Freddie Mercury : the Great Pretender

Année : 2012
Réalisateur : Rhys Thomas
Avec : Freddie Mercury, Brian May, Roger Taylor, Montserrat Caballé, Jim Beach, Reinhold Mack
Éditeur : Eagle Vision
BD : BD-25, 107', zone B
Genre : documentaire, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 25/09/12
Prix ind. : 22,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HD 1 080i (AVC)
16/9 natif
Bande-son
PCM 2.0
Sous-titres
Français, anglais, allemand, stéréo
Il était l’extravagance, le talent pur, la liberté folle. La cadence et la décadence. La scène était son royaume et il était le roi du rock ‑autocouronné certes‑, mais il le valait bien. Et Queen fut son règne, son trône, encadré par trois sujets (Brian May, John Deacon et Roger Taylor), davantage piliers qu’esclaves. Des génies au service d’un génie. Freddie Mercury était un phénomène stratosphérique, un monument. Un être capable de transcender ses défauts au point d’irradier tel un astre incandescent, capable d’auto‑dérision, de se jouer du ridicule. Tel était, aux yeux du monde, Freddie Mercury. Côté scène.

En coulisses, se tapissait Farrock Bulsara ‑son véritable nom‑, enfant de Zanzibar, homme timide, chérissant ses chats comme la prunelle de ses yeux, mélomane adorant l’opéra, esthète collectionneur. Un être solitaire mais entouré, mégalo mais humble, réservé et capable de captiver des dizaines de milliers de fans dans des concerts titanesques. Un paradoxe.

Ces goûts iconoclastes, ce désir de repousser toujours plus loin ses limites, qui faisaient de lui un musicien hors norme, l’ont poussé à faire cavalier seul durant quelque temps. C’est le cœur du documentaire Freddie Mercury : the Great Pretender (conçu par l’équipe derrière le doc Queen : Days of Our Lives), qui s’intéresse donc aux périodes durant lesquelles le chanteur de Living on my Own a tenté des aventures musicales en solo, ou s’essayant à des duos comme pour mieux s’éloigner de la figure tutélaire de Queen.

À partir d’archives rares ou inédites, qui montrent notamment la star répondant avec facétie à l’une des rares interviews qu’il a bien voulu accorder, ou fêtant son anniversaire au cours de la mythique « black and white party », le documentaire révèle les choix d’artiste du chanteur et musicien, les tentatives de duos avortées avec son ami Michael Jackson (Freddie aurait pu participer à l’album Thriller mais a raté le coche !), ou encore avec Rod Stewart. Sans oublier son premier album solo, Mr Bad Guy, qui ne fut pas un grand succès.

Mais c’est quand Freddie, grand amateur d’opéra, tomba sous le charme de la voix de la soprano espagnole Montserrat Caballé qu’il se mit à rêver d’un duo avec celle qu’il admirait. Pensant que cela ne se concrétiserait jamais, il fut le premier surpris quand celle‑ci le contacta pour une collaboration. Ils devinrent amis, firent ensemble Barcelona (la chanson choisie pour les JO de 1992, un an après sa mort), puis un album complet. Ce sera l’une de ses plus grandes fiertés, et sans doute sa revanche sur un monde qui le malmena de son vivant et après sa mort, pour son train de vie jugé outrageux (le doc montre une séquence où May et Taylor, venus défendre leur défunt ami sur un plateau de télévision, ont dû subir le blâme virulent du présentateur, considérant le mode de vie de Mercury comme dépravé).

Pour ces rares moments qui éclairent une facette méconnue et passionnante de la vie de Freddie Mercury, pour l’émotion qui se dégage de cet homme exceptionnel, pour sa sensibilité artistique (l'audace du mélange des genres, comme l’opéra et le rock, dont s’inspire ouvertement Muse aujourd’hui), ce documentaire est tout simplement indispensable. Pour se souvenir de l’homme qu’il fut, et de ce qu’il légua au monde, avec ferveur et désinvolture.
Laurence Mijoin - Publié le 17/09/12
Liste des bonus
- Freddie Mercury goes solo (7')
- Extended interview with Montserrat Caballé (7')
- Making Barcelona : special edition 2012  (5')


Commentaire
Les bonus ont beau ne pas être très longs et fournis, ils permettent de prolonger le plaisir avec d'autres passages de l'interview de Freddie Mercury de 1985 (dans le bonus « Freddie Mercury goes solo »), qui évoque avec un humour piquant le sens des titres Made in Heaven et Living on my Own. Pour celle‑ci, il évoque avec retenue son mode de vie, à la fois solitaire et entouré.

Dans le second supplément, version étendue de l'interview de Montserrat Caballé, la cantatrice revient sur son amitié et son affection pour le chanteur, et révèle qu'elle avait même enregistré pour lui une version de Phantom of the Opera dont il raffolait, et lui fit écouter par téléphone, quelque temps avant sa mort. Ce sera leur dernière conversation.

Le dernier bonus se concentre sur le projet de réorchestration complète de l'album Barcelona pour l'édition spéciale, sortie en 2012. La concrétisation d'un rêve de Freddie Mercury.
Note bonus : 3/6
Image
Du miel pour les amateurs de Queen et de son charismatique leader disparu en 1991. The Great Pretender inclut pour la première fois des images de Freddie Mercury et Rod Stewart en train de travailler sur la maquette de Take Another Piece of my Heart, une chanson inédite de 1984. Ou encore un extrait inédit de la collaboration entre Michael Jackson et Freddie Mercury sur There Must Be More to Life Than This. Mais aussi une copie de la toute première apparition TV du groupe retrouvée parmi les affaires personnelles du comédien disparu Dick Emery, et une interview de Freddie Mercury en 1976 dénichée en Australie…

C'est dire si les sources de ce documentaire sont diverses et variées, mais toujours de qualité suffisante pour ne pas en louper une miette. Ajoutez à cela des interviews récentes de Brian May, Roger Taylor, Montserrat (« Montsey ») Caballé et de différents intervenants, captées en HD (visiblement au Canon 5D), et vous obtenez le parfait mix entre authenticité et modernité.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Eagle Vision a fait fort en spatialisant cette bande‑son PCM 2.0 avec force sur les enceintes avant. Les nombreux extraits musicaux, cessions d'enregistrement, clips et concerts impactent la pièce de manière très crédible et ample. Le reste du temps, les interviews, anciennes ou récentes, donnent l'impression d'entendre Freddie juste à côté de vous. On ne passe pas loin de la perfection pour ce style de documentaire, tonique et charismatique. L'inverse nous aurait anéantis…
Top son : aucun
Note son : 5/6


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