- Système antireflet Glare Free 3.0 incroyablement performant
- Impressionnant processeur NQ4 AI Gen 3
- Pic lumineux à 2 856 vrais nits
- Image SDR et HDR au top
- Dalle QD Oled optimisée (diodes 2026)
- Design magnifique (ou pas…)
- Input Lag très faible (5,4 ms en 4K/120)
- Fonction OTS+ efficace
- Télécommande à batterie solaire
- Fonction Q-Symphony
- Smart Hub complet, incroyablement réactif et stable
- HDMI 2.1 (VRR, ALLM, eARC, 165 Hz), FreeSync Premium Pro et G‑Sync
- Compatibilité 165 Hz
- Choix d'un Tone Mapping statique ou dynamique
- Mode Jeu 21/9 ou 32/9
- Fonction Art Store
- Pas de HDR Dolby Vision
- Pas de gestion du DTS
- Ergonomie télécommande malaisée (petits boutons, gros doigts s'abstenir)
Ce banc d’essai, comme d'habitude, a été réalisé avec Cédric Louis, calibreur certifié ISF, THX Level II et PVA (Professional Video Alliance). Pour analyser les performances de cette nouvelle architecture QD Oled, nous avons utilisé des appareils de mesure de haute précision tels qu'un colorimètre Klein K‑10, un spectroradiomètre Jeti Spectraval 1511 HiRes (2 nm) et un générateur de mire UHD HDR Murideo Seven‑G 8K, le tout exploité via la suite logicielle Calman Ultimate et le logiciel ColourSpace. Ces équipements professionnels sont nécessaires pour relever les données brutes du téléviseur en sortie de carton et pour ajuster finement la colorimétrie en SDR et HDR. Évolution des séries Oled précédentes (S95D en 2024 et S95F en 2025), la série S99H de 2026 intègre la dernière déclinaison de la technologie QD Oled.

Le constructeur sud‑coréen Samsung renouvelle en 2026 son offre de diffuseurs haut de gamme avec la série S99H dont nous testons ici le représentant Samsung TQ55S99H (diagonale de 55", soit 140 cm). Ce modèle exploite une dalle de nouvelle génération à technologie QD Oled, pour laquelle le constructeur annonce un pic de luminosité de 2 700 nits sur une fenêtre APL 10% et sensiblement amélioré en APL 100%, couplée à un filtre antireflet optimisé. De même, Samsung annonce de nouveaux émetteurs Oled pour des performances colorimétriques accrues, un Tone Mapping amélioré pour les contenus étalonnés à 4 000 nits, idem pour la compensation de mouvement plus fluide et efficace que jamais avec, par exemple, une gestion plus efficiente des artefacts de mouvement. L'électronique s'appuie toujours sur un processeur NQ4 AI Gen 3 pour une qualité d'image annoncée exceptionnelle. Au‑delà de la qualité d'affichage pure, Samsung transforme en 2026 l'usage du téléviseur avec son portail Vision AI Companion (VAC). Ce dernier, présenté fin 2025 (cf. notre actualité Samsung Vision AI Companion : le TV devient vraiment intelligent) s'impose comme le centre de commande pour vos soirées Coupe du Monde, et plus généralement sportives ou cinématographiques. Son Mode AI, après un paramétrage initial selon vos souhaits, configure automatiquement les meilleurs réglages d'image et de son selon le match ou l'émission regardée.
Samsung TQ55S99H : design, Glare Free 3.0 et boîtier One Connect optionnel
Le design de la série S99H s'inscrit dans la continuité des précédents modèles haut de gamme de la marque, caractérisé par une structure superposée : en premier lieu une dalle d'une épaisseur réduite à quelques millimètres sur toute sa surface, « enveloppée » par un cadre en métal gris dépassant d'environ 5 cm sur les quatre côtés. Il faut encore signaler une fixation murale de type Zero Wall Gap permettant de plaquer la dalle au mur. Autre nouveauté ergonomique, un boîtier One Connect sans‑fil optionnel permet d'ajouter quatre prises HDMI 2.1 aux quatre déjà présentes sur le téléviseur, pour un total de huit. De quoi répondre à toutes les configurations, même avec une PS5, une PS5 Pro, une Xbox Series X, une Switch 2, un PC gaming, un lecteur 4K Ultra HD Blu‑Ray, un lecteur multimédia de type R_volution… Sinon, une autre évolution de ce millésime 2026 réside dans l'application d'une nouvelle version exclusive du filtre antireflet Glare Free 3.0 sur la surface de l'écran. Ce traitement optique a pour fonction de dissiper la lumière ambiante et les reflets spéculaires dans les pièces fortement éclairées, tout en préservant le contraste perçu.

L'interface propose les réglages traditionnels : sélection du mode Image (Standard, Cinéma, Filmmaker Mode, Dynamique), ajustement du rétroéclairage, du contraste, du gamma et de la balance des blancs. Le téléviseur propose toujours le choix entre un Tone Mapping statique ou actif, permettant d'aligner la gestion de la luminosité sur la courbe EOTF de référence.
Samsung TQ55S99H, processeur NQ4 AI Gen 3, HDR10+ Advanced et OTS+
Comme déjà mentionné, le traitement des signaux vidéo et audio est confié au processeur NQ4 AI Gen 3, exploitant 128 modules Deep Learning. Cette puce déploie la technologie Auto HDR Remastering Pro, capable de convertir les contenus SDR en un rendu HDR dynamique, ainsi que le procédé Color Booster Pro pour optimiser la saturation des couleurs scène par scène. Les mouvements et les aplats sont gérés par le paramètre AI Motion Enhancer. Concernant les flux vidéo à haute dynamique, le diffuseur assure le décodage des métadonnées HDR10, HDR10+ (incluant les variantes Adaptive, Gaming et Advanced) et HDR HLG (le format HDR Dolby Vision n'étant toujours pas pris en charge). L'analyse d'image inclut également le paramètre AI Football Mode Pro, chargé d'analyser les retransmissions sportives pour ajuster la couleur de la pelouse et l'ambiance du stade.
La section acoustique s'appuie sur un système 4.2.2 délivrant 70 W, épaulé par le procédé OTS+ (Object Tracking Sound) pour spatialiser les effets au plus près de l'action, et intègre le décodage Dolby Atmos sans‑fil. La fonction Q‑Symphony reste présente pour se coupler aux barres de son compatibles de la marque. Le traitement sonore s'enrichit de l'AI Sound Controller Pro (permettant le réglage indépendant d'objets sonores précis) et de l'Active Voice Amplifier Pro (AVA Pro) pour clarifier les dialogues. Le Samsung TQ55S99H autorise en outre de connecter jusqu’à cinq dispositifs audio en Bluetooth simultanément.

Samsung TQ55S99H, connectivité 165 Hz et Game Bar
Pour les signaux informatiques et les consoles de jeu, le Samsung TQ55S99H intègre quatre entrées HDMI au standard 2.1 (dont une assignée à la fonction eARC). Ces connecteurs sont capables de gérer les flux UHD 4K à des cadences atteignant 165 Hz grâce à la technologie Motion Xcelerator. Le téléviseur est compatible avec les protocoles de taux de rafraîchissement variable (VRR), disposant des certifications AMD FreeSync Premium Pro et G‑Sync, ainsi qu'avec le mode ALLM (Auto Low Latency Mode) qui force la commutation de la dalle sur le réglage offrant le retard à l'affichage (Input Lag) le plus court.

L'interface dédiée au jeu, la Game Bar, est accessible en surimpression. Elle permet au joueur de consulter les données télémétriques (taux de rafraîchissement en temps réel, statut du HDR) et d'adapter le format d'affichage (16/9, 21/9, 32/9). Elle inclut aussi la fonction d'agrandissement Mini Map Zoom. Le téléviseur applique également le Mode Jeu Auto avec IA, qui opère une sélection automatique des paramètres audio et vidéo en fonction du type de contenu ludique détecté (FPS, RPG, Sport).

Smart TV Tizen 2026, mode Art Store et Multiview
L'environnement logiciel du téléviseur fonctionne sous l'interface propriétaire Tizen millésime 2026 (le menu présent à gauche se retrouve en haut de l'écran, cf. photo ci‑dessous), profitant désormais de 7 ans de mises à jour de l'OS. L'ergonomie de la page d'accueil met en avant de larges vignettes pour l'accès aux plateformes de vidéo à la demande (Netflix, Disney+, Prime Video, Canal+). Le système gère les profils utilisateurs multiples afin d'individualiser les recommandations de contenus. L'interface s'articule autour de différents onglets dédiés au direct, au téléchargement d'applications tierces, et au Gaming Hub, lequel centralise les services de jeu Cloud (Xbox Game Pass, GeForce Now, etc.) jouables directement à la manette sans console externe.

Nouveauté notable, le Samsung TQ55S99H intègre désormais la fonction Art Store. Cette plateforme donne accès à un vaste catalogue d'œuvres d'art et de photographies destinées à être affichées lorsque le téléviseur est en veille, transformant l'écran en tableau numérique pour une meilleure intégration dans l'espace domestique. Enfin, l’arrivée de l’Art Store sur la série S99H confirme la confiance de Samsung dans ses traitements anti‑marquage (anti Burn‑In) : le téléviseur peut désormais afficher œuvres et photos comme un véritable cadre numérique, renforcé par le design Metal Frame et le traitement Glare Free 3.0 qui élimine presque totalement les reflets.

Le menu de navigation intègre l'accès au Dashboard SmartThings, la plateforme IoT de Samsung permettant de contrôler les objets connectés du foyer compatibles (éclairage, caméras, électroménager) depuis l'écran du téléviseur. Le mode Workspace est également présent pour l'accès à distance aux environnements informatiques (PC, Microsoft 365). Les microphones intégrés assurent la compatibilité avec les assistants vocaux Amazon Alexa et Bixby. Ce dernier, désormais propulsé par Gemini, permet quant à lui de tout contrôler à la voix : une fonction pratique pour demander la programmation ou les statistiques d'un joueur à la mi‑temps par exemple. La fonctionnalité Samsung Vision AI Companion donne également un accès direct à deux intelligences artificielles conversationnelles tierces, avec Perplexity pour des requêtes à l'écrit et Microsoft Copilot en vocal dans la langue de votre choix.

Enfin, pour les passionnés qui suivraient des interviews étrangères via la TNT, le satellite ou l'application gratuite Samsung TV Plus, la fonction Live Translate assure toujours la traduction instantanée des sous‑titres, mais dans 12 langues cette année. Le système exploite également l'intelligence artificielle lors des phases de veille du téléviseur avec la création de fonds d'écran génératifs, permettant de générer à la volée une image 4K inédite selon le style ou l'ambiance sélectionnés par l'utilisateur.

Bien sûr, le Samsung TQ55S99H excelle aussi dans le cadre d'une utilisation plus professionnelle telle un moniteur informatique (la fonction Multiview autorisant l'affichage de deux sources différentes : ordinateur et streaming ou navigateur internet et smartphone, cf. photo ci‑dessous), une configuration de plus en plus de mise avec le développement du télétravail.

Samsung TQ55S99H, Wi‑Fi 6E, AirPlay 2 et télécommande solaire
Côté connectivité, le S99H dispose des contrôleurs Wi‑Fi 6E et Bluetooth 5.3, ainsi que de la compatibilité avec le protocole Apple AirPlay 2. De même, il est toujours possible d'ajuster la taille et la transparence des menus sur l'écran, une fonctionnalité très utile pour ne pas affecter les mesures lors de nos calibrages (cf. photo ci‑dessous). Mieux encore, les cinq derniers paramétrages les plus usités sont désormais épinglés automatiquement dans le menu, pour un accès rapide.

Alors certes, ça ne changera pas la vie de l'immense majorité des consommateurs mais pour nous qui passons notre vie à naviguer dans les menus, ça change tout, ou presque. La télécommande compacte fonctionnant à l'énergie solaire et se rechargeant via les radiofréquences du domicile est reconduite.

- référence Samsung TQ55S99H
- smart tv Tizen Smart TV, lecteur multimédia, enregistreur (PVR), navigateur Internet, Wi-Fi 6E, UPnP (DLNA), Bluetooth 5.3, HbbTV 2.0.4, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web, Super Ultra Wide Game View (32/9), SmartThings Hub / Matter Hub, Vision AI Companion, Live Translate, Art Store, Microsoft Copilot, Perplexity, Game Bar, Google Cast, Apple AirPlay
- hdr OLED HDR Pro, HDR10, HDR10+ Adaptive, HDR10+ Gaming, HDR10+ Advanced, HDR HLG
- connectique 4 HDMI 2.1 (4K 165 Hz) compatibles HDCP 2.3, CEC dont 1 eARC, 2 ports USB-A 2.0, 1 port CI+ 1.4, 1 port Ethernet, 1 sortie optique, boîtier Wireless One Connect Ready (optionnel)
- type Oled
- compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24/50/60/120/144/165), Ultra HD (2 160p/24/30/50/60/120/144/165)
- multimédia MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, AV1
- usage Télécommande SolarCell préprogrammée et solaire, capteur éco, CEC (Anynet+), Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
- image Processeur NQ4 AI Gen 3 (128 modules), 4K AI Upscaling Pro, filtre antireflet Glare Free, Color Booster Pro, Auto HDR Remastering Pro, AI Motion Enhancer Pro, AI Football Mode Pro, espace couleur, balance des blancs paramétrable (20P), Tone Mapping, réglage de gamma, renforcement du contraste, désentrelacement automatique, réducteurs de bruit
- son 4.2.2, 70 W (4 x 7,5 W + 2 x 10 W pour les HP Height + 2 x 10 W pour les basses), PCM, Dolby Atmos, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE‑AAC, ARC, eARC, OTS+, Q-Symphony, AI Sound Controller Pro, Active Voice Amplifier Pro (AVA Pro), Adaptive Sound Pro, Audio 360, égaliseur, AVL
- consommation 171 W, 391 W max (0,5 W en veille)
- dimensions (l x h x p) 1 290,6 x 804,5 x 218 mm (avec le pied)
- poids 16,6 kg (avec le pied), 16,3 kg (sans le pied)
- réception Télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT/SAT/Câble (double tuner DVB-T2CS2 x 2, chaînes payantes via CI+ 1.4)
- diagonale de l'image 55" (140 cm)
- résolution native 3 840 x 2 160 pixels
- standard Ultra HD
Cette année encore, l'un des opposants du Samsung TQ55S99HF se trouve chez son concurrent national avec le LG OLED55G6 aussi bien sur le plan pécuniaire que des performances. Les séries S99HF et G6 sont en effet capables de proposer les plus importants pics lumineux associés à un diffuseur Oled, la première essentiellement avec la technologie QD Oled (sauf le modèle 83"), la seconde avec le procédé Meta 4.0 et la dalle LG Tandem Woled (Oled Primary RGB Tandem 2.0).
Il faut aussi mentionner le Philips 55OLED911 équipé de la même dalle Oled Primary RGB Tandem 2.0 (Meta 4.0) que celle des LG G6. Équipé du génialissime système Ambilight 4 côtés, le rendu visuel est absolument remarquable : il agrandit subjectivement l'image, idem pour le contraste perçu.
Attention, contrairement à ce qui a été écrit ou annoncé ailleurs, le TV Samsung TQ55S95H n'est pas un concurrent du TQ55S99H. Leur dalle Oled diffère avec des performances sensiblement différentes : pics de 2 856 nits pour le 55S99H contre 2 100 nits environ pour le 55S95H (cf. la suite de notre test et notre section Benchmark). C'est dit.
Un mot sur les TV Mini LED qui proposent, pour un tarif toujours sensiblement plus abordable à diagonale équivalente, des performances encore plus impressionnantes en luminosité, en revanche encore moins-disants en densité des noirs et en termes de volume de couleurs. Hisense, LG, Panasonic, Philips, Samsung, Sony et bien sûr TCL (l'inventeur de la technologie) proposent de tels spécimens. Enfin, il faut mentionner les diffuseurs Mini LED RGB qui, comparé aux Mini LED « classiques » ont pour eux des performances colorimétriques peu ou prou comparables à celles des téléviseurs QD Oled. Plus chers que les Mini LED, les écrans Mini LED RGB sont affichés à diagonale identique à des tarifs toujours inférieurs à ceux des meilleurs TV Oled. Toutefois, ils sont peu nombreux en 55 pouces…
- référence Samsung TQ55S99H
- type Oled
- diagonale de l'image 55" (140 cm)
- standard Ultra HD
- résolution native 3 840 x 2 160 pixels
- hdr OLED HDR Pro, HDR10, HDR10+ Adaptive, HDR10+ Gaming, HDR10+ Advanced, HDR HLG
- réception Télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT/SAT/Câble (double tuner DVB-T2CS2 x 2, chaînes payantes via CI+ 1.4)
- connectique 4 HDMI 2.1 (4K 165 Hz) compatibles HDCP 2.3, CEC dont 1 eARC, 2 ports USB-A 2.0, 1 port CI+ 1.4, 1 port Ethernet, 1 sortie optique, boîtier Wireless One Connect Ready (optionnel)
- compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24/50/60/120/144/165), Ultra HD (2 160p/24/30/50/60/120/144/165)
- multimédia MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, AV1
- usage Télécommande SolarCell préprogrammée et solaire, capteur éco, CEC (Anynet+), Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
- image Processeur NQ4 AI Gen 3 (128 modules), 4K AI Upscaling Pro, filtre antireflet Glare Free, Color Booster Pro, Auto HDR Remastering Pro, AI Motion Enhancer Pro, AI Football Mode Pro, espace couleur, balance des blancs paramétrable (20P), Tone Mapping, réglage de gamma, renforcement du contraste, désentrelacement automatique, réducteurs de bruit
- smart tv Tizen Smart TV, lecteur multimédia, enregistreur (PVR), navigateur Internet, Wi-Fi 6E, UPnP (DLNA), Bluetooth 5.3, HbbTV 2.0.4, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web, Super Ultra Wide Game View (32/9), SmartThings Hub / Matter Hub, Vision AI Companion, Live Translate, Art Store, Microsoft Copilot, Perplexity, Game Bar, Google Cast, Apple AirPlay
- son 4.2.2, 70 W (4 x 7,5 W + 2 x 10 W pour les HP Height + 2 x 10 W pour les basses), PCM, Dolby Atmos, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE‑AAC, ARC, eARC, OTS+, Q-Symphony, AI Sound Controller Pro, Active Voice Amplifier Pro (AVA Pro), Adaptive Sound Pro, Audio 360, égaliseur, AVL
- consommation 171 W, 391 W max (0,5 W en veille)
- dimensions (l x h x p) 1 290,6 x 804,5 x 218 mm (avec le pied)
- poids 16,6 kg (avec le pied), 16,3 kg (sans le pied)
Vous l'aurez remarqué, sur le papier, les TV Samsung S99H promettent monts et merveilles, notamment une image Oled à la qualité inédite mêlant un pic lumineux de haut vol pour une dynamique exceptionnelle, des spéculaires jamais vues sur cette technologie d'affichage et une justesse colorimétrique exceptionnelle grâce à un panneau exclusif doté de matériaux organiques optimisés qui maximisent chaque composante RVB (pour rappel, les TV S99H sont les seuls dotés d'un panneau Oled millésime 2026 dans les pays où sont commercialisés les TV S95H, ces derniers étant équipés d'un panneau 2025). Les premières démonstrations au CES de Las Vegas n'ont pas déçu, idem pour les présentations des produits par Samsung France. Il nous tardait donc de tester un de ces écrans au long cours et de le passer sur le gril du laboratoire AVcesar.
Samsung TQ55S99H : esthétique assumée et tableau numérique
Avant tout, et avant allumage, le Samsung TQ55S99H marque une véritable rupture esthétique et ergonomique par rapport à ses prédécesseurs. Fini le minimalisme à outrance, le constructeur assume ici un design fort avec un cadre métallique qui transforme l'écran en véritable objet décoratif. Pensé en premier lieu pour une installation murale, le téléviseur prend tout son sens grâce à l'intégration du mode Art Store et de la dalle mate Glare Free 3.0, qui le muent en tableau numérique réaliste lors des phases de veille. On aime, ou pas, mais la proposition Samsung a le mérite d'être différente.

Samsung TQ55S99H : dynamique SDR, Upscaling et fluidité
Une fois l'écran allumé et minutieusement calibré, le spectacle visuel est immédiatement au rendez‑vous. En SDR, la dynamique de l'image s'appuie sur des noirs d'une profondeur absolue. Si le nouveau filtre antireflet Glare Free 3.0 excelle en pleine journée pour anéantir les reflets spéculaires, il est important de noter que le léger voile grisâtre sur les noirs dans une pièce fortement éclairée, déjà bien maîtrisé l'an passé, n'est définitivement plus qu'un mauvais souvenir. Quoi qu'il en soit, le traitement vidéo assuré par la puce NQ4 AI Gen 3 et ses 128 modules Deep Learning magnifie les sources de définition standard ou HD. Le téléviseur choisit donc d’appliquer seul, et en temps réel, le meilleur procédé de mise à l’échelle de l’image parmi sa bibliothèque d'algorithmes d’Upscaling optimisés (cf. illustration ci‑dessous), pour les sources SD et HD.

Le résultat est réellement bluffant. La mise à l'échelle Ultra HD 4K fait preuve d'une rigueur chirurgicale, épaulée par l'Auto HDR Remastering Pro (pour un rendu HDR à partir d'un signal SD), même si quelques rares effets de Color Banding peuvent encore s'inviter sur les dégradés les plus complexes. Pour ce dernier procédé, le résultat à l'écran est visible sans toutefois d'effet « waouh ». Son activation peut cependant s'entendre dans un environnement lumineux par exemple, à l'instar d'un mode ISF Jour. Ainsi, la lisibilité de l'image progresse, c'est plus agréable à regarder.

Dernière précision, en mode HDR en présence d'un film lumineux ou d'un jeu gorgé de couleur et de lumière, le téléviseur chauffe. Rien d'inquiétant, mais le phénomène est plus important que l'an passé avec un spécimen S95F. La rançon des performances hors norme du Samsung TQ55S99H en matière de pic lumineux. Il faut le savoir.
Du côté de la fluidité, l'extrême réactivité de la dalle auto‑émissive ayant tendance à accentuer les saccades sur les contenus 24p, un recours modéré à la compensation de mouvement s'avère judicieux. Un réglage léger permet de stabiliser efficacement les travellings sans basculer dans un effet « vidéo » artificiel, et ce, sans générer d'artefacts gênants autour des objets en mouvement.
Samsung TQ55S99H : luminance record, HDR magique, QD Oled et Color Volume
C'est incontestablement en présence d'un signal HDR que ce diffuseur repousse les limites connues et écrase la concurrence. Le Samsung TQ55S99H transcende la technologie QD Oled avec un pic de luminance stratosphérique, mesuré à 2 856 nits sur une fenêtre de 10 %. Associée au contraste infini inhérent à l'auto‑émission, cette réserve de puissance génère une dynamique d'image saisissante. La colorimétrie n'est pas en reste, merci le procédé Color Booster Pro et une couverture à près de 100 % du DCI‑P3 et 90,27 % de l'espace Rec.2020. Le spectacle offert par les disques 4K Ultra HD Blu‑Ray est tout simplement hors norme, débordant de matière et de détails dans les hautes lumières. Si l'absence du HDR Dolby Vision reste une constante chez la marque coréenne, l'éblouissante gestion du HDR10+ et HDR10 compense très largement cette lacune. Revers de la médaille face à cette débauche d'énergie lumineuse, la consommation électrique de la dalle s'avère logiquement supérieure à la moyenne (cf. notre section Spécifications), sans être toutefois outrancière.
Samsung TQ55S99H, moniteur gaming et Input Lag foudroyant
Les passionnés de jeu vidéo trouvent également en ce téléviseur un moniteur de luxe. La capacité à encaisser des flux Ultra HD 4K jusqu'à 165 Hz garantit une fluidité exemplaire pour les joueurs PC exigeants, sans oublier les possesseurs de consoles de dernière génération capés, eux, à 120 hertz… Avec un retard à l'affichage (Input Lag) chronométré sous la barre symbolique des 10 ms (9,7 ms précisément en 1 080p/60, 5,4 ms en 2 160p/120), la réactivité en pleine action est foudroyante.
Samsung TQ55S99H, AI Football Mode Pro et hub conversationnel
Sur le plan acoustique, le système 4.2.2 de 70 W piloté par le procédé OTS+ délivre des voix claires et parfaitement centrées. Toutefois, l'extrême finesse du châssis et la vocation murale de l'écran restreignent naturellement la profondeur des graves et le déploiement de la bulle Dolby Atmos, rendant l'ajout d'une barre de son compatible Q‑Symphony vivement conseillé. L'intelligence artificielle vient néanmoins prêter main‑forte aux amateurs de sport avec l'ingénieux AI Football Mode Pro, parfait pour isoler les commentaires de la ferveur des gradins. Enfin, l'expérience utilisateur est sublimée par Tizen 2026 et le nouveau hub Vision AI Companion (Live Translate, Copilot, Perplexity), toujours pilotés par la petite télécommande SolarCell, à laquelle on reprochera simplement son absence tenace de rétroéclairage.

Autant le dire tout de go, le TV Samsung TQ55S99H est un véritable avion de chasse. Sans aucun doute le meilleur téléviseur Oled jamais proposé par Samsung, et sans doute le meilleur Oled jamais proposé… Car le diffuseur Samsung TQ55S99H d'obédience QD Oled, à l'instar de ses grands frères TQ65S99H et TQ77S99H (pas le TQ83S99H, on le rappelle, doté de la technologie Oled Primary RGB Tandem 2.0), est une synthèse.

Il s'agit d'évacuer tout de suite le seul « petit » repproche relevé après quelques semaines de vie commune avec le Samsung TQ55S99H, cela concerne le spectacle sonore, un poil en deçà notamment dans le bas du spectre. Sans aucun doute le revers de la finesse extrême de la dalle qui laisse un litrage insuffisant au haut‑parleurs de grave pour s'exprimer pleinement. Rien de méchant toutefois pour regarder les chaînes TV ou même un film, et il suffit d'associer une barre de son au TQ55S99H (par exemple la nouvelle Samsung HW‑QS90H avec caisson de basses intégré) pour profiter d'un environnement sonore d'une tout autre dimension.
Sinon, le TV Samsung TQ55S99H offre tout d'abord une qualité visuelle véritablement hors du commun avec tout type de signaux, SDR ou HDR, capable de sublimer l'image en provenance de toutes sortes de sources, internet, TNT, DVD, Blu‑Ray ou 4K Ultra HD Blu‑Ray. Bien sûr, le résultat avec une galette 4K Ultra HD dépassera largement celui d'une vidéo amateur réalisée avec un smartphone de moyenne qualité disponible sur le net. Mais pourtant, cette dernière sera sublimée par les algorithmes du TQ55S99H. Globalement, la gestion de la luminosité est tout simplement parfaite. Samsung ne se contente pas de dépoussiérer ses acquis technologiques. Le constructeur propulse la dalle QD Oled à des niveaux de luminosité assez vertigineux, chassant directement sur les terres des diffuseurs LCD Mini LED, tout en préservant le contraste absolu qui a fait la renommée de l'Oled.
Idem pour la colorimétrie qui explose littéralement les rétines. Le volume de couleur est d'une richesse immédiatement visible à l'écran, une spécificité de la technologie QD Oled capable de préserver la saturation des teintes même lorsque la couleur blanche est fortement présente à l'écran. C'est bien simple, la dynamique d'une image simplement HDR10 fait oublier les atouts du HDR Dolby Vision figé dans son traitement depuis trop longtemps maintenant.
Le traitement vidéo est toujours de haut vol, lui aussi amélioré comparé à l'an passé avec une compensation de mouvement plus naturelle, les ingénieurs coréens ayant spécifiquement porté l'effort sur la gestion des artefacts de mouvement.

Ensuite, le TV Samsung TQ55S99H propose une navigation hyper fluide et hyper rapide, un vrai bonheur au quotidien. Il faut aussi mentionner la présence de la dernière déclinaison du système d'exploitation Tizen à l'ergonomie améliorée et, surtout, de la fonctionnalité Samsung Vision AI Companion (VAC) et ses trois intelligences artificielles conversationnelles tierces, avec Perplexity pour des requêtes à l'écrit, Microsoft Copilot en vocal dans la langue de votre choix et Bixby boosté par Gemini, transformant le TV en un puits de science disponible à tout moment.
Bref, remplaçant du S95F qui avait obtenu la meilleure note jamais décernée par le laboratoire AVcesar, le Samsung TQ55S99H millésime 2026 va encore plus loin. Sur ses qualités audiovidéo intrinsèques, c'est le même mais en mieux grâce à des diodes organiques nouvelle génération. Avec son design affirmé, ses performances lumineuses ébouriffantes qui redéfinissent les standards de la technologie QD Oled, sa colorimétrie somptueuse, ses capacités ludiques de premier ordre et son interface sophistiquée, ce modèle surclasse la concurrence. Pour toutes ces raisons, sans l'ombre d'un doute, le Samsung TQ55S99H s'impose incontestablement comme le téléviseur roi de cette année 2026.
- valeur spectrale
- pre-cal SDR
- post-cal SDR
- pre-cal HDR
- post-cal HDR
- peak Luminance Stability vs. Windows Size
- gamut Coverage DCI-P3
- gamut Coverage BT2020
- gamut Ring BT2020
- traitements image et Input Lag
Concernant le spectre tonal sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct (sinon, les résultats mesurés sont erronés), on remarque un graphique pratiquement équilibré entre les trois couleurs et quasiment identique à celui de l'an dernier sur les spécimens S95F. Un spectre très différent de celui des dalles White Oled où le rouge est très en retrait (là encore, il s'agit de mesurer le spectre tonal des nouveaux écrans et des dalles LCD QLED où le bleu est dominant. De plus les pics de couleur sont étroits, gage de pureté des couleurs, donc de leur énergie. De très bon augure pour le rendu colorimétrique…
Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Les mesures de précalibrage en mode Filmmaker affichent une Balance des Blancs plutôt juste avec un Delta E moyen relevé à 4,82 (avec un écart maximum à 7,19), soit des chiffres sensiblement moins bons que ceux du 55S95F millésime 2025. Du côté de la courbe de gamma, c'est en revanche meilleur avec une linéarité beaucoup plus marquée. La température de couleur affiche près de 6 221 °K (cf. capture ci‑dessus) en‑deçà de la norme D65. De son côté, l'espace colorimétrique Rec.709 affiche un Delta E moyen de 2,07 et le plus grand écart affiche 7,21 (cf. photo ci‑dessus). Sur ce point, ce n'est pas trop mal mais pas excellent. Enfin on constate que le pic lumineux en SDR affiche environ 112,87 nits contre 260 nits sur le 55S95F, ce qui est une nette amélioration.
Il est évident que pour n’importe quel utilisateur, le fait de pouvoir profiter dans de bonnes conditions, ou presque, de son TV dès la sortie de carton est un plus. En revanche, si Monsieur Toutlemonde est peu exigeant sur la précision de l'image et peut se contenter de ces résultats, c’est impossible pour nous, habitués que nous sommes à un rendu colorimétrique quasi‑parfait sur nos diffuseurs. Les mesures du 55S99H au premier allumage démontrent une qualité honorable en sortie de carton. Toutefois, il est possible d'obtenir beaucoup mieux. Direction un calibrage fin !
Après calibrage, c'est bien mieux à tous les étages. Nous relevons une Balance des Blancs qui affiche des écarts Delta E maximum de 0,83 pour un Delta E moyen de 0,46 (cf. photo ci‑dessus), c'est donc quasi parfait. La courbe de gamma est désormais pratiquement linéaire et mesurée à 2,39 pour une température de couleur relevée à 6 545,9 °K (cf. capture ci‑dessus et explications plus bas), mais il faut signaler que sur ce point chacun peut ajuster le gamma proche d'une valeur de 2,2 (salle éclairée) ou 2,4 (salle obscure). Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec une belle précision avec un Delta E moyen relevé à 0,66 en Rec.709 (écart maximum à 1,74). Enfin on constate que le pic lumineux en SDR, après calibrage, affiche près de 106,38 nits, soit une valeur toujours parfaitement en phase avec celle idéale en SDR, entre 100 nits et 120 nits.
À noter, contrairement aux TV Oled d'obédience White Oled (jusqu'aux millésimes MLA) où la température recherchée est de 6 700° (soit la valeur AWP pour Alternate White Point car ces écrans ne sont pas additifs), le but ici est d'approcher au maximum la valeur 6 500°K (D65) comme le commandent les normes professionnelles (UIT‑R BT.709). En effet, les TV QD Oled sont des écrans dits additifs : l'addition des trois couleurs primaires Rouge, Vert et Bleu donne le blanc. Précision, il s'agira de vérifier avec les écrans équipés de la technologie Oled Primary RGB Tandem si un retour à la norme D65 sera de mise, donc l'abandon de l'AWP.
Les mesures de précalibrage HDR en mode Filmmaker affichent une Balance des Blancs avec un Delta E moyen relevé à 3,45 (avec un écart maximum de 7,22). De son côté, l'espace colorimétrique Rec.2020 (à 50%) affiche un Delta E moyen à 2,61 et le plus grand écart affiche 7,1. Des chiffres moyens, plus encore en termes d'écarts maximum. Alors que le Samsung TQ55S95F de l'an dernier s'avérait être le TV le mieux calibré en usine, offrant à Monsieur Toutlemonde une qualité d'image inédite au premier allumage, le Samsung S99H est en deçà, notamment sur les plus fortes valeurs. Enfin on constate que le pic lumineux affiche près de 2 796,56 nits, un chiffre environ 24% supérieur à celui du S95F millésime 2025, il faut le souligner.
Après calibrage, la Balance des Blancs affiche un écart Delta E maximum de 3,96 pour un Delta E moyen de 2,02 (cf. photo ci‑dessus), des résultats satisfaisants. Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec une belle précision avec un Delta E moyen relevé à 1,72 en Rec.2020 (à 50%) et un écart maximum de 3,9. Là encore, c'est très satisfaisant. La courbe EOTF est ici (presque) parfaitement respectée, quoique toujours légèrement au‑dessus, sans différence notable avant et après calibrage.
Enfin on constate que le pic lumineux en HDR, après calibrage, affiche 2 770,74 nits, une valeur très importante qui a des répercussions visibles immédiatement sur l'affichage d'un rendu HDR. Au final, un calibrage fin donne un résultat sensiblement supérieur à celui proposé en sortie de carton. Malgré des écarts maximum un poil élevés, la justesse des couleurs affichée par le Samsung S99H reste excellente, avec peu de concurrence aujourd'hui sur le marché.
Pour mesurer le pic lumineux d’un diffuseur, nous procédons à plusieurs relevés par paliers, à partir d’un écran affichant une fenêtre blanche occupant 1% de sa surface jusqu’à 100%, en passant par des fenêtres de 2%, 5%, 10%, 25%, 50% et 75%. Cette procédure permet de visualiser le palier à partir duquel la luminosité baisse, et dans quelle proportion. Concernant le pic lumineux, la mesure qui fait foi correspond à la fenêtre 10%, ici 2 856 nits. Remarquable ! Et si l’on constate que la luminosité baisse à partir d’une fenêtre de 25% (elle est tenue à son maximum sur les précédentes et pendant un temps relativement long contrairement aux écrans White Oled, reste à vérifier ce que donneront les écrans basée sur la technologie Oled Primary RGB Tandem), elle diminue drastiquement au palier 50% (mais elle reste largement plus élevée que les TV White Oled au même palier) pour plafonner à 480 nits pour un écran 100% blanc (contre 400 nits pour le S95F on le rappelle). Pour info l'ABL (Average Brightness Level) s'active à partir d'une fenêtre de blanc occupant 25% de l'écran. Forcément, avec une valeur aux alentours de 1 400 nits à 25%, en partant de 2 856 nits à 10%, l'ABL ne fait pas semblant en réduisant d'environ la moitié le pic. Toutefois, ce dernier reste sensiblement supérieur à celui mesuré sur le S95F (1 100 nits) pour le même APL (Average Picture Level).
À savoir, l'ABL a pour but de préserver le bon fonctionnement du diffuseur. Les diodes organiques utilisées pour ce type d’écran (ici des Oled bleues) sont en effet sensibles à la chaleur. Or, plus la lumière est intense, plus la chaleur générée est importante. Avec le risque de « griller » lesdites diodes et de marquer l'écran (phénomène Burn‑in). Pour info encore, la technologie QD Oled grâce à l'utilisation de nanocristaux Quantum Dots apparaît notablement moins sensible au marquage que celle White Oled (seul le temps le confirmera néanmoins).
Pour rappel, l’ABL sera plus ou moins présent selon le contenu des images à afficher. Si environ 18%/25% des images d’un contenu film activent l’ABL, ce chiffre atteint +60% pour un contenu jeu vidéo. Voilà pourquoi l’ABL des TV Oled baisse la luminosité générale sur les jeux vidéo, aux images très souvent lumineuses.
En l'absence de contenus natifs Rec.2020, et compte tenu des perspectives de voir arriver ces derniers avant des lustres, la mesure pertinente en termes de gamut est celle de l'espace couleur DCI‑P3 (celui utilisé pour le cinéma). Avec le Samsung TQ55S99H, le DCI‑P3 est couvert à 99,94 %, pour des résultats une nouvelle fois excellents.
Même si la mesure DCI-P3 reste la plus pertinente, nous avons procédé à celle de la couverture du gamut Rec.2020. Avec le Samsung TQ55S99H, celle‑ci affiche 90,27%, des résultats excellentissimes.
Tout comme la mesure du pic de luminance est essentielle pour évaluer la dynamique d’une image HDR, la capacité d’un diffuseur à préserver la richesse de ses couleurs aux plus hauts niveaux de luminance l’est tout autant. C’est précisément l’objectif du Gamut Ring BT 2020, un outil d’analyse complémentaire intégré désormais à nos bancs d’essai pour évaluer la stabilité du volume couleur d’un téléviseur.
Historiquement, la couverture d’un espace colorimétrique, comme le standard BT2020, était évaluée à partir d’un diagramme bidimensionnel. Cette représentation présente toutefois une limite importante, elle ne tient pas compte de la troisième dimension, la luminance, pourtant essentielle à l’ère du HDR. Un téléviseur peut ainsi afficher une excellente couverture BT2020 à 100 nits, tout en voyant son gamut se contracter progressivement à mesure que la luminance augmente. Ce phénomène est particulièrement visible sur les dalles White Oled, dont le sous‑pixel blanc contribue à accroître la luminance, mais réduit progressivement la saturation des couleurs dans les hautes lumières.
Le Gamut Ring permet de mettre en évidence cette évolution en offrant une représentation 2D d’une série de coupes du volume couleur réalisées à différents niveaux de luminance. Concrètement, le graphique décompose les performances colorimétriques du téléviseur depuis les plus faibles niveaux de luminance jusqu’au pic lumineux mesuré, puis les représente sous la forme d’anneaux concentriques. Plus ces anneaux s’étendent de manière homogène vers les limites du diagramme, sans se contracter, plus le diffuseur est capable de conserver des couleurs saturées et fidèles sur l’ensemble de sa plage dynamique.
Basé sur le conteneur BT2020, le Gamut Ring permet ainsi de visualiser d’un seul coup d’œil la manière dont le gamut évolue en fonction de la luminance et d’identifier d’éventuelles pertes de saturation dans les hautes lumières. Il constitue aujourd’hui un outil particulièrement pertinent pour apprécier le véritable potentiel colorimétrique d’un diffuseur HDR.
Le Samsung TQ55S99H obtient d’excellents résultats avec une couverture volumétrique de 80,93 % du BT2020. Son Gamut Ring montre que le téléviseur conserve une saturation élevée jusque dans les très hautes luminances, témoignant d’un volume couleur particulièrement performant.
Apparu sur les TV Samsung millésime 2023, le réglage du Tone Mapping opéré par le téléviseur en présence d'un signal HDR est toujours de mise, selon les paramètres Statique ou Actif. Souvent critiqué dans les tests pour ne pas suivre correctement la courbe EOTF et offrir un rendu 100% fidèle aux attentions du réalisateur ou du directeur de la photographie, Samsung souhaitant afficher une image plus « péchue » à l'écran, le constructeur propose donc depuis l'année dernière une alternative à sa vision avec le paramètre Statique. Avec ce dernier, la courbe EOTF est respectée.
Bien sûr, il s'agit de valider le choix Statique pour le calibrage donc le mode Filmmaker. C'est en effet le seul associé à ce paramètre (tous les autres, même le mode Cinéma, sont lié au mode Actif). Sinon, le TV est paramétré d'emblée en mode Auto (DCI‑P3). Pour le reste, le traitement vidéo made in Samsung du TQ55S99H reste proche de celui du TQ55S95F de l'an passé avec toutefois quelques améliorations notables. La compensation de mouvement, capable de prendre en charge un signal jusqu'en 165 Hz, est de celles‑ci. Elle propose toujours une précision et un naturel excellents : la fréquence d'affichage s'adapte à la source quelle que soit la cadence du contenu (24, 50, 60, 120, 144 ou 165 im/s) ce qui apporte un surcroît de clarté, surtout pour les chaînes TV. Et, comme l'ont indiqué les ingénieurs Samsung au salon CES de Las Vegas, les artefacts sur les objets en mouvements lorsque la compensation de mouvement est activée sont sensiblement réduits pour une résultat plus naturel.
Doté de la puce NQ4 AI Gen 3 très puissante, boostée au Deep Learning (cf. plus bas) et associé à une dalle Oled à la vélocité extrême, le TQ55S99H progresse en termes de performances des algorithmes d'Upscaling (cf. plus bas), de fluidité et de compensation de mouvement. En premier lieu, un signal 24 Hz natif gagne en fluidité, entendez par‑là que l’effet stroboscopique, sur les panoramiques par exemple, est peu marqué. Le secret de cet affichage tient dans une conversion 5/5 Pull Down du signal, transformant le 24 Hz en 120 Hz (24 x 5 = 120), ce qui a pour effet d'éliminer le phénomène de judder. On retrouve bien sûr la possibilité de personnaliser à son goût les réglages de Flou et de Vibrations pour une image plus ou moins fluide, plus ou moins précise. Là encore, c’est très bon avec un phénomène Stutter (flou de mouvements) mieux contrôlé.
Le processeur NQ4 AI Gen 3 du TQ55S99F embarque toujours 128 modules Deep Learning pour analyser le signal entrant, chacun spécialisé dans une tâche particulière. Et on retrouve le procédé Real Depth Enhancer en provenance des TV LCD de la marque et la fonctionnalité Oled HDR Pro, respectivement responsable d'un traitement d'amélioration de la netteté sur les zones importantes de l'image, celles où se posent les yeux du téléspectateur, et d'une luminosité de la dalle en hausse de 25% minimum (vérifiée par nos mesures SDR et HDR, voir les sections Pre‑Cal SDR/Post‑Cal SDR et Pre‑Cal HDR/Post‑Cal HDR). Au final, via la fonction 4K AI Upscaling, le téléviseur va appliquer le meilleur procédé de mise à l'échelle en fonction de la nature du signal : 720p, 1 080p, signal compressé en provenance du Net, issu d'une plateforme de streaming, image bruitée… En clair, le téléviseur fait appel aux modules adéquats présents dans les entrailles de la puce NQ4 AI Gen 3 pour nettoyer, améliorer et magnifier l'image affichée sur sa dalle Ultra HD 4K.
Cela signifie aussi que le téléviseur est capable de générer seul divers algorithmes d’Upscaling optimisés, en temps réel, essentiellement pour les sources SD et HD via une analyse fine du signal vidéo. Même avec un signal 2 160p, l'impression d'un surcroît de netteté est palpable pour un rendu réellement superbe. Sans doute le résultat d'un léger traitement d'amélioration des contrastes actif en permanence (sauf en mode Jeu) opéré par Samsung. Seules les vidéos internet de qualité trop faible ne peuvent être « rattrapées » avec, pour le coup, un phénomène visible d'artefacts. Le phénomène de postérisation est toujours aussi bien gérée que sur les TV S95F de l'an dernier. C'est immédiatement visible sur certains contenus YouTube, ou même des plateformes de streaming. Au final, l’image Ultra HD 4K offre une fluidité extrêmement stable, de très bons travellings, et une précision exceptionnelle dans les mouvements. Nous avons pu vérifier les dires de Samsung concernant les artefacts de mouvement lorsque la compensation de mouvement est activée, ils sont en effet réduits sur le 55S99H comparé aux ecrans S95F. On retrouve évidemment l'activation du mode Clear Motion, sorte de BFI (Black Frame Insertion) qui permet d'améliorer encore cette précision d'image en mouvement contre un effet de scintillement présent et une perte flagrante de luminosité. De même, la fonction Dynamique Noir du mode Jeu est toujours présente pour améliorer la lisibilité des zones sombres de l'image. Le tout avec un Input Lag toujours exceptionnel de célérité, mesuré à un poil moins de 9,7 ms en 1 080p/60 et moins de 5,4 ms en 2 160p/120.
Pour rappel, le mode Game Motion Plus (adapté au jeu vidéo donc) est également très intéressant, puisqu'il permet d'activer le procédé compensation de mouvement du TV avec les jeux tout en conservant un Input Lag assez bas (21,9 ms en 2 160p/60).