Aviator

Année : 2004
Réalisateur : Martin Scorsese
Interprètes : Leonardo DiCaprio, Cate Blanchett, John C. Reilly
Éditeur : TF1 Vidéo
BD : BD-50, 170', zone B
Genre : fresque, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 29/10/08
Prix ind. : 29,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (Mpeg4 AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
9,90 €
À 62 ans, après Gangs of New York (fresque monumentale sur la fondation de la Big Apple) et avant l'excellent Les infiltrés (remake d'Infernal Affairs d'Andrew Lau), Martin Scorsese retrouve son acteur fétiche, Leonardo DiCaprio, De Niro des années 2000, à ceci près que l'ami Leo pèse suffisamment lourd à Hollywood pour débloquer un projet sur lequel Christopher Nolan et Michael Mann (producteur du film) planchaient depuis des lustres. Aviator, soit la vie démesurée du mégalo Howard Hughes, producteur (Scarface, Le banni, Les ailes de l'enfer), pilote, milliardaire, séducteur, provocateur, au moins de 1927 à 1947, période que balaie le film en presque trois heures. Les films, devrait-on dire…

Premier film : les vingt années glorieuses au cours desquelles Hughes secoue le front hollywoodien (sage reconstitution des années 30, apparition de Katharine Hepburn, son amante, Ava Gardner, Erol Flynn, Louis B. Mayer, description hilarante de la commission de censure), et ébranle le monde de l'aviation avant son passage devant la commission des activités anti-américaines (impasse regrettable) et son déclin légendaire qui le mènera dans une villa de Las Vegas, où il vivra reclus jusqu'à la fin de sa vie, entre bocaux remplis d'urine et mouchoirs usagés. Sans doute la partie la moins intéressante du film, sa part académique, son cahier des charges. Irréprochable mais lisse et consensuel. Objectif : les Golden Globes et les Oscars bien sûr. Car il y a indéniablement du Scorsese dans ce personnage obsessionnel, rongé par l'idée du contrôle et prêt à beaucoup (trop ?) pour continuer d'exercer sa passion (avions et films, même combat). Du devenir épave de Hughes -c'est là que débute le second (et meilleur) film- Scorsese choisit d'en pointer l'origine. C’est le film dans le film.

Séquence d'ouverture en forme de trauma, moment « Rosebud » de Hughes, lorsque sa mère livre à son fils un mot prémonitoire : « Quarantaine… ». Tout un programme. L'autre Hughes vient de naître, le phobique, le maniaque de la propreté, celui qui rechigne à serrer les mains des autres, devient fou à la vue d'une poussière, perd les pédales à chaque manifestation organique de l'Autre. Ce Hughes-là, on l'imagine, absorbera peu à peu son jumeau triomphant, comme la folie hygiénique avait raison du Taxi Driver (« nettoyer » les rues de New York), de Jake La Motta (Raging Bull) et surtout de Peter Bernuth qui, dans The Big Shave (1967), se mutilait à force de rasages. Aviator navigue alors entre deux eaux, séquences grandioses et propres, puis instants intimes, les meilleurs, où Scorsese se retrouve enfin.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 17/11/08
Liste des bonus
- Commentaires audio du réalisateur et de l'équipe du film
- Sujet sur la place de Hughes dans l'Histoire de l'aviation en SD (15')
- Documentaire de Discovery Channel sur Howard Hughes en SD (43')
- Gros plan sur ses Toc en SD (14')
- Discussion autour de sa maladie en SD (15')
- Interview du réalisateur en SD (14')
- Interviews d'Allan Alda et Leonardo DiCaprio en SD (28')
- Conférence de presse et avant-première du film à Paris en SD (21')
- Making of promo en SD (12')
- Zoom sur les décors en SD (6')
- Module sur les costumes en SD (4')
- Maquillages et coiffures en SD (8')
- Effets spéciaux en SD (12')
- Musique en SD (7')
- Retour sur la famille Wainwright en SD (5')


Commentaire
Une belle interactivité, mais intégralement présentée en SD et issue de l'édition DVD. Rien de nouveau, donc.
Note bonus : 4/6
Image
Un festival de couleurs, une énorme pêche lumineuse et une définition au scalpel, l'image est impeccable. Dans l'ensemble... Car, à bien y regarder, l'impression de relief n'est pas sidérante et les contrastes tout juste honorables. Une remasterisation HD qui ne convainc pas totalement.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Belle bande-son. Pas d'effets arrière tapageurs, pas de basses qui grondent, mais une superbe restitution de la bande originale, un parfait découpage des cuivres et des violons, beaucoup d'ampleur et une présence extra à l'avant. VO ou VF, même combat, même précision et même densité. Superbe.
Top son : aucun
Note son : 5/6


PLANNING
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