Titanic 3D

Année : 1997
Réalisateur : James Cameron
Interprètes : Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, Billy Zane, Kathy Bates, Gloria Stuart, Bernard Hill
Éditeur : Fox
BD : 2 BD-50 3D + 2 BD-50 2D (dont 1 disque de bonus), 108' + 87' (film sur deux disques)
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 14/09/12
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78 (film en 3D)/2.40 (film en 2D)
HD 1 080p (MVC 3D)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais Dolby Digital 2.0
Allemand DTS 5.1
Hongrois Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 2.0
Turc Dolby Digital 2.0
Voir plus
Sous-titres
Français, néerlandais, allemand, hongrois, islandais, polonais
Amazon
21,58 €
C'est l'histoire d’un raz‑de‑marée. Rappelez‑vous…

Quelques semaines avant la sortie de Titanic (l'autre film‑monstre de James Cameron bien avant Avatar), les experts du marketing hollywoodien prédisaient en chœur un naufrage assuré. Les bons mots ne manquaient pas pour qualifier un projet que l’on jugeait risqué (« Tout le monde connaît déjà l’histoire : il coule ! ») et trop coûteux (c’était à l'époque le film le plus cher de l’histoire du cinéma à plus de 200 millions de dollars). Aujourd'hui, c'est Avatar qui monte sur la plus haute marche du podium avec son budget record de 237 millions de dollars.

Cameron, qui avait convaincu les huiles de la Fox du potentiel de son projet pharaonique, avait pourtant renoncé à son salaire. Pas un dollar d’acompte. Juste un pourcentage sur les recettes éventuelles. À peine huit semaines après sa sortie, Titanic délogeait Jurassic Park de la tête du box‑office mondial et obtenait en prime quatorze no­minations aux Oscars (ce que l’on n’avait pas vu de­puis 1951 avec Eve de Joseph Mankiewicz). Le record d’en­trées détenu jus­que‑là par le dinofilm de Steven Spielberg avait rapporté plus de 918 millions de dollars. Titanic, lui, atteignait en un temps record la barre phénoménale des 935 millions de dollars. Le succès virait alors au triomphe. Plus encore, au phénomène de société.

Rien qu’aux USA, le tandem Leonardo DiCaprio/Kate Winslet raflait en moins de quinze jours 89 millions de dollars, soit plus d’un tiers du budget total du film et deux fois plus que le dernier avatar pelliculé de James Bond à l'époque, Demain ne meurt jamais. Sur le seul terri­toire américain, la Fox équilibrait ses comptes en moins de six semaines d’exploitation. Et partout dans le monde, Titanic caracolait en tête des box‑offices, écrasant blockbusters et autres productions locales. Soit 659 millions de recettes à ce jour aux USA et près de 2,2 milliards dans le monde.

En France, après six semaines d’exploitation, plus d’un spectateur sur trois avouait avoir déjà vu le film au moins une fois. Neuf mois après sa sortie, Titanic était le premier film de l’histoire du cinéma à franchir la barre surréaliste du milliard de dollars ! Un phénomène qui ne resta pas circonscrit aux salles obscures. La bande originale du film signée James Horner battait tous les records de vente, la chanson du générique interprétée par Céline Dion, My Heart Will Go on, squattait pendant des semaines les charts internationaux, tandis que des hordes de produits dérivés déferlaient dans les magasins du monde entier. Sans compter les ventes des droits télévisuels, ajoutés aux recettes du marché vidéo (K7, laserdiscs, DVD, Blu-Ray 2D et aujourd'hui 3D). Soit 600 millions de dollars de recettes vidéo à ce jour. Et déjà 57 millions pour ce Titanic 3D.

Une farandole de chiffres qui serait assommante et vaine si cet « Autant en emporte le vent des années 90 » (les épithètes dithyrambiques ne manquent pas…) n’était pas d’abord, et surtout, un grand et beau film. Ce qui, en soi, est plutôt réconfortant...
Carina Ramon - Publié le 18/10/12
Liste des bonus
- Documentaire produit par la chaîne National Geographic, Titanic : la conclusion de James Cameron (96')
- Scènes coupées commentées par James Cameron (57')
- Coulisses du tournage (63')
- Chronocinématographie (time lapse) de la construction du paquebot (4')
- Plongée en eaux profondes, présentation de James Cameron (15')
- 200 000 001 $ : l'odyssée d'un bateau, la vidéo de l'équipe (18')
- Vidéomatique (3')
- Effets spéciaux (8')
- Clip de Céline Dion, My Heart Will Go on (5')
- Bandes-annonces
- Spots TV (4')
- Photos (1 000)
- Parodies (10')
- Le film en DVD et Blu-Ray 2D


Commentaire
Une interactivité portée par le documentaire Titanic : la conclusion de James Cameron qui, à lui seul, vaut l'achat de ce coffret. C'est dire.
Le principe est simple : quinze ans après la sortie du film, le réalisateur et exégète de l'épave a réuni autour de lui huit des plus grands spécialistes mondiaux du Titanic (ingénieurs, scientifiques, chercheurs…) pour élaborer une théorie définitive (à ce jour) et commune sur la chronologie des faits, du contact avec l'iceberg à l'éparpillement des différents morceaux du paquebot au fond de l'eau.
Une véritable enquête policière à base de films tournés par Cameron lui‑même, de reconstitutions 3D, de séances de brainstorming (personne ne sortira de la salle avant consensus !), d'interviews et de documents divers et variés. Passionnant de A à Z. La conclusion en apothéose de toute une vie ‑ou presque‑ pour Cameron.

La suite des bonus est plus légère mais non dénuée d'intérêt. Construction du bateau en accéléré, l'équipe qui s'éclate sur le tournage, coulisses et scènes coupées commentées par James Cameron, fin alternative, il y en a pour tout le monde. Comptez quelques bonnes heures de visionnage (sans oublier les trois commentaires audio de la version 2D !). Divertissant et informatif.
Note bonus : 6/6
Image
Avant d'aller plus loin sur ce chapitre, précisons deux choses : le format vidéo de Titanic 3D est 16/9 (soit 1.78, à l'instar de l'exploitation salles Imax 3D du film) et non Cinémascope (2.35), et le disque d'une durée exceptionnelle de 3h15 ne tient pas sur une seule galette, mais deux.
Concernant la première remarque, sachez que le format 16/9 du BD 3D est une volonté de James Cameron, qui a souhaité que son film 3D diffusé sur un téléviseur « remplisse » l'intégralité de la superficie de l'écran. La seconde rappellera aux plus anciens des souvenirs liés aux laserdiscs double face, pour lesquels une interruption du programme était nécessaire afin de retourner le disque dans le tiroir du lecteur. Sauf à être un heureux possesseur d'un lecteur laserdisc double face, c'est‑à‑dire doté d'un mécanisme de retournement de la tête de lecture…

Sinon, voilà un titre 3D (converti à partir du film 2D) attendu comme le Messie. Sans parler du test, que vous nous réclamez depuis quelques semaines via vos (très) nombreuses missives. Aussitôt demandé, presque aussitôt fait. Et, c'est vrai, le résultat vaut largement la revoyure en relief. Notamment quelques morceaux de bravoure comme le départ du port (belle vue en plongée sur le quai avec perspective hyper‑profonde) en passant par la salle des machines dont on réalise enfin le gigantisme, ou encore le grand escalier, qui apparaît ici quasiment comme un personnage à part entière (avec travelling avant sur Di Caprio : incroyable, vraiment). Pour le reste, c'est du tout bon, pas de défauts à l'horizon, le nouveau master 4K à la luminosité et la colorimétrie exemplaires (les nombreuses scènes de nuit offrent une lisibilité excellente et les couleurs ont été revues pour compenser l'assombrissement lié aux lunettes 3D) étant impeccable sous tout rapport.

Mais comme tout n'est pas rose (sans jeu de mot) dans le meilleur des mondes, il faut toutefois noter quelques griefs. Il s'agit surtout d'une sensation donnant parfois impression d'ouvrir un livre en relief pour enfants, avec effets 3D très visibles au premier plan et scènes de théâtre japonais en toile de fond, avec silhouettes aplaties et champ de vision compressé. Un phénomène rare et léger qui fait toutefois passer la note technique de l'image de 6 à 5 étoiles. Ce Titanic 3D reste tout de même dans les meilleures 3D du moment. Une conversion réussie, donc. Une de plus, qui prouve que cette technique de mise en relief, avec des algorithmes de plus en plus puissants associés à des processeurs aux capacités de calcul de plus en plus gigantesques, est désormais proche de la 3D native.
Top image : 56'48 (le grand escalier dans toute sa splendeur, disque 1), 78'24 (le retour du grand escalier, disque 2)
Note image : 5/6
Son
Magnifique VO ! Les craquements du bateau sont terrifiants, les torrents d'eau fracassants, la musique ample et généreuse… Sans oublier une multitude de détails sonores parfaitement audibles pour une présence inédite : le tintement de la vaisselle, les câbles de soutien des cheminées qui lâchent lors du naufrage, ou encore la musique de l'orchestre qui poursuit son récital jusqu'à la fin, ou presque, en fond sonore. Bref, l'ambiance est spectaculaire avec une présence palpable et subtile à la fois, réservant même des moments de respiration sonore, où seuls quelques détails se manifestent pour une spatialisation vraiment étonnante. Avec un débit souvent supérieur à 4 Mbps, c'est tout sauf une surprise.

La VF DTS mi‑débit, largement désavantagée sur le papier, ne se défend finalement pas si mal. Elle offre notamment des graves plutôt bien charpentés et des effets bien localisés. Mais elle doit tout de même plier le genou en termes de dynamique, de précision et de d'activité du caisson de basses, plus ronflant que jamais en VO pendant la seconde partie du film.
Top son : aucun
Note son : 6/6



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