The Green Hornet

Année : 2011
Réalisateur : Michel Gondry
Interprètes : Seth Rogen, Cameron Diaz, Jay Chou, Christoph Waltz, Edward Furlong, Edward James Olmos
Éditeur : SPHE
BD : BD-50, 119', toutes zones
Genre : super-héros, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 18/05/11
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (Mpeg4 AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français, anglais, arabe, néerlandais
Amazon
12,15 €
Comment le réalisateur de Eternal Sunshine of a Spotless Mind allait‑il trouver ses marques dans un film de super‑héros à la sauce Hollywood ? Certaines séquences de Soyez sympas, rembobinez ! pouvaient déjà nous mettre sur la voie, avec ses remakes cheap de SOS fantômes et Spiderman.

Avec The Green Hornet, Michel Gondry s’attaque donc à l’adaptation d’une série à succès des années 1960, qui permit notamment à Bruce Lee, dans le rôle de Kato, le sidekick du Frelon, de se faire connaître. Il faut dire que la matière d’origine, délirante et kitsch à souhait, laissait déjà présager un traitement décalé, tant le couple formé par ce fils à papa qui s’improvise super‑héros, et son majordome asiatique expert en tout, contenait déjà une importante charge satirique. À la mort de son père, un riche héritier de Los Angeles, sympathique et bon à rien, décide donc de devenir un super‑héros, en même temps qu’il essaie de gérer le journal familial.

Plus proche de Kick‑Ass que de The Dark Knight : le Chevalier Noir, Gondry s’amuse à retourner tous les codes du genre. Résultat, The Green Hornet contient deux films en un : d’un côté un cahier des charges parfaitement rempli (de l’action, des fusillades, des gadgets fous, une séquence finale dans un immeuble pour le moins inattendue), et de l’autre, une parodie constante de ce même cahier des charges : ici, le super‑héros est un loser tandis que son assistant fait des merveilles (le contraire du couple formé par Batman et Robin par exemple). Quant au méchant (formidable Christoph Waltz), il ressemble à un petit roquet qui cherche désespérément à faire peur. Une très bonne surprise.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 10/06/11
Liste des bonus
- Choix du film en 2D ou 3D
- Comparaison film/story-board animé en 3D (résultat à découvrir bientôt dans le test 3D du film)
- Commentaires audio de Seth Rogen, Michel Gondry et d'un producteur
- Scènes supplémentaires en HD (26')
- Bêtisier en HD (7')
- Portrait de Michel Gondry au travail en HD (9')
- Casting de Kato en HD (6')


Commentaire
Voici d'excellents compléments à découvrir absolument. À commencer par le portrait de Gondry sur le tournage. Entrecoupé de courts entretiens avec l'équipe du film, on le découvre improviser une scène à la vue d'un écran LCD cassé formant un étrange motif, ou encore tenter de faire sauter un stylo posé sur une mallette directement dans un pot à crayons (pour les besoins du film naturellement). À la fois détendu (excellente blague à mi‑parcours…), on le découvre aussi et surtout concentré, bouillonnant d'idées et un peu fou… Un très bon moment.

En plat de résistance, nous vous conseillons ensuite les commentaires audio. L'accent so french de Gondry et la voix grave d'outre‑tombe de Rogen sont succulents.

En dessert, le petit sujet sur Kato, véritable star en Chine, finira de vous divertir intelligemment. Comme la plupart de ces bonus d'ailleurs, absolument pas promotionnels. On ne passe pas loin de la note maximale. Un petit retour sur le film original et ses interprètes n'aurait pas été pour nous déplaire, surtout pour les plus jeunes.

Note bonus : 5/6
Image
Du miel de frelon vert… Tout ce que l'on aime. Image à la fois irréprochable techniquement parlant et assumée esthétiquement. On écarquille les yeux de bout en bout. Une richesse réelle faite de textures palpables, de couleurs corsées, de décors hallucinants et de contrastes puissants. Et si l'on parvient à noter un minuscule grain de temps à autre, on ne peste jamais contre cette présence argentique salvatrice. Dense, beau, lisible, fun.
Top image : 25'03 (premier effet Kato), 66'70 (bulldozer volant), 74'30 (la rumeur se répand et les écrans se divisent…)
Note image : 6/6
Son
Français DTS-HD Master Audio 5.1 ou anglais DTS‑HD Master Audio 5.1 ? Même combat pour les fantaisies sonores, les nombreux gimmicks, les bruitages en cascades, la musique cool et les nombreuses séquences de baston distillés sur les cinq enceintes et le caisson de basses. Bref, une bande‑son de haut vol. Ensuite comme d'habitude, le jeu des comédiens, étroitement lié aux vois originales, fait la différence. Et pour le coup, leur verve sonore est bien plus appréciable en VO qu'en VF. Si la lecture des sous‑titres ne vous gênent pas trop, privilégiez donc la VO, l'ambiance monte d'un cran et l'immersion du spectateur aussi.

À savoir, si vous regardez le film en 2D à partir du BD 3D (le menu vous laisse le choix), seule la VF bénéficie d'une piste DTS HD Master Audio 5.1. La VO est « seulement » proposée en Dolby Digital 5.1.
Top son : 43'08 (première sortie de la Black Beauty sur Gangsta Paradise de Coolio : tordant ! )
Note son : 5/6


PLANNING
BONNES AFFAIRES
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