Lawrence d'Arabie

Lawrence of Arabia - Deluxe Édition Limitée
Année : 1962
Réalisateur : David Lean
Interprètes : Peter O'Toole, Alec Guiness, Anthony Quinn, Omar Sharif
Éditeur : SPHE
BD : 1 BD-50 + 2 BD-25 + 1 CD, 227', toutes zones
Genre : aventures, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 12/11/12
Prix ind. : 79,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.20
HD 1 080p (AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Japonais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais, anglais pour malentendants, arabe, japonais
Amazon
19,99 €
Voici enfin le chef‑d'œuvre de David Lean en Director's Cut et restauré en HD, mis en musique par Maurice Jarre.

L'histoire est directement inspirée de la vie de T.E. Lawrence (interprété par Peter O'Toole), officier britannique ayant participé à la Grande révolte arabe de 1916 à 1918. Des exploits suivis de près par un journaliste américain dépêché sur place, mais aussi et surtout relatés dans l'autobiographie de Lawrence, intitulée Les sept piliers de la sagesse. Un récit d'aventures autant militaire que littéraire : il n'en fallait pas moins pour que le cinéma s'empare du sujet.

Celui qui débuta comme archéologue au Moyen‑Orient et finira comme conseiller de Winston Churchill au Foreign Office, s'imprègne des années durant de la culture arabique. Il monte à chameau, parle de nombreux dialectes et fait siennes les tenues et coutumes locales. À l'aube de la Première guerre mondiale, Lawrence est envoyé par l’armée britannique en mission de renseignements dans la péninsule du Sinaï. Quelque temps plus tard, le voilà en poste au Caire, engagé en tant qu'agent de liaison entre Britanniques et Arabes. Il part alors dans le désert syrien sous le commandement de Fayçal Ibn Hussein, en guerre contre les troupes de l’Empire Ottoman. Lawrence parvient notamment à convaincre les Bédouins de coordonner leurs efforts afin d’aider les intérêts britanniques, dans le but de fonder une nation arabe indépendante moderne. Personnage brillant mais complexe, trouble et parfois décrié, Lawrence meurt en 1935 à l'âge de 46 ans.

Un budget de 15 millions de dollars et un tournage d'un an plus tard (en Jordanie, au Maroc, en Espagne et au Royaume‑Uni), le film de Lean et Spiegel (le cinéaste et le producteur avaient déjà produit ensemble Le pont de la rivière Kwaï avec Alec Guinness) récolte sept Oscars et entre directement au panthéon du cinéma.

Nous le retrouvons aujourd'hui à l'occasion de son cinquantenaire au sein d'une édition de toute beauté, qui restera sans doute longtemps dans nos mémoires. Paysages, scènes de batailles épiques, chevauchées fantastiques et célèbres plans panoramiques (de gauche à droite uniquement, pour appuyer l'idée de course en avant et de voyage) n'ont jamais été aussi beaux. Tout comme le jeune Omar Sharif, dont le rôle devait au départ échoir au Français Maurice Ronet (Ascenseur pour l'échafaud), qui accédera après ce film au rang de star internationale.
Carina Ramon - Publié le 30/10/12
Liste des bonus
- Livre de 88 pages et CD de la bande originale
- Secrets d'Arabie : bande infographique (infos et anecdotes en PIP)
- Peter O’Toole se remémore Lawrence d’Arabie en HD : son arrivée sur le film (il y est notamment question de gourou indien…), comment il a introduit le caoutchouc mou sous sa selle de chameau (accessoire qui va vite fait fureur chez tous les Bédouins !), son rapport avec tous les comédiens du film… (21')
- Making of de 1989 : genèse du film, production, implication des comédiens, rôles promis aux uns et obtenus par d'autres (un acteur allemand était au départ prévu pour jouer l'Arabe, puis Alain Delon, puis le Français Maurice Ronet, puis Omar Sharif)… (61')
- Conversation avec Steven Spielberg (9')
- Quatre reportages d'époque : « Le casting des chameaux », « À la recherche de Lawrence », « Romance d’Arabie », « Du vent, du sable et des étoiles : le tournage d’un classique (version de 1970) » (16')
- Avant-première du film à New York (1')
- Campagnes pub (5')
- Scènes inédites présentées par la monteuse du film, Anne V. Coates en SD (7')
- Martin Scorsese parle de Lawrence d'Arabie en HD (8')
- 50 ans, la restauration d'un classique en HD (13')
- Le roi Hussein visite le plateau (2')
- Du vent, du sable et des étoiles (version originelle de 1963) (5')
- Doc « In Love in the Desert » : retour en 2000 sur les lieux de tournage du film dans le sud de l'Espagne, en compagnie de l'accessoiriste du film, Eddie Fowlie (qui habite là‑bas depuis !) (84')
- Entretiens d’archive avec William Friedkin, Sydney Pollack et Steven Spielberg (10')
- Authentique extrait de pellicule 70 mm du film (monté et numéroté)
- Bandes-annonces


Commentaire
Au choix dès le 12 novembre : la version double Blu‑Ray (19,99 €, prix indicatif) ou cette version Deluxe limitée à 1 500 exemplaires (79,99 €, prix indicatif), comprenant trois Blu-Ray, le CD de la BO, un livre de 88 pages (que nous n'avons pas reçu en service presse) et un authentique extrait de pellicule 70 mm du film (monté et numéroté).

Autant vous dire que ce coffret Deluxe est de toute beauté. Certains bonus sont déjà connus et issus de la précédente édition DVD (comme le making of de 61', l'entretien avec Spielberg, les quatre petits docs d'époque et l'avant‑première à New York), mais beaucoup sont inédits ou rares. Il n'y qu'à voir le listing ci‑dessus pour vous donner une petite idée de la somme de suppléments, tous plus intéressants les uns que les autres.

D'époque ou plus récents, techniques (travail de restauration, scènes coupées commentées par la monteuse, infos en PIP) ou en mode « souvenirs » (le comédien Peter O'Toole, l'accessoiriste Eddie Fowlie…), tous ces bonus sont du petit‑lait pour enfin tout savoir sur un des plus grands films de tous les temps. Sans oublier le CD de la BO, le livre et l'extrait de pellicule.
Note bonus : 6/6
Image
Avant toute chose, ne soyez pas surpris, le long métrage est ici présenté comme à l'époque, avec sa longue ouverture au noir de quatre minutes, son entracte (à 139') et sa musique de fin.

Tourné en Super Panavision 70, format concurrent du Todd‑AO, Lawrence d'Arabie fait partie des rares productions réalisées dans ce format (ratio 2.20), à l'instar d'Exodus ou de 2001 : l'odyssée de l'espace. Et sa restauration à partir du négatif original, scanné en 8K puis retravaillé en 4K, est sublime. Spectaculaire. Bluffant… Un grand bravo à Sony Pictures Entertainment et Colorworks, dont les principaux intervenants « restauration » sont d'ailleurs crédités sur ce générique de fin.

Première collaboration du réalisateur David Lean et du chef‑opérateur Freddie Young (trois ans avant Le Docteur Jivago), Lawrence d'Arabie version 2012 frappe d'abord par ses couleurs (merci le Technicolor), explosives mais jamais agressives, et sa lumière, à la fois intense et fraîche. Une claque visuelle qui se confirme tout au long du film pour un émerveillement de tous les instants. Le charme d'antan de l'image n'est jamais altéré : il est littéralement sublimé.

Précision, netteté, vitalité, profondeur des noirs : tout est là. Et le grain est si fin qu'il donne tout le relief et la texture nécessaires, scène après scène. Il demeure quelques séquences extérieures au rendu un peu moins précis, avec même deux ou trois plans difficiles (les sables volants), mais entre les gros plans sur le visage d'acier d'Omar Sharif et les reflets de ses cheveux noir de jais, tout cela est vite oublié. Une vraie carte postale en hommage au désert et à ses habitants. Bref, un Blu-Ray référentiel en termes de qualité de restauration. À posséder impérativement (attention, les photos ci‑contre ne permettent pas d'apprécier totalement l'image restaurée du film).
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
Le film avait déjà été restauré en 2001 pour une sortie DVD et offrait déjà pas mal d'effets Surround, comme lors du déraillement du train ou la charge des cavaliers. Mais là, grâce à sa VO DTS-HD MA 5.1, Lawrence d'Arabie entre dans une autre catégorie.

La musique par Maurice Jarre est transcendée, que ce soit pendant la charge des cavaliers, ou lors des moments d'accalmie, le film alternant les deux pendant près de quatre heures. Et si les graves se font étonnamment un poil plus présents en VF Dolby Digital 5.1 (cris, armes, chevaux…), la VO fait toute la différence sur les enceintes arrière pour une spatialisation ample et épique. N'hésitez pas une seule seconde.
Top son : aucun
Note son : 5/6



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