Apocalypse Now

Édition définitive
Année : 1979
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Interprètes : Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvall, Frederic Forrest, Sam Bottoms, Laurence Fishburne
Éditeur : Pathé
BD : 3 BD-50, 147' (version de 1979)/202' (version Redux)', zone B
Genre : guerre, couleurs
Interdiction : tous publics (certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes)
Sortie : 27/04/11
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (Mpeg4 AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
21,93 €
D’emblée, la séquence d’ouverture du film en dit long sur les trois heures d’odyssée à venir. Une forêt dense et incandescente, un paysage d’enfer sur terre, nappé des partitions à la fois sombres et exotiques de la chanson prédicatrice des Doors, The End. Cet enfer donc, puis l’enfermement d’un homme, le capitaine Willard (Martin Sheen) ‑regard absent, comme dédoublé, sur fond noir‑ imbibé d’alcool et suintant l’angoisse existentielle. Le début d’Apocalypse Now a des allures de fin de règne.

Longtemps considéré à tort comme un film sur la guerre du Vietnam, Apocalypse Now incarne davantage une sorte de traversée, un trip hallucinatoire jusqu’aux vestiges d’une étrange civilisation sur laquelle règne un homme mystérieux, ancien militaire, le général Kurtz (Marlon Brando), niché aux confins de la frontière cambodgienne. Willard et ses hommes ont donc pour mission de le retrouver et le faire disparaître.

Bien que la source d’inspiration ne soit pas explicitée, Apocalypse Now puise ses références matricielles dans le roman de Joseph Conrard, Au cœur des ténèbres (1899). Bien au‑delà d’une confrontation face à un camp rival, les soldats de l’armée américaine ont perdu la notion du contrôle, jusqu’à celle du temps. Leur guerre à eux est travestie en une gigantesque farce dans laquelle drogues, Bunnies et planches de surf cohabitent étrangement.

À l’expérience supposée sanguinaire et belliqueuse, advient un voyage psychédélique, ravivant les fantômes d’une Amérique déboussolée et les cauchemars originaires de l’individu. Un chef‑d’œuvre réalisé par Francis Ford Coppola, qui a obtenu la Palme d’or à Cannes en 1979.
Carole Lépinay - Publié le 12/07/11
Liste des bonus (sélection)
- Commentaire audio sur la version Redux du réalisateur Francis Ford Coppola
- Entretien avec Martin Sheen (59')
- Interview de Francis Ford Coppola et du scénariste John Millius (50')
- Fred Roos : le casting (12')
- Scène inédite : l'embarcation aux singes (3')
- Scènes inédites (24')
- La destruction du camp de Kurtz (6')
- Heart of Darkness par Orson Welles (1938) (36')
- The Hollow Men (17')
- La naissance du son 5.1 (6')
- L'hélicoptère fantôme (4')
- Trois cents kilomètres de pellicule : le montage d'Apocalypse Now (18')
- La musique (15')
- La bande sonore synthétisée par Bob Moog
- Vous avez entendu de bons films récemment ? Le son d'Apocalypse Now (15')
- Le mixage final (3')
- Apocalypse Now hier et aujourd'hui (4')
- Extrait de la conférence de presse de 1979 (3')
- Interview de Claude Berri : sa position face au film en tant que distributeur (4')
- Interview en 2001 de Francis Ford Coppola par le critique Roger Erbert (38')
- Conférence de presse 2001 (45')
- L'équipage du patrouilleur (4')
- La palette de couleurs d'Apocalypse Now (4')
- Hearts of Darkness, l'apocalypse d'un metteur en scène (96')
- Commentaires audio de Francis Ford et Eleanor Coppola, son épouse et réalisatrice du making of Hearts of Darkness (96')
- Extraits du scénario de John Milius et notes de Francis Ford Coppola
- Galerie de story‑boards, photos d'archives et archives publicitaires
- Le livret Apocalypse Now, un cauchemar psychédélique par Jean-Baptiste Thoret


Commentaire
Livrée dans sa version définitive renfermant la version de 1979 et la version Redux plus longue de 50 minutes et une dizaine de scènes supplémentaires, le chef‑d'œuvre de Coppola se pare de plus de cinq heures de bonus pour nous dévoiler ses analyses minutieusement détaillées.

Les commentaires audio creusent en profondeur les thématiques de cette odyssée légendaire, tandis que données techniques (le travail effectué sur le son, les couleurs, le choix laborieux d'acteurs charismatiques), scènes inédites et autres documents d'archives, viennent alimenter cette édition absolument complète.

Puis, le making of inédit Hearts of Darkness (conçu par l'épouse du cinéaste, Eleanor Coppola) nous révèle les conditions cataclysmiques du tournage, toujours à deux doigts d'une expérience limite et impossible.

Enfin, le livret analytique écrit par Jean‑Baptiste Thoret (critique de cinéma et collaborateur d'AVCesar.com) constitue une approche à la fois documentaire, esthétique et historique du film. Des suppléments royaux signés Pathé pour un empire cinématographique.
Note bonus : 6/6
Image
Le choc des images ! On se doutait que nous allions vivre un moment fort en enfournant la galette dans le lecteur -la restauration du film (les deux versions bien sûr) plan par plan supervisée par Francis Ford Coppola laissait augurer du meilleur- mais le résultat dépasse toutes nos espérances. Jamais, ô grand jamais (sauf peut-être à sa sortie en salles…), la qualité visuelle d'Apocalypse Now n'a atteint un tel sommet.
Et si la version Redux est encore un cran au‑dessus de la version de 1979, elle le doit à ces magnifiques plans additionnels de jungle à la photographie extraordinaire, faite de tons ocre, orangés et verts profonds. Les couleurs de la flore incroyablement saturées explosent à côté des fumigènes multicolores. Et les contrastes sont maîtrisés à la perfection.
Il faut d'ailleurs décerner une mention spéciale au film sur ce point. L'image réussit l'exploit d'être à la fois sombre, voire lugubre, comme la personnalité du colonel Kurtz, et brillante, éclatante, étincelante, voire psychédélique… le tout dans le même plan. Tout le génie de Coppola !
Enfin, les défauts de master parfois grossiers présents sur les précédentes éditions ont totalement disparu, ou presque. Seules restent quelques séquences un peu lisses aux fourmillements quasi perceptibles.
Mais l'ensemble est exemplaire de qualité pour un film de 1979 avec une définition ciselée (les gros plans sont hallucinants de précision). Bref, la mention sur le coffret n'est absolument pas mensongère, il s'agit bien d'une édition définitive à posséder impérativement.
Top image : 37'34 (première attaque sur Wagner, La chevauchée des Walkyries)
Note image : 6/6
Son
Dans la même veine que l'image, les VO/VF DTS-HD Master Audio 5.1 proposent le même débit pour des bandes-son équivalentes en termes de dynamique, d'effet Surround (les bruits d'hélicoptères envahissent la pièce, idem pour les explosions ou les bruits de balles présentes sur toutes les enceintes), de spatialisation (les scènes de jungle sont terriblement oppressantes) et de basses. Le caisson est à la fête plus souvent qu'à son tour et donne du coffre au spectacle.
L'ambiance sait aussi se faire légère, discrète, pour laisser filtrer quelques bruitages, un son, un seul, juste pour surligner une action à l'écran. Les scènes avec Marlon Brando, humides et intimistes, sont de cet acabit. Enfin, les séquences musicales issues des plus grands thèmes classiques (la Walkyrie de Wagner) ou du rock (The End des Doors) sont toujours aussi percutantes et décalées.
Bref, sans toutefois rivaliser avec les meilleures et plus récentes productions cinématographiques, ces pistes sonores donnent une toute nouvelle dimension à un film… déjà énorme. Un must !
Top son : 37'34 (première attaque sur Wagner, La chevauchée des Walkyries)
Note son : 5/6


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