par Vincent Morette
le 09 juin 2026

Valerion VisionMaster Max

A
soutenir
note
8
10
label
prix
4 999 €
les plus
  • Traitement EBL (Amélioration du niveau du noir)
  • Zoom optique et non numérique (pas de perte de résolution ni de luminosité)
  • Luminosité élevée annoncé à 3 500 lumens (mesurée à 3 200 lumens)
  • Lens Shift vertical 105%
  • Input Lag très faible
  • Optique de qualité
  • Design clivant
les moins
  • Instabilité temporelle et thermique
  • Iris dynamique aux abonnés absents
  • Fonction RBE (anti effet arc-en-ciel) bruyante
  • Réglages sortie de carton médiocres (calibrage indispensable)
  • Problème de traduction (cf. explication dans le Verdict pour le réglage Désactivé pour l'iris…)
  • Design clivant
présentation

Ce banc d’essai, comme d'habitude, a été réalisé avec Cédric Louis, calibreur certifié ISF, THX Level II et PVA (Professional Video Alliance) de son état. Nous avons donc utilisé des appareils de mesure de haute précision et dernier cri, comme un Colorimètre Klein K‑10, un spectroradiomètre Jeti Spectraval 1511 HiRes (2 nm), un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo Seven‑G 8K, le tout avec les logiciels Calman Ultimate et ColourSpace. À cela s'ajoute une mire de référence Spectralong et une toile lambertienne Oray Microperf'HD, (gain 0,85 et 2,8 m de base). Pour résumer, ces équipements professionnels (plusieurs dizaines de milliers d'euros à l'achat pour cette configuration) sont les seuls capables d'indiquer le véritable potentiel d'un diffuseur grâce à leur précision exceptionnelle. Notamment pour mesurer avec justesse un vidéoprojecteur en sortie de carton, jauger de ses réelles capacités et constater que les performances du Valerion VisionMaster Max peuvent encore être magnifiées à travers un calibrage fin SDR et HDR dans le but d'exploiter pleinement toutes ses capacités. Avant d'aller plus loin dans notre banc d'essai, il faut s'arrêter sur le design de ce modèle, qui rompt avec les codes esthétiques habituels du segment.

 

Valerion VisionMaster Max : le fer de lance de la gamme

Dévoilé en première mondiale lors du salon IFA 2024, le vidéoprojecteur Valerion VisionMaster Max s'est fait attendre par les passionnés de cinéma à domicile avant sa commercialisation effective à l'automne 2025. Cette arrivée sur le marché fait suite à une période durant laquelle le constructeur s’est concentré sur la livraison de nombreuses précommandes et sur l'installation de sa notoriété à travers le modèle intermédiaire VisionMaster Pro 2. Ce dernier avait notamment posé les bases techniques de la marque en matière de contraste sur la technologie DLP. Avec le modèle Max, Valerion propose une version qui regroupe tout le savoir‑faire de la marque.

 

 

Un design industriel assumé et une connectique masquée

Sur le plan esthétique, l'appareil se présente sous la forme d’un bloc cubique aux lignes industrielles affirmées mesurant 260 x 186 x 234 mm pour un poids de 7,5 kilos. Le châssis fait appel à des ailettes métalliques (cf. photo ci‑dessous) sur ses flancs et arbore une façade noire brillante. À l'arrière, une trappe amovible dissimule la connectique, cette dernière impliquant que le cache reste ouvert dès lors que des câbles y sont raccordés (cf. photo ci‑dessus). Pour piloter l'ensemble, le fabricant fournit un boîtier de commande à distance conçu en aluminium gris brossé. Le niveau sonore en fonctionnement est annoncé pour un minimum de 28 décibels en mode Standard.

 

 

Puce DLP 4K, triple laser RVB et optimisation du contraste

La section technique s'appuie sur une matrice DMD Texas Instruments 0,47" exploitant le procédé de simulation Ultra HD 4K par traitement XPR. La source lumineuse triple laser RVB délivre un flux nominal de 3 500 lumens pour une durée de vie supérieure à 25 000 heures, avec une couverture colorimétrique annoncée à 110% de l'espace couleur Rec.2020. Pour optimiser les performances de cette matrice mono‑DLP, Valerion déploie un procédé propriétaire baptisé Rainbow Effect Terminator, désactivé par défaut, dont le rôle est d'atténuer la visibilité des effets d'arc‑en‑ciel liés à l'affichage séquentiel des couleurs. La gestion de la dynamique lumineuse et de la profondeur des noirs est assurée par un iris mécanique à six paliers réglables associé à l'algorithme EBL (Amélioration du niveau de noir). Le constructeur annonce ainsi un taux de contraste natif maximal de 15 000:1 et un contraste dynamique donné pour 50 000:1.

 

 

Objectif en verre, focale adaptable et Lens Shift motorisé

Le cœur optique du VisionMaster Max repose sur un assemblage de quatorze lentilles en verre. Il propose un zoom optique x1,67 (pas de perte de résolution ni de luminosité) pour un rapport de projection natif oscillant entre 0,9:1 et 1,5:1. Pour les utilisateurs nécessitant un recul plus important, par exemple dans le cadre d'une installation en fond de salle dédiée ou en cabine de projection, le constructeur propose en option un objectif additionnel à visser qui modifie ce ratio pour passer à une configuration de 1,5:1 à 2:1 (cf. photo ci‑dessous).

 

 

L’appareil intègre un système de décalage optique vertical, Lens Shift, entièrement motorisé offrant une amplitude de 105%, ce qui permet d'ajuster la hauteur de l'image sur la toile sans recourir aux corrections numériques de trapèze.

 

Processeur MediaTek, HDR Dolby Vision et interface Google TV

Toute l'électronique de traitement vidéo, l'Upscaling par intelligence artificielle et la gestion du système d'exploitation sont confiées à la puce MediaTek MT9618, épaulée par 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage flash. Ce processeur gère notamment les signaux à haute dynamique de type HDR Dolby Vision, HDR10+, HDR HLG et la cadence cinéma native 24p. Idem pour la certification Imax Enhanced. Le vidéoprojecteur intègre également une certification ISF permettant l'accès à des menus de calibration avancés.

 

 

L'interface logicielle est prise en charge par l'écosystème Google TV, garantissant un accès direct aux principales plateformes de streaming du marché, complété par les protocoles Chromecast (intégré), AirPlay 2 et Miracast ainsi que les intégrations domotiques Apple HomeKit, Google Home et Works with Alexa. À savoir, une fonctionnalité permet de configurer le projecteur pour qu’il contourne l'écran d'accueil au démarrage afin de basculer automatiquement et directement sur l'entrée HDMI active. Enfin, la gestion du protocole Control4 est de mise.

 

HDMI 2.1, performances Gaming et section audio Dolby Atmos

La connectique physique comprend deux entrées HDMI 2.1 (48 Gbps) compatibles avec les signaux informatiques hautes fréquences, une entrée HDMI 2.0 (eARC), un port USB 3.0, un port USB 2.0, un port Ethernet LAN RJ45 au standard Gigabit, une sortie optique et une sortie casque mini‑jack 3,5 millimètres. Les liaisons sans‑fil sont assurées par le Wi‑Fi 6E et le Bluetooth 5.2. Cette section permet notamment un usage gaming avec un retard à l'affichage (Input Lag) annoncé de 4 ms sous un signal 1080p à 240 Hz, 8 ms en 1 080p à 120 Hz, et 15 ms sous un signal 4K à 60 Hz, le tout étant compatible avec les formats d'affichage larges 21:9 et 32:9 et complété par les fonctions d'affichage de mire de visée et d'optimisation des détails sombres. Enfin, la section sonore embarquée délivre une puissance de 2 x 12 W et assure le décodage Dolby Atmos ainsi que le traitement DTS:X et DTS Virtual:X.

spécifications
  • référence Valerion VisionMaster Max
  • interface Google TV, lecteur multimédia, navigateur Internet (via App tierce), Wi‑Fi 6E, UPnP (DLNA), AirPlay 2, Miracast, Chromecast (intégré), Bluetooth 5.2, Podcast, Webradios, Web TV (Widgets)
  • hdr HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, HDR HLG, HDR Dolby Vision, HGiG
  • connectique 2 × HDMI 2.1, 1 × HDMI 2.0 1 × USB 2.0, 1 × USB 3.0, 1 sortie optique, 1 sortie mini‑Jack 3,5 mm, 1 port Ethernet
  • type DLP mono‑DMD 0,47" triple laser RVB
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24/50/60/120/240), Quad HD (1 440p/60/120) en entrée, Ultra HD (2 160p/24/30/50/60), DP Link, Frame Packing, Side‑by‑Side et Top‑and‑Bottom, VGA, SVGA, XGA, WXGA, WUXGA
  • multimédia MP3, AAC, Ogg, Alac, WMA, AIFF, Flac, Wave, Mpeg2 HD, Mpeg4 HD, HEVC, VP9, AV1, AVC/H.264, Xvid, DivXVVC, Jpeg, BMP, PNG, WebP, MKV, MP4, Avi, Mov, Vob, M2TS, TS
  • usage Télécommande, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, 4/3, 16/9, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan, VRR, ALLM, FreeSync Premium, 28 dB en mode Standard, 34 dB en mode Vivid
  • image luminosité 3 500 lumens, contraste 50 000:1, gamut 110 % Rec.2020, Lens Shift vertical motorisé, zoom optique motorisé, ratio de projection 0,9-1,5:1, Anti RBE (effet arc-en-ciel, EBL Pro
  • son 2.0, 24 W (2 x 12 W), compatibilités Dolby Atmos, DTS:X
  • consommation 130 W (SDR)/ 180 W (HDR)
  • dimensions (l x h x p) 259 x 185 x 234 mm
  • poids 7,5 kg
  • diagonale de l'image Jusqu’à 300" (762 cm)
  • résolution native Résolution native 1 920 × 1 080 (Full HD), 4K UHD via wobulation,
  • standard Imax Enhanced Filmmaker Mode Calibration ISF EBL Pro
9
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concurrence

Positionné au tarif indicatif de 4 999 €, le Valerion VisionMaster Max vient chasser sur les terres de la vidéoprojection haut de gamme. Sa polyvalence extrême et son format compact le placent à la croisée des chemins entre les projecteurs connectés tout-en-un les plus performants et les diffuseurs de fond de salle traditionnels.

 

Le Xgimi Horizon 20 Max affiché à 2 999 € est le rival direct le plus direct sur le segment du tri-Laser grand public compact. Lancé récemment, le fleuron grand public de Xgimi partage de nombreuses spécifications avec le Valerion, notamment l'intégration du contrôleur Texas Instruments pour un affichage à 240 Hz (latence de compétition), une forte luminosité (5 700 lumens) et la compatibilité HDR Dolby Vision. Le Xgimi marque des points avec son traitement d'image AISR (Upscaling par IA) et son système sonore Harman Kardon très performant. De son côté, le Valerion VisionMaster Max ne manque pas d'atouts : son iris mécanique à six paliers de réglage associé au traitement EBL offre une densité de noirs et un contraste natif remarquables. De plus, l'optique du Valerion s'avère plus complète avec son zoom et son Lens Shift entièrement motorisés.

 

L'EH-LS12000, fleuron 3LCD à source laser signé Epson, reste un modèle incontournable de cette tranche de prix (4 999 €) pour les amateurs de salles dédiées. Face au traitement d'image du Valerion, l'Epson conserve un piqué chirurgical (grâce à son optique en verre de grande taille) et une absence totale d'effets d'arc-en-ciel (RBE) ou de speckle laser, inhérents à la technologie mono-DLP tri-laser du VisionMaster Max. En revanche, le Valerion a pour lui la compatibilité HDR Dolby Vision et HDR Dolby Vision Gaming (absente chez Epson), un encombrement divisé par trois et une interface Google TV connectée ultra-complète.

 

Un peu moins onéreux, 2 999 €, le projecteur BenQ W4000i à source 4LED reste une référence pour la précision de sa colorimétrie en sortie de carton (certifié d'usine). Le BenQ offre un piqué d'image exceptionnel au déballage grâce à sa matrice DLP de taille supérieure (0,65" contre 0,47" pour le Valerion). Toutefois, le VisionMaster Max affiche une luminosité brute bien plus importante, une couverture de l'espace couleur Rec.2020 phénoménale (110%), et surtout une flexibilité d'installation royale grâce à son zoom et son Lens Shift vertical entièrement motorisés.

 

Le ticket d'entrée dans le monde de la projection Ultra HD 4K native à matrices SXRD chez Sony s'établit à 5 000 € avec le VPL-XW5000ES. Le processing d'image de Sony (X1 for Projector ou XR Processor) et la densité naturelle de ses noirs restent parmi les meilleurs du marché. Pour sa part, le VisionMaster Max offre un rapport fonctionnalités/prix insolent : il intègre un système sonore complet, une interface Smart TV moderne (Google TV), une réactivité gaming hors norme (VRR/ALLM) et la prise en charge du HDR Dolby Vision, autant d'éléments absents de la dotation du modèle nippon.

concurrence
  • référence Valerion VisionMaster Max
  • interface Google TV, lecteur multimédia, navigateur Internet (via App tierce), Wi‑Fi 6E, UPnP (DLNA), AirPlay 2, Miracast, Chromecast (intégré), Bluetooth 5.2, Podcast, Webradios, Web TV (Widgets)
  • type DLP mono‑DMD 0,47" triple laser RVB
  • diagonale de l'image Jusqu’à 300" (762 cm)
  • standard Imax Enhanced Filmmaker Mode Calibration ISF EBL Pro
  • résolution native Résolution native 1 920 × 1 080 (Full HD), 4K UHD via wobulation,
  • hdr HDR10, HDR10+, HDR10+ Adaptive, HDR HLG, HDR Dolby Vision, HGiG
  • connectique 2 × HDMI 2.1, 1 × HDMI 2.0 1 × USB 2.0, 1 × USB 3.0, 1 sortie optique, 1 sortie mini‑Jack 3,5 mm, 1 port Ethernet
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24/50/60/120/240), Quad HD (1 440p/60/120) en entrée, Ultra HD (2 160p/24/30/50/60), DP Link, Frame Packing, Side‑by‑Side et Top‑and‑Bottom, VGA, SVGA, XGA, WXGA, WUXGA
  • multimédia MP3, AAC, Ogg, Alac, WMA, AIFF, Flac, Wave, Mpeg2 HD, Mpeg4 HD, HEVC, VP9, AV1, AVC/H.264, Xvid, DivXVVC, Jpeg, BMP, PNG, WebP, MKV, MP4, Avi, Mov, Vob, M2TS, TS
  • usage Télécommande, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, 4/3, 16/9, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan, VRR, ALLM, FreeSync Premium, 28 dB en mode Standard, 34 dB en mode Vivid
  • image luminosité 3 500 lumens, contraste 50 000:1, gamut 110 % Rec.2020, Lens Shift vertical motorisé, zoom optique motorisé, ratio de projection 0,9-1,5:1, Anti RBE (effet arc-en-ciel, EBL Pro
  • son 2.0, 24 W (2 x 12 W), compatibilités Dolby Atmos, DTS:X
  • consommation 130 W (SDR)/ 180 W (HDR)
  • dimensions (l x h x p) 259 x 185 x 234 mm
  • poids 7,5 kg
verdict technique

Dès la mise en route et l'accès aux premiers menus de configuration, le Valerion VisionMaster Max impose un protocole d'installation rigoureux, notamment en raison de l'écosystème Google TV qui nécessite une validation initiale par étapes avant de pouvoir accéder aux réglages physiques de l'appareil. Durant toute cette phase d'initialisation et de saisie de texte à l'écran, le contrôle s'avère d'autant plus lourd que la télécommande fonctionne exclusivement en mode infrarouge tant que l'appairage complet n'est pas finalisé, ce qui contraint à viser précisément le capteur du projecteur. Ce n'est qu'une fois la configuration Google terminée et la liaison Bluetooth activée que la navigation gagne en fluidité.

 

Lens Shift salutaire et exigence d'une toile neutre

L'utilisation du décalage optique vertical motorisé de 105% s'avère un atout majeur permettant de caler l'image au millimètre dans le cadre de notre toile de référence sans altérer la structure des pixels, une caractéristique physique précieuse qui évite les dégradations liées aux corrections numériques. Sans Lens Shift horizontal, il faut en revanche que le vidéoprojecteur reste pile dans l'axe de l'écran pour éviter une correction trapézoïdale de type numérique, dégradant inévitablement le rendu (résolution en baisse et halo de lumière sur toute la surface de la matrice pour un contraste perçu en berne). Pour l'affichage, l'association avec une toile blanche neutre et sans aucun gain, à l'image de notre écran Oray Microperf HD (gain 0,85 et 2,8 m de base), s'avère impérative afin de prévenir tout effet de miroitement ou de paillettes, un phénomène auquel les sources lumineuses à triple laser sont particulièrement sujettes. De plus, la gestion d'un tel flux lumineux exige une pièce aux parois sombres, voire une salle dédiée, pour éviter que les rayonnements parasites de l'environnement ne viennent polluer la perception de l'image.

 

 

Colorimétrie perfectible en sortie de carton et piqué cinéma

En sortie de carton, en mode Cinéma, les mesures initiales révèlent un comportement colorimétrique typique des diffuseurs tri‑laser, marqué par une dérive visible de la balance des blancs qui tire de manière globale vers une teinte verte. Ce point se traduit donc par une carnation à la restitution imparfaite en mode d'origine. Un calibrage du Valerion VisionMaster Max s'impose donc (cf. notre section Benchmark pour constater ses bienfaits). Heureusement, l'architecture logicielle de l'appareil propose des menus de réglages avancés particulièrement complets et intelligemment ordonnés. Sur le plan de la définition brute, le piqué d'image d'origine se montre volontairement très conservateur et doux, fidèle à une approche typée cinéma. Pour réveiller les textures les plus complexes et accentuer l'acuité visuelle sur les signaux Ultra HD, il est nécessaire de solliciter manuellement le curseur de Netteté, en veillant toutefois à ne pas forcer le trait pour éviter l'apparition d'artefacts ou de boursouflures sur les contours.

 

 

Contraste, luminosité et attente d'une mise à jour Firmware

Sur le terrain du contraste et de la dynamique lumineuse, comme toujours la vérification met en lumière un écart notable entre les spécifications annoncées (3 500 lumens) et les fonctionnalités effectivement disponibles au moment de notre test (3 200 lumens mesurés). En effet, le dispositif d'iris dynamique, dont la mention est pourtant explicitement inscrite sur l'habillage de l'optique de l'appareil (cf. photo ci‑dessous), n'est pas opérationnel dans cette version logicielle. Par conséquent, le taux de contraste dynamique théorique de 50 000:1, conditionné par l'action conjointe de cet iris et de la modulation laser, ne peut pas être obtenu lors des mesures. Le travail sur les noirs résiduels repose ainsi uniquement sur l'action fixe de l'iris mécanique à six paliers et sur l'algorithme Amélioration du niveau du noir (EBL pour Enhanced Black Level, cf. photo ci‑dessus). Il va sans dire que nous attendons, à l'instar de tous les possesseurs du Valerion VisionMaster Max, une mise à jour Firmware afin de débloquer l'intégralité des capacités matérielles de la machine.

 

 

Gestion de l'iris fixe et limites de l'algorithme EBL

Lorsque l'iris est en mode Désactivé, qui correspond en fait au mode Automatique (problème de traduction qui amène de la confusion ; il faut passer par le réglage Manuel pour l'ouvrir au maximum donc le désactiver…), le projecteur délivre une puissance de 1 507 lumens une fois calibré (calibrage à 100 nits pour un rendu HDR cohérent sur un vidéoprojecteur). Pour optimiser la densité des noirs et obtenir le meilleur rapport de contraste natif actuellement disponible, il est nécessaire de fermer manuellement l'iris à son niveau maximal (paramètre Manuel, palier 6, cf. photo ci‑dessous), ce qui réduit le flux lumineux à une valeur toutefois suffisante pour éclairer une base d'écran blanc neutre de 2,8 mètres aux normes HDR. L'activation du procédé Amélioration du niveau du noir dans les menus permet alors de compenser en partie cette baisse de luminosité globale en modulant la puissance des lasers. Cependant, ce traitement électronique montre des comportements spécifiques en présence de sous‑titres blancs ou d'objets très brillants au sein de scènes sombres, avec des effets de « pompage » désagréables, l'algorithme tendant à abaisser la luminosité globale pour préserver les noirs. De plus, sur les scènes sombres comportant de petits points très lumineux comme des flammes ou des torches, l'intensité de ces éclats se voit adoucie et plutôt diffus, la priorité du traitement restant focalisée sur la baisse du niveau de lumière global des lasers. Dernier défaut du réglage Amélioration du niveau du noir, sa propention à « refroidir » l'image lors des transitions rapides (d'une scène sombre à une autre lumineuse par exemple).

 

 

Gestion HDR Dolby Vision et fluidité 24p au rendez‑vous

Malgré ces contraintes, les performances globales du diffuseur forcent le respect, notamment en présence de contenus HDR. La gestion du HDR10 bénéficie d'un système de Tone Mapping efficace qui évite la surexpression rapide des hautes lumières et préserve de manière constante la lisibilité dans les zones de pénombre, ce qui constitue une qualité remarquable pour un appareil exploitant une matrice mono‑DLP. Le passage aux contenus HDR Dolby Vision permet d'aller encore plus loin en offrant un pilotage plus fin et dynamique de la plage lumineuse. Le visionnage de séquences nocturnes complexes, à l'image des scènes sous la pluie battante dans The Batman, devient alors une expérience immersive mémorable, subimée par la densité des noirs et la gestion des contrastes du système de Valerion. De son côté, la compensation de mouvement se comporte de manière rigoureuse en présence des flux de cinéma traditionnels en 24p, manifestant relativement peu de sautillement outrancier et offrant une modulation précise de l'insertion de trames selon les préférences du spectateur (cf. photo ci‑dessous). À savoir, l'utilisateur doit impérativement veiller à activer manuellement la fonction Amélioration du niveau du noir ainsi que l'ajustement de l'iris, ces deux paramètres physiques et algorithmiques majeurs étant curieusement désactivés par défaut dans l'intégralité des modes d'affichage de l'appareil.

 

 

Bruit de fonctionnement et section sonore d'appoint

Un mot enfin sur deux aspects d'intégration importants que sont le traitement du bruit et la section sonore. L'activation de la technologie Rainbow Effect Terminator, conçue pour éliminer les effets arc‑en‑ciel liés à la technologie DLP, remplit efficacement son rôle en réduisant de manière notable la perception de ces flashs colorés pour les personnes sensibles. Cependant, ce procédé mécanique s'accompagne d'une contrepartie acoustique sous la forme d'un sifflement aigu permanent et bien audible. Ce dernier provient de l'accélération brutale des fréquences de rafraîchissement électroniques et mécaniques du bloc optique DLP pour éliminer l'effet arc‑en‑ciel. Heureusement, en utilisation normale et sans cette option, le bruit de ventilation interne reste confiné à une valeur contenue, aux alentours de 34 dB (soit sensiblement plus que les 28 dB annoncés par le constructeur). Du côté des haut‑parleurs intégrés, l'équipement acoustique de 2 x 12 W délivre des sonorités qui disposent de plus de corps et de matière que la moyenne des diffuseurs concurrents. Bien que l'étroitesse physique du châssis limite l'ampleur et la séparation spatiale nécessaires pour simuler une véritable bulle Dolby Atmos ou DTS:X en mode Cinéma, cette section sonore s'avère suffisante pour assurer un rôle de dépannage. 

conclusion

Le Valerion VisionMaster Max pose indiscutablement les jalons de ce que sera la vidéoprojection grand public de demain. En associant une source lumineuse tri‑Laser RVB d'une pureté absolue à une excellente optique dotée d'un véritable décalage vertical motorisé, l'appareil s'affranchit des contraintes d'installation habituelles de sa catégorie et délivre des images d'une richesse colorimétrique spectaculaire, magnifiées par sa gestion dynamique du HDR10 et du HDR Dolby Vision.

 

 

Cette débauche technologique est aujourd'hui freinée par un logiciel inabouti au moment de notre test. L'absence d'iris dynamique (pourtant promis par l'habillage de la lentille) est regrettable et la désactivation systématique par défaut des fonctions clés de contraste (iris fixe et traitement EBL), quelque soit le mode Image, oblige l'utilisateur à un travail de configuration fastidieux pour exploiter le potentiel de la machine (à faire heureusement une seule fois lors du premier choix de chaque mode). Autre remarque, les personnes sensibles à l'effet arc‑en‑ciel devront composer avec le sifflement aigu généré par le technologie Rainbow Effect Terminator si ce dernier est activé.

 

Malgré ces péchés de jeunesse qui, nous l'espérons, seront rapidement corrigés par une mise à jour corrective du Firmware, Valerion signe une entrée fracassante dans l'arène des diffuseurs ultra haute définition. Si vous êtes prêt à passer un peu de temps dans les sous‑menus pour dompter sa puissance, le VisionMaster Max offre un rapport qualité/prix/performances inédit sur le marché actuel. Une très belle surprise.

benchmark
  • valeur spectrale
  • pre-cal SDR
  • post-cal SDR
  • pre-cal HDR
  • post-cal HDR
  • gamut Coverage DCI-P3
  • gamut Coverage BT2020
  • gamut Ring BT2020
  • traitements image et Input Lag
valeur spectrale

Cliquez pour la capture pour zoomer…

 

Concernant le spectre tonal sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct (sinon, les résultats mesurés sont erronés), on constate une forme extrêmement pointue pour chacune des des longueurs d'onde des trois couleurs, ce qui augure d'un calibrage minutieux. Avec ce type de spectre tonal, il est en effet impératif d'utiliser un spectroradiomètre de très grande précision sous peine d'un postulat initial biaisé. Et, logiquement, de mesures érronnées tout au long du banc d'essai… Ça tombe bien, notre récent spécimen, le Jeti Spectraval 1511 HiRes est un modèle 2 nm, donc parfaitement adapté à la situation.

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pre-cal SDR
balance des blancs dE (moyen) 6,08 gamut Rec.709 dE (moyen) 3,78 gamma 2,18 mode image Cinéma

Cliquez sur la capture pour zoomer…

 

Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Les mesures de précalibrage en mode Cinema affichent une Balance des Blancs vraiment médiocre avec un Delta E moyen relevé à 6,08 (avec des écarts maximums de 8,25). La courbe de gamma manque de linéarité et son graphique induit une image surexposée, trop plate. La température de couleur affiche 7 361 °K (cf. capture ci‑dessus) délivre un rendu assez froid. De son côté, l'espace colorimétrique Rec.709 affiche un Delta E moyen de 3,78 et le plus grand écart affiche 8,37 (cf. photo ci‑dessus). Sur ce point, c'est beaucoup mieux, sans être excellent.

 

Il est évident que pour n’importe quel utilisateur, le fait de pouvoir profiter dans de bonnes conditions, ou presque, de son vidéoprojecteur dès la sortie de carton est un plus. En revanche, si Monsieur Toutlemonde peu exigeant sur la précision de l'image peut se contenter de ces résultats, c’est impossible pour nous, habitués que nous sommes à un rendu colorimétrique quasi‑parfait sur nos diffuseurs. Les mesures du Valerion VisionMaster Max au premier allumage démontrent en effet que ce dernier n'est pas optimal, notamment en matière Balance des Blancs, ce qui vient bien sûr fausser le rendu à l'écran des couleurs, notamment de la carnation. Un calibrage s'impose, donc.

 

À savoir, les valeurs affichées en nits, ou cd/m2, sur la capture ci‑dessus sont valables uniquement pour notre configuration de test et sont susceptibles de varier sensiblement selon l'écran. Pour jauger des performances réelles du vidéoprojecteur testé, cette dernière s'avère peu judicieuse, il faut donc garder en valeur étalon la luminosité réellement mesurée, soit 3 200 lumens.

10
10
post-cal SDR
balance des blancs dE (moyen) 0,47 gamut Rec.709 dE (moyen) 0,73 gamma 2,38 mode image Cinéma

Cliquez sur la capture pour zoomer…

 

Le calibrage change la donne. On touche désormais à l'excellence. Nous relevons une Balance des Blancs qui affiche des écarts Delta E maximum de 0,93 pour un Delta E moyen de 0,47. La courbe de gamma quasiment linéaire est mesurée à 2,38 pour une température de couleur relevée à 6 553 °K (cf. capture ci‑dessus et explications plus bas), mais il faut signaler que sur ce point chacun peut ajuster le gamma proche d'une valeur de 2,2 (salle éclairée) ou 2,4 (salle obscure). Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec une très belle précision : Delta E moyen relevé à 0,73 en Rec.709 (écart max à 2,55). On le constate aisément, un calibrage dans les règles change donc sensiblement la donne même si certains aspects ne sont pas totalement corrigés.

 

À savoir, les valeurs affichées en nits, ou cd/m2, sur la capture ci‑dessus sont valables uniquement pour notre configuration de test et sont susceptibles de varier sensiblement selon l'écran. Pour jauger des performances réelles du vidéoprojecteur testé, cette dernière s'avère peu judicieuse, il faut donc garder en valeur étalon la luminosité réellement mesurée, soit 3 200 lumens.

6
10
pre-cal HDR
balance des blancs dE (moyen) 11,95 deltaE ITP 20 gamut Rec.2020 dE à 50% (moyen) 7,95 mode image Cinéma

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Si les mesures en sortie de carton, en SDR, n'étaient pas fameuses, c'est pire encore en HDR. Les mesures de précalibrage en mode Cinema affichent une Balance des Blancs carrément à l'ouest avec un Delta E moyen relevé à 11,96 (avec des écarts maximums de 17,43). De son côté, l'espace colorimétrique Rec.2020 affiche un Delta E moyen de 7,95 et le plus grand écart affiche 12. Là encore, c'est donc mauvais.

 

Concernant le respect de la courbe EOTF, le Valerion VisionMaster Max n'est pas exceptionnel. Elle est en effet sur une grande partie au‑dessus de la norme. Direction nos outils de calibrage avec l'objectif de corriger le problème.

 

À savoir, les valeurs affichées en nits, ou cd/m2, sur la capture ci‑dessus sont valables uniquement pour notre configuration de test et sont susceptibles de varier sensiblement selon l'écran. Pour jauger des performances réelles du vidéoprojecteur testé, cette dernière s'avère peu judicieuse, il faut donc garder en valeur étalon la luminosité réellement mesurée, soit 3 200 lumens.

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post-cal HDR
balance des blancs dE (moyen) 2,58 deltaE ITP 10 gamut Rec.2020 à 50% (moyen) 3,93 mode image Cinéma

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Après calibrage, la Balance des Blancs affiche des écarts Delta E maximum de 11,48 pour un Delta E moyen de 2,58 (cf. photo ci‑dessus). Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec un Delta E moyen relevé à 3,93 (écart max à 4,8). On le constate aisément, s'il ne règle pas entièrement l'imprecision des couleurs et de l'échelle de gris, un calibrage dans les règles change sensiblement la donne.

 

Concernant le respect de la courbe EOTF, ce n'est toujours pas parfait notamment au début et à la fn de la courbe. On se rapproche toutefois sensiblement de la norme.

 

À savoir, les valeurs affichées en nits, ou cd/m2, sur la capture ci‑dessus sont valables uniquement pour notre configuration de test et sont susceptibles de varier sensiblement selon l'écran. Pour jauger des performances réelles du vidéoprojecteur testé, cette dernière s'avère peu judicieuse, il faut donc garder en valeur étalon la luminosité réellement mesurée, soit 3 200 lumens.

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gamut Coverage DCI-P3

En l'absence de contenus natifs Rec.2020, et compte tenu des perspectives de voir arriver ces derniers avant un moment, la mesure pertinente en termes de gamut est celle de l'espace couleur DCI‑P3 (celui utilisé pour le cinéma). Avec le Valerion VisionMaster Max, le DCI‑P3 est couvert à 98,44%, un résultat excellent.

gamut Coverage BT2020

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Malgré l'absence de contenus natifs Rec.2020, nous avons réalisé les mesures idoines. Avec le Valerion VisionMaster Max, le Rec.2020 est couvert à 96,9%. Encore une fois, c'est un très bon résultat.

gamut Ring BT2020

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Pour faire simple, la mesure Gamut Ring BT2020 est basée sur le volume de couleur calculé en tenant compte de la courbe PQ ST‑2084. Celle‑ci permet d'apprécier rapidement et de visu les performances d'un diffuseur en présence d'un signal HDR. En effet, historiquement, on évalue la capacité d'un écran à afficher des couleurs (son Gamut) en utilisant le classique diagramme de chromaticité CIE 1931 (le fameux triangle des couleurs). Le problème de ce diagramme est qu'il est strictement en 2D (teinte et saturation) et ignore totalement la luminosité (la luminance).

Avec l'avènement du HDR (High Dynamic Range), la luminosité maximale des écrans a explosé. Toutefois, les couleurs primaires perdent souvent leur saturation à haute luminance. Il est donc devenu judicieux de mesurer un volume de couleurs en 3D (Teinte, Saturation + Luminosité). Cependant, un graphique en 3D est souvent complexe à lire et à analyser sur un écran plat ou du papier.

 

Pour résoudre ce problème de lisibilité, les chercheurs (notamment au sein de la Society for Information Display) ont inventé les Gamut Rings : le volume de couleurs 3D (généralement modélisé dans l'espace colorimétrique CIELAB) est découpé en plusieurs tranches horizontales, selon différents paliers de clarté/luminosité (notés L*), généralement par intervalles de 10 (de 0 à 100) et, ensuite, ces tranches sont aplaties et superposées de manière concentrique sur un seul et même plan 2D, formant une série d'anneaux.

Grâce à ces anneaux, on peut voir d'un seul coup d'œil la teinte, la saturation (chroma) et la luminance sans avoir besoin de faire pivoter un modèle 3D virtuel. Plus la surface des anneaux est étendue vers l'extérieur, plus l'écran est capable de maintenir des couleurs pures et hautement saturées, même à de très forts niveaux de luminosité.

 

Au final, la couverture du Gamut Ring BT2020 s'établit à 66,1%, une valeur somme toute logique en considérant la nature du diffuseur, un vidéoprojecteur à la dynamique lumineuse réduite.

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traitements image et Input Lag

Au cœur du Valerion VisionMaster Max officie une association particulièrement redoutable : le chipset haut de gamme MediaTek MT9655 (épaulé par 4 Go de Ram) travaille de concert avec le tout nouveau contrôleur d’affichage DLPC8445 de Texas Instruments. Cette débauche de puissance brute porte immédiatement ses fruits sur la fluidité et la compensation de mouvement.

 

Le procédé d'interpolation de trames maison se montre d'une efficacité redoutable. Même poussé sur son niveau intermédiaire, il parvient à éradiquer les saccades judder natives des flux 24p sans générer d’effet « caméscope » outrancier ni d'artefacts notables autour des objets en mouvement rapide. Les travellings restent d’une parfaite netteté, un excellent point pour les retransmissions sportives ou les scènes d’action complexes. Le constat est tout aussi flatteur concernant la mise à l’échelle (Upscaling) des sources de définitions standards ou HD (1 080p). Le processeur déploie des algorithmes d’accentuation des contours et de réduction du bruit vidéo particulièrement fins. Les images issues de disques Blu‑Ray s’offrent une seconde jeunesse, profitant d’un regain de piqué flagrant et d’une texture très « cinéma » sans remontée d'artefacts de compression (Mosquito Noise) ou de grain artificiel.

 

Au chapitre des regrets, l'absence d'iris dynamique. On aurait bien aimé jauger de l'image avec le ratio de contraste annoncé de 50 000:1. De même, l'activation initiale des modes RBE (Rainbow Effect Terminator pour juguler l'effet arc‑en‑ciel) et Amélioration du niveau du noir (EBL) lors de la première utilisation de chaque mode d'image est pénible. Mais cela n'empêche pas de constater leur redoutable efficacité une fois activés. C'est vraiment remarquable.

 

C'est plus encore sur le terrain de la réactivité que le VisionMaster Max crée une véritable rupture dans l'univers de la vidéoprojection Ultra HD 4K. Traditionnellement relégués loin derrière les moniteurs PC et les téléviseurs d'un point de vue de la latence, les projecteurs grand public franchissent avec lui un cap historique. Grâce à la parfaite intégration des technologies VRR (Variable Refresh Rate) et ALLM (Auto Low Latency Mode) via ses entrées HDMI 2.1, le Valerion bascule instantanément dans une configuration d'une fluidité absolue dès qu'une console de salon (PS5/Xbox Series X) ou un PC de jeu est détecté. Mieux encore, il s'agit de l'un des tout premiers diffuseurs de sa catégorie à supporter nativement le Dolby Vision Gaming.

Manette en main, l'expérience est tout simplement foudroyante. Les mesures de notre laboratoire confirment la promesse constructeur d'une latence ultra‑faible, mesurée à 17 ms avec une console en 2 160p/120 et 5 ms en 1 080p/240. L'Input Lag est alors totalement imperceptible, éliminant tout décalage entre l'action sur les sticks et la réponse à l'écran. Qu'il s'agisse de jeux de tir à la première personne (FPS) ou de simulations de course automobile, le VisionMaster Max rivalise avec les meilleurs écrans plats du marché et s'impose, à ce jour, comme la nouvelle référence absolue du gaming sur très (très !) grande diagonale.

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