Sur la route

On the Road
Année : 2012
Réalisateur : Walter Salles
Interprètes : Kristen Stewart, Tom Sturridge, Sam Riley, Viggo Mortensen
Éditeur : MK2
BD : BD-50, 140', zone B
Genre : road-movie, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 17/10/12
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français, français pour malentendants
Amazon
19,99 €
Ce fut pendant longtemps l’un des serpents de mer de Hollywood : l’adaptation du roman‑fleuve, et jugé intransposable sur grand écran, de Jack Kerouac, Sur la route.

Manifeste de la génération Beatnik publié en 1954, le livre culte de Kerouac cale son pas sur celui de Sal Paradise (Sam Riley dans le film), un jeune écrivain new‑yorkais en pleine dépression (il vient de perdre son père) qui, un jour, rencontre Dean Moriarty (Garrett Hedlund, Tron), un ex‑taulard au charme ravageur marié à une jeune femme pour le moins libérée (Kristen Stewart). Tous les trois, ils vont parcourir les États‑Unis, et même le Mexique, à la recherche d’expériences limites et de rencontres explosives. De ce voyage aussi bien géographique qu’initiatique, Sal, double de Kerouac, tirera un livre écrit sur un gigantesque rouleau de plusieurs dizaines de mètres.

C’est Francis Ford Coppola qui, le premier, acquit les droits de Sur la route, espérant un jour le réaliser, avant de passer la main il y a quelques années à Walter Salles, cinéaste brésilien bien connu pour son goût du voyage et ses films de route (Central do Brasil, Terre lointaine, Carnets de voyage).

Le résultat décevra forcément les amateurs du livre et de la prose si particulière de Kerouac, mais aussi ceux du road‑movie, genre phare du cinéma américain des années 60 et 70 (de Easy Rider au Canardeur), lui‑même largement inspiré de Sur la route.

L’important n’est pas le but mais le mouvement, dit en substance Sal Paradise au milieu du film, soit la loi d’un genre qui a toujours confondu la découverte de soi et celle de l’espace. Mais Salles est un bien piètre cinéaste, incapable de retrouver l’énergie de la Beat Generation, l’expérience de la route et le souffle de cette quête existentielle qui caractérisaient les personnages du roman.

Le film bouge tout le temps, de l’Oregon au Mexique, mais dans le vide, en surface et sur fond permanent de couchers de soleil proprets qui résument bien ce qu’il est : un chromo sans âme et à peine sulfureux.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 07/12/12
Liste des bonus
- Piste en Audiodescription
- Scènes coupées (11')
- Équipe du film à Cannes (14')


Commentaire
Aussi enquiquinant que le film.
Note bonus : 1/6
Image
Un poil granuleuse et en panne de piqué dans les basses lumières, l'image photographiée par le Français Éric Gautier (Les herbes folles, Rois et reine) est pourtant magnifique dès que la luminosité se fait suffisante. Contemplative et posée, elle propose des lumières, une colorimétrie et des plans panoramiques somptueux. À l'écran, en tout cas, ça fait mouche.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
C'est moins réussi et beaucoup moins vertueux côté son, même si la musique de Gustavo Santaolalla (compositeur du Secret de Brokeback Mountain) est délicate et parfaitement dosée. Peu d'ambiance, une ouverture limitée, un usage trop timide des canaux surround : la restitution manque un peu de peps et d'amplitude.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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