Control (micro et panneau solaire), capteur de luminosité/éco, CEC (Anynet+), Auto Lipsync, VRR (jusqu'à 165 Hz), ALLM, AMD FreeSync Premium Pro, G-Sync, Game Hub, Game Bar
- image Espace couleur 100 % BT.2020 certifié VDE (Micro RGB Precision Color 100), balance des blancs paramétrable, réglage de gamma, processeur vidéo Micro RGB AI Engine Pro, 4K AI Upscaling Pro, Ultimate Micro Dimming Pro, Micro RGB Color Booster Pro, Auto HDR Remastering Pro, AI Motion Enhancer Pro, AI Football Mode Pro
- smart tv Tizen Smart TV, lecteur multimédia, enregistreur (PVR), navigateur Internet, Wi-Fi 6E, UPnP (DLNA), Bluetooth 5.3, HbbTV 2.0.4, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web, Super Ultra Wide Game View (32/9), SmartThings Hub/Matter Hub, Vision AI Companion, Live Translate, Art Store, Microsoft Copilot, Perplexity, Game Bar, Google Cast, Apple AirPlay
- son 4.2.2, puissance totale de 70 W RMS (4 x 7,5 W frontaux + 2 x 10 W basses + 2 x 10 W orientés vers le plafond), PCM, Dolby Atmos, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, DTS:X, Eclipsa Audio, ARC, eARC, OTS+, Q‑Symphony, Active Voice Amplifier Pro (AVA Pro), Adaptive Sound Pro
- consommation 93,5 W en SDR (Classe E), 158 W en HDR (0,5 W en veille)
- dimensions (l x h x p) 1 658,8 x 1 019,2 x 349,1 mm (avec pied) ; épaisseur sans pied : 29,8 mm
- poids 31,8 kg (avec le pied) ; 30,1 kg (sans le pied)
À l'instar de celle des TV Samsung premium des années précédentes, la dalle LCD du TMR75R95H est dotée du filtre antireflet Glare Free extrêmement performant (indice de réflectance mesuré à 8 %), rendant les reflets quasi inexistants dans une pièce lumineuse. Si ce filtre élimine magistralement les réflexions directes en journée, il a pour contrepartie de rehausser très légèrement le niveau de noir perçu dans les environnements très éclairés, conférant un aspect un poil grisâtre aux scènes sombres par rapport à un visionnage dans la pénombre. Il faut aussi noter que, malgré la présence du filtre Wide Viewing Angle, la technologie de dalle VA (Vertical Alignment) entraîne toujours une perte de contraste et une altération des couleurs lors d'un visionnage avec un angle désaxé. Le propre de ce type de dalles.
Samsung TMR75R95H, Tizen 2026 avec Vision AI Companion et IA
Au programme des TV Samsung 2026, le système d'exploitation Tizen 2026 articulé autour du nouveau portail Vision AI Companion. On retrouve bien sûr la gestion de profils (associée aux comptes des membres d'un foyer) permettant de personnaliser l'interface du téléviseur selon les souhaits de chacun, avec des recommandations de contenus liées aux goûts des uns et des autres. Surtout, l'environnement s'enrichit de fonctions d'intelligence artificielle avec l'intégration des agents Microsoft Copilot et Perplexity, ainsi que des fonctions Live Translate et Click to Search. Les œuvres d'art (Art Store) profitent même d'une option Generative Wallpaper pour générer des œuvres d'art ou des fonds d'écran sur mesure et uniques.

Les assistants vocaux, dont Bixby, sont toujours de la partie, épaulés par une compatibilité avec Alexa (intégré) et Google Assistant via une enceinte connectée tierce. On retrouve également l'intégration de la fonction Google Cast, connue sous la dénomination Chromecast (intégré). Au menu de la connectivité, il faut citer la fonction Wi‑Fi 6E, le double appairage Bluetooth 5.3 LE Audio et AirPlay 2. Sans oublier le SmartThings Hub/Matter Hub pour connecter et contrôler facilement les appareils domotiques du foyer directement depuis l'écran.

TV Samsung TMR75R95H, Game Bar 2026 et 165 Hz
La Game Bar (cf. photo ci‑dessous) des Smart TV Samsung 2026 pour une immersion accrue du joueur, détectant automatiquement le genre du jeu affiché (RPG, Sports, FPS, RTS) afin d'adapter les réglages image et son, est toujours de mise. Des fonctions comme le Virtual Crosshair (croix de visée) ou la minimap zoomable sont de la partie. L'intégration de la technologie Micro RGB apporte une vibrance inédite aux titres HDR, faisant littéralement exploser les couleurs à l'écran.

Bien sûr, les quatre connecteurs HDMI 2.1 (VRR jusqu'à 165 Hz pour les joueurs PC, ALLM, 4K/120 pour les consoles, eARC) gèrent parfaitement le FreeSync Premium Pro (ainsi que le G‑Sync de Nvidia, même si ce n'est pas certifié officiellement, cf. photo ci‑dessous) donc en HDR. Surtout, ils tirent parti d'une dalle native 100 Hz capable de monter, via la fonction Motion Xcelerator, jusqu'à 165 Hz en VRR pour les joueurs PC (et même 240 Hz en 1 080p via le procédé DLG), en plus du classique 4K/120 pour les consoles. Le retard à l'affichage (Input Lag) est excellent, mesuré à 10,7 ms en 60 Hz et 7,3 ms en 120 Hz. Seul bémol face à l'Oled, une légère rémanence (18 ms) qui adoucit un peu les mouvements rapides.

L'écosystème Samsung se démarque également par son incontournable Gaming Hub (cf. photo ci‑dessous), véritable centre névralgique regroupant les services de Cloud Gaming (Xbox Game Pass, GeForce Now, etc.). Il est ainsi possible de jouer aux derniers titres AAA directement sur l'écran avec une simple manette Bluetooth, sans nécessiter la moindre console externe. À noter pour les puristes : l'utilisation du boîtier optionnel Wireless One Connect en transmission sans‑fil ajoute environ 20 ms de lag. Enfin, la télécommande SolarCell Premium, dotée d'un micro, se recharge toujours à l'énergie solaire, permettant de dire définitivement adieu aux piles.

TV Samsung TMR75R95H, rendus SDR et HDR calibrés
Après un calibrage fin, l'image proposée par le Samsung TMR75R95H est tout simplement magistrale. Superbe en SDR sur une chaîne TNT ou en présence d'un disque Blu‑Ray Full HD, magnifique en HDR à partir d'un service de streaming ou d'un disque 4K Ultra HD Blu‑Ray, la luminosité du système Micro RGB confère une incroyable dynamique à l'image. Avec un pic de luminance mesuré à 2 842 nits en sortie de carton, dompté à 2 463 nits après calibrage, les lumières spéculaires sont incroyablement brillantes et certains contenus explosent littéralement les mirettes. Toutefois, du côté des traitements automatisés, la fonction Auto HDR Remastering Pro (dépourvue de paliers intermédiaires) a tendance à saturer excessivement les couleurs et à brûler les détails dans les très hautes lumières sur les sources SDR converties. Par ailleurs, en mode Filmmaker sur certains contenus HDR complexes, les très basses lumières peuvent sembler un peu trop denses, demandant d'ajuster manuellement d'un ou deux crans le curseur de détails dans les ombres (Détail d'ombre). Enfin, pour clôturer ce chapitre des mesures, la consommation énergétique a été relevée à 93,5 W en SDR et environ 0,22 kWh/m² en HDR.

La magie de la technologie Micro RGB, dopée par le processeur AI Engine Pro, réside dans sa couverture spectaculaire de 85,9 % du Gamut Ring BT.2020. Les titres 4K Ultra HD sont un ravissement pour les yeux avec des couleurs d'une richesse et d'une saturation inédites, un tour de force directement imputable à l'algorithme Micro RGB Color Booster Pro. C'est en effet le travail d'analyse de ce dernier qui constitue l'un des atouts principaux de ce diffuseur : permettre à la dalle de monter très haut en nits sans jamais délaver les couleurs. Une vraie claque visuelle.

L'autre bienfait de cette architecture repose sur son Local Dimming gérant 1 792 zones indépendantes de triplets RVB. Si quelques phénomènes de Blooming peuvent sporadiquement survenir sur des séquences très difficiles, le halo lumineux entourant un objet adopte ici la couleur de l'objet plutôt qu'un voile grisâtre délavé, rendant le phénomène beaucoup moins distrayant. Néanmoins, le traitement vidéo peine sur certains dégradés et aplats complexes (brouillard, ciels brumeux), laissant apparaître des cassures de tons perceptibles (Banding). De plus, en mode Standard, de rares imprévisibles sauts brusques d'intensité lumineuse du rétroéclairage (pompage) peuvent survenir lors de transitions directes entre une scène très sombre et une scène très lumineuse (nul doute qu'une mise à jour Firmware pourrait régler le souci). Enfin, en visionnage très rapproché, un fin contour rougeâtre (Color Fringing) peut sporadiquement entourer les arêtes des objets fortement contrastés. Rien de bien méchant en usage courant, rassurez‑vous.
TV Samsung TMR75R95H, section sonore à double tranchant
La restitution sonore s'appuie sur le système OTS+ (Object Tracking Sound) qui réalise un travail d'orfèvre sur la localisation spatiale des objets à l'écran et la clarté des dialogues. Le système audio 4.2.2 offre une scène sonore large et cohérente avec, un bon point, des effets Dolby Atmos réellement perceptibles. En revanche, les deux haut‑parleurs de graves montrent leurs limites physiques selon la nature du signal. Sur les nappes d'infra‑graves très profondes ou lors d'explosions violentes et prolongées, le système peine à suivre, provoquant des vibrations, de la saturation, voire de légers crépitements. Une lacune matérielle que l'on pourra fort heureusement contourner en associant au téléviseur une barre de son de la marque, la fonction Q‑Symphony (qui synchronise les haut‑parleurs du diffuseur avec ceux de la barre) prenant ici tout son sens.

Autant le dire tout de go, avec le téléviseur TMR75R95H, Samsung marque une véritable rupture technologique. La technologie Micro RGB propulse l'affichage LCD dans une nouvelle dimension, au point de redéfinir ce que l'on pensait possible avec ce type de dalle.
Il s'agit d'évacuer tout de suite les quelques reproches relevés après notre passage au laboratoire, à commencer par le spectacle sonore, un poil en deçà dans le bas du spectre avec des haut‑parleurs qui peuvent crépiter sur les basses profondes. Rien de méchant toutefois, et il suffira de raccorder une barre sonore au téléviseur (en profitant de la fonction Q‑Symphony) pour profiter d'un environnement audio à la hauteur de l'image. On note également quelques défauts de jeunesse liés au traitement vidéo et au rétroéclairage sur des scènes très complexes (un peu de Banding, de rares effets de pompage en mode Standard ou une conversion Auto HDR Remastering Pro trop binaire), sans oublier des angles de vision limités inhérents à la dalle VA, malgré la présence du filtre Wide Viewing Angle.

Mais pour le reste, le Samsung TMR75R95H offre tout d'abord une claque visuelle monumentale. Que ce soit en SDR ou en HDR, l'image frise la perfection analytique après calibrage (Delta E de 0,62 en SDR !). Surtout, la dynamique HDR associée au volume de couleur de la technologie Micro RGB fait exploser les rétines. Le pic lumineux mesuré à 2 842 nits permet de conserver des couleurs ultra‑saturées jusque dans les très hautes lumières sans jamais les délaver (couverture spectaculaire de 85,9 % du Gamut Ring BT.2020). Le traitement vidéo est de son côté toujours de haut vol : le processeur Micro RGB AI Engine Pro réalise un Upscaling d'une propreté diabolique sur les sources HD et SD. Cerise sur le gâteau, le filtre antireflet Glare Free, redoutable en plein jour, magnifie ce cocktail explosif dans les pièces très éclairées.
Les performances « gaming » du TMR75R95H sont au diapason. Entre la prise en charge du VRR jusqu'à 165 Hz, les fonctions IA de la Game Bar et un Input Lag exceptionnellement bas (7,3 ms en 1 080p/120), l'immersion ludique est garantie, et ce malgré une infime rémanence résiduelle propre au LCD. L'interface logicielle est tout aussi aboutie : le système d'exploitation Tizen 2026, dopé par le Vision AI Companion (Copilot, Perplexity, Live Translate) et enrichi de Google Cast natif, offre une navigation hyper fluide et hyper connectée, un vrai bonheur au quotidien.

Bref, le Samsung TMR75R95H est un monstre de puissance lumineuse et colorimétrique. S'il n'offre pas encore le noir absolu au pixel près d'un téléviseur Oled dans la pénombre, il le surclasse allègrement dans une pièce éclairée en redéfinissant la richesse chromatique des hautes lumières. C'est l'un des tout meilleurs téléviseurs LCD jamais passés par notre laboratoire, et assurément le précurseur d'une nouvelle ère pour l'industrie de l'image. Effet waouh garanti.
Ultime précision, si vous souhaitez en savoir plus sur notre procédure de test, les mesures et les notes qui motivent ce verdict technique, nous vous invitons à cliquer sur les différentes cartouches (post‑cal HDR par exemple) de la section Benchmark ci‑dessous, toutes illustrées, notées et commentées (cliquez sur les captures des mesures pour les visualiser en grand).
- valeur spectrale
- pre-cal SDR
- post-cal SDR
- color volume
- iCtCp Color Volume
- pre-cal HDR
- post-cal HDR
- peak Luminance Stability vs. Windows Size
- gamut Coverage DCI-P3
- gamut Coverage BT2020
- gamut Ring BT2020
- traitements image et Input Lag
Cliquez sur la capture pour zoomer…
Concernant le spectre tonal sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct (sinon, les résultats mesurés sont erronés), le graphique du spécimen RGB Micro LED R95H signée Samsung montre un spectre de lumière différent des précédents TV Mini LED de la marque. Alors que sur ces derniers, on constatait une dominante bleue, on note un retour au spectre doté d'un rouge dominant en 2026.
À noter, la forme du spectre est ici relativement pointue (et non arrondie comme sur certains téléviseurs), ce qui augure d'un calibrage minutieux, la faute à un étalonnage contraignant de notre sonde. Avec ce type de spectre tonal, il est en effet impératif d'utiliser un spectroradiomètre de très grande précision sous peine d'un postulat initial biaisé. Et, logiquement, de mesures erronées tout au long du banc d'essai… Ça tombe bien, notre spécimen Jeti Spectraval 1511 HiRes est un modèle 2 nm, donc parfaitement adapté à la situation.
Cliquez sur la capture pour zoomer…
Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Les mesures de précalibrage en mode Filmmaker affichent pour la Balance des Blancs un Delta E moyen relevé à 2,48 (avec des écarts maximums de 3,46). C'est d'emblée plutôt bon. En revanche, la courbe de gamma manque de linéarité à 2,46. De son côté, la température de couleur affiche 6 269,8 °K (cf. capture ci‑dessus), assez proche de la norme D65. De son côté, l'espace colorimétrique Rec.709 affiche un bon Delta E moyen à 1,7 (excellent) et le plus grand écart affiche 3,41 (cf. photo ci‑dessus). Enfin on constate que le pic lumineux en SDR affiche près de 260,74 nits.
Conclusion : les mesures sont vraiment satisfaisantes en sortie de carton mais on va tout de même essayer d'obtenir mieux en procédant à un calibrage en règle.
Cliquez sur la capture pour zoomer…
Après calibrage, les mesures frisent l'excellence. Nous relevons une Balance des Blancs qui affiche des écarts Delta E maximum de 0,84 pour un Delta E moyen de 0,62, ce qui est tout simplement top. La courbe de gamma désormais parfaitement linéaire est mesurée à 2,21 pour une température de couleur relevée à quasiment 6 570,8 °K, soit extrêmement proche de la norme professionnelle D65 (ITU‑R BT.709).
Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec une belle précision via un Delta E moyen relevé à 1,28 en Rec.709 (écart maximum à 3,14). Enfin on découvre que le pic lumineux en SDR, après calibrage, affiche 135,67 nits. On le constate aisément, un calibrage dans les règles change donc considérablement la donne, bien plus proche de la norme, avec une luminosité excellente pour du SDR.Du tout bon !
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Cette mesure réalisée sur 140 points colorimétriques indique en pourcentage, et selon les différents gamuts (espaces couleur), la capacité Color Volume du diffuseur. Ainsi le téléviseur Samsung TM75R95H peut afficher environ 222% du Rec.709, 148,8% du DCI‑P3 et 100% du Rec.2020. Rien à dire, c'est topissime.
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Le Color Volume est à la croisée des chemins, ceux de la chrominance et de la luminance. Sa mesure illustre la capacité du diffuseur à afficher les différentes teintes d’un gamut (espace de couleur) sur toute sa plage de luminosité, de la plus faible à la plus élevée. Si, par exemple, un téléviseur peut faire varier cette dernière de 1 nit à 500 nits, le Color Volume comptabilise le nombre de couleurs du gamut affiché à 1 nit, puis 2 nits, 3 nits… jusqu’à 500. Pour au final donner un chiffre précis du nombre de couleurs géré par le Color Volume du TV, en plus d’une représentation 3D constituée d’une succession de couches de gamut. Chacune d’elles correspondant au gamut affiché par le TV à chaque palier de luminosité.
Bien sûr, les capacités d’un diffuseur sont toujours moindres en basse lumière et en haute lumière, avec seulement une portion de gamut affichée, d’où une forme typique du Color Volume en losange. C’est pourquoi le gamut affiché rétrécit dans les zones à faible et forte luminosité. Au final, le Color Volume du Samsung TM75R95H gère 33 226 000 couleurs.
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Les mesures de précalibrage HDR en mode Cinema affichent une Balance des Blancs relativement bonne avec un Delta E moyen relevé à 2,91 (avec des écarts maximums de 6,71). De son côté, l'espace colorimétrique Rec.2020 (à 50%) affiche un Delta E moyen de 4,36 et le plus grand écart affiche 5,2. Des valeurs relativement bonnes en sortie de carton. Enfin on constate que le pic lumineux affiche 2 842,11 nits.
Remarque, le respect de la courbe EOTF n'est pas vraiment au rendez‑vous, presque au-dessus de la norme sur son entièreté.
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Après calibrage, la Balance des Blancs affiche des écarts Delta E maximum de 3,72 pour un bon Delta E moyen de 1,7(cf. photo ci‑dessus). Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec un Delta E moyen relevé à 2,6 en Rec.2020 (à 50%) et un écart max à 3,4. Enfin on constate que le pic lumineux en HDR, après calibrage, affiche 2 463,81 nits.
La courbe EOTF, si elle se rapproche de la norme n'est en revanche pas encore parfaite car un peu au‑dessus dans sa partie basse (zones de pénombre). Bon point, la densité du noir mesurée, augmente. Le résultat final est assez bluffant, il faut bien l'avouer, avec des contenus HDR magnifiés en termes de luminosité. Avec un disque 4K Ultra HD, l'effet recherché est bien réel avec une image qui affiche une pêche, une « gouache » impressionnante.
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Pour mesurer le pic lumineux d’un diffuseur, nous procédons à plusieurs relevés par paliers, à partir d’un écran affichant une fenêtre blanche occupant 1% de sa surface jusqu’à 100%, en passant par des fenêtres de 2%, 5%, 10%, 25%, 50% et 75%. Cette procédure permet de visualiser le palier à partir duquel la luminosité baisse, et dans quelle proportion. Concernant le pic lumineux, la mesure qui fait foi correspond à la fenêtre 10%, ici à 2 842 nits. Bien sûr, ça baisse à partir de la fenêtre à 25% avec une valeur cette fois proche de la barre des 2 120 nits, 1 300 nits au palier 50%, et environ 761 nits pour un plein écran blanc. Des chiffres amplement suffisants pour des spéculaires spectaculaires et une image dynamique à souhait.
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En l'absence de contenus natifs Rec.2020, et compte tenu des perspectives de voir arriver ces derniers avant des lustres, la mesure pertinente en termes de gamut est celle de l'espace couleur DCI‑P3 (celui utilisé pour le cinéma). Avec le Samsung TM75R95H, le DCI‑P3 est couvert à 99,94%. C'est là un excellent résultat.
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Malgré l'absence de contenus natifs Rec.2020, nous avons réalisé les mesures idoines. Avec le Samsung TM75R95H, le Rec.2020 est couvert à 94,08%. Là encore une fois, c'est un très bon résultat.
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Tout comme la mesure du pic de luminance est essentielle pour évaluer la dynamique d’une image HDR, la capacité d’un diffuseur à préserver la richesse de ses couleurs aux plus hauts niveaux de luminance l’est tout autant. C’est précisément l’objectif du Gamut Ring BT 2020, un outil d’analyse complémentaire intégré désormais à nos bancs d’essai pour évaluer la stabilité du volume couleur d’un téléviseur.
Historiquement, la couverture d’un espace colorimétrique, comme le standard BT2020, était évaluée à partir d’un diagramme bidimensionnel. Cette représentation présente toutefois une limite importante, elle ne tient pas compte de la troisième dimension, la luminance, pourtant essentielle à l’ère du HDR. Un téléviseur peut ainsi afficher une excellente couverture BT2020 à 100 nits, tout en voyant son gamut se contracter progressivement à mesure que la luminance augmente. Ce phénomène est particulièrement visible sur les dalles White Oled, dont le sous‑pixel blanc contribue à accroître la luminance, mais réduit progressivement la saturation des couleurs dans les hautes lumières.
Le Gamut Ring permet de mettre en évidence cette évolution en offrant une représentation 2D d’une série de coupes du volume couleur réalisées à différents niveaux de luminance. Concrètement, le graphique décompose les performances colorimétriques du téléviseur depuis les plus faibles niveaux de luminance jusqu’au pic lumineux mesuré, puis les représente sous la forme d’anneaux concentriques. Plus ces anneaux s’étendent de manière homogène vers les limites du diagramme, sans se contracter, plus le diffuseur est capable de conserver des couleurs saturées et fidèles sur l’ensemble de sa plage dynamique.
Basé sur le conteneur BT2020, le Gamut Ring permet ainsi de visualiser d’un seul coup d’œil la manière dont le gamut évolue en fonction de la luminance et d’identifier d’éventuelles pertes de saturation dans les hautes lumières. Il constitue aujourd’hui un outil particulièrement pertinent pour apprécier le véritable potentiel colorimétrique d’un diffuseur HDR.
Le Samsung TM75R95H obtient d’excellents résultats avec une couverture volumétrique de 85,9% du BT2020. Son Gamut Ring montre que le téléviseur conserve une saturation élevée jusque dans les hautes luminances, témoignant d’un volume couleur particulièrement performant.
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Comme indiqué plus haut, la présence au sein du Samsung TMR75R95H de l'inédit processeur Micro RGB AI Engine Pro (en fait une puce MediaTek Pentonic 800) offre à cette série TV des résultats vraiment bluffants en matière de traitements vidéo.
En premier lieu, le téléviseur surclasse nombre de ses concurrents en termes de performances des algorithmes d'Upscaling. La fonction 4K AI Upscaling Pro fait un travail d'orfèvre sur les sources SD et HD, les transformant en un rendu quasi Ultra HD 4K extrêmement convaincant. Mieux encore, contrairement à certains traitements parfois trop destructeurs, le processeur réussit l'exploit de ne pas accentuer le bruit vidéo originel ni de générer de halos disgracieux autour des contours d'objets (Ringing Effect), un véritable tour de force sur une diagonale de 75 pouces. Le résultat est tout simplement incroyable avec un lecteur DVD ou une vidéo de qualité moyenne en provenance du Net. Bien sûr, avec des sources de qualité HD ou Ultra HD, le processeur fait aussi le job comme jamais, offrant avec des disques 4K Ultra HD Blu‑Ray un spectacle exceptionnel.
Au chapitre de la fluidité, le téléviseur s'appuie sur une dalle native 120 Hz (165 Hz via VRR) et le nouveau procédé AI Motion Enhancer Pro. La fréquence d'affichage s'adapte à la source quelle que soit la cadence du contenu (24, 50 ou 60 im/s) ce qui apporte un surcroît de clarté, surtout pour les chaînes TV. Le Samsung TM75R95H surclasse ses prédécesseurs et concurrents en termes de performances des algorithmes d'Upscaling, de fluidité et de compensation de mouvement. En premier lieu, un signal 24 Hz natif gagne en fluidité, entendez par‑là que l’effet stroboscopique, sur les panoramiques par exemple, est moins marqué. Le secret de cet affichage tient dans une conversion 5/5 Pull Down du signal, transformant le 24 Hz en 120 Hz (24 x 5 = 120), ce qui a pour effet d'éliminer le phénomène de judder. On retrouve bien sûr la possibilité de personnaliser à son goût les réglages de Flou et de Vibrations pour une image plus ou moins fluide, plus ou moins précise. Là encore, c’est très bon avec un phénomène Stutter (flou de mouvements) mieux contrôlé. Nous avons rencontré vraiment très peu d'artefacts de mouvement. On retrouve l'activation du mode LED Clear Motion, sorte de BFI (Black Frame Insertion) qui permet d'améliorer encore cette précision d'image en mouvement contre un effet de scintillement présent et une perte flagrante de luminosité. On se demande pourquoi ce mode Image reste d'actualité tant il apparaît inutile à l'usage…
Si la fluidité globale est au rendez‑vous, il convient toutefois de souligner que les réglages par défaut de la compensation de mouvement (menu Paramètres de clarté de l'image) s'avèrent trop agressifs, générant un rendu parfois artificiel. Une intervention manuelle est donc impérative pour en reprendre le contrôle et retrouver un aspect naturel. Par ailleurs, malgré la vélocité de la dalle (165 Hz), la technologie LCD impose ses limites physiques : avec un temps de rémanence mesuré à 18 ms, l'image perd un tout petit peu en piqué lors des panoramiques très rapides ou des mouvements brusques. Elle s'avère ainsi légèrement plus douce (soft) et sujette à quelques traînées comparée à l'instantanéité d'un écran Oled.
Enfin, Samsung poursuit l'optimisation de son mode Jeu, intégrant la Game Bar, le procédé Black Equalizer (pour déboucher la lisibilité des zones sombres) ou encore les compatibilités VRR (jusqu'à 165 Hz), FreeSync Premium Pro et ALLM. L'expérience s'avère redoutable avec un Input Lag mesuré à un niveau exceptionnel de célérité : 10,7 ms en 1 080p/60 Hz, et seulement 7,3 ms en 1 080p/120 Hz. Il n’y a donc aucun décalage perceptible entre une action à la manette et sa répercussion à l’écran. Seule subtilité à garder en tête pour les puristes : si le joueur utilise le boîtier déporté optionnel Wireless One Connect pour transmettre le signal audio‑vidéo en sans‑fil jusqu'à l'écran, le temps de traitement inhérent à cette liaison ajoute environ 20 ms, portant de fait l'Input Lag aux alentours de 30 ms.