En solitaire

Année : 2013
Réalisateur : Christophe Offenstein
Interprètes : François Cluzet, Samy Seghir, Virginie Efira, Guillaume Canet
Éditeur : Gaumont Vidéo
BD : BR-50, 100', toutes zones
Genre : comédie dramatique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 12/03/14
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (VC-1)
16/9
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Français DTS-HD Master Audio 2.0
Audiodescription
Audio 3D (écoute au casque)
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants, anglais
Amazon
19,99 €
Yann Kermadec, éternel second, remplace au pied levé son futur beau‑frère Franck Drevil au départ du Vendée Globe, le tour du monde en solitaire à la voile. Lors d’une avarie au large des Canaries, Kermadec embarque sans le savoir un jeune clandestin, Mano, dont la seule présence à bord met en péril le rêve obsessionnel du skipper.

Pour son premier film, l’ex‑directeur de la photographie Christophe Offenstein ‑vieux complice de Guillaume Canet‑ s’est lancé un défi insensé : raconter une course à la voile en filmant sur un bateau en mer, jamais en studio.

Ses efforts et ceux de sa petite équipe ont payé : loin d’être un duo, En solitaire est en fait un trio. Kermadec et Mano ne sont pas seuls : ils sont sur une embarcation, véritable héroïne et principale interprète du film. Une bête fauve, complexe de bruits, de cordes et de puissance qui guette la faiblesse passagère, la plus petite inattention du navigateur pour rappeler qui est la patronne. Les images de tempête ou de mer d’huile, les coups de boutoir des déferlantes, les manœuvres frénétiques pour redresser la gîte du bateau ou la magie fugace d’une apparition de baleine, tout gagne du coup une émotion folle : on n’est pas dans la voile chiquée ou cliché, mais secoué par un émoi authentique procuré par la mer, la vrai, celle qui enchante, isole et peut tuer.

Pour faire vivre son histoire simple et forte, Offenstein a choisi les acteurs qu’il fallait : François Cluzet réalise un tour de force en incarnant, avec une intensité sidérante, un navigateur qui se révèle à lui‑même. À ses côtés, le jeune et généreux Samy Seghir réussit à ne pas se faire dévorer, mais au contraire à donner chair et émotion à un personnage quasi mutique de clandestin rêvant de France et de foot.

Et pourtant, lorsque le film s’achève aux Sables‑d’Olonne, on reste sur sa faim avec un léger arrière‑goût d’inachevé. Sans doute parce que Christophe Offenstein, réalisateur encore vert, n’a pas réussi à maîtriser tous les paramètres de son film. Il n'a pas joué totalement le jeu du huis clos ‑trop souvent interrompu par des scènes à terre inutiles‑. Tout à son défi technique, il a aussi oublié de creuser un peu plus le relief de ses personnages. Un manque de confiance ‑incompréhensible au vu de la qualité des images prises‑ l’a aussi conduit à souligner vainement l’émotion de certaines séquences avec une musique catastrophique.

Autant d’erreurs de jeunesse, de petits défauts bien présents mais non discriminants qui ébrèchent, sans le briser, le plaisir tangible procuré par son film.
Paco Altura - Publié le 27/02/14
Liste des bonus
- Récit de tournage (27')
- Carnets de bord avec Jean Cottin (producteur), Alex Pella (skipper), Guillaume Schiffman (chef‑opérateur), Léonard Vindry (assistant réalisateur), Christophe Offenstein (réalisateur), Samir Seghir (acteur), François Cluzet, les Sables d'Olonne (tournage scène finale), DCNS (sponsor du film) (17')


Commentaire
Un tournage si difficile que le spectaculaire making of reste un poil trop centré sur le défi technique qui a consisté à faire travailler ensemble, durant deux mois, 18 personnes sur les 20 m2 du bateau. Malgré quelques failles côté prises de son (le vent était souvent de la partie), le making of donne une idée de la volonté de fer de l'équipe, déterminée à créer des séquences en mer épiques.

Le bonus « Carnets de bord » reprend, lui, de manière légèrement protéinée, les séquences du making of en s'attachant à tel ou tel intervenant (les acteurs, le réalisateur, le producteur, le directeur photo...). On aurait juste adoré entendre un peu plus l'exceptionnel François Cluzet...
Note bonus : 4/6
Image
Une très belle qualité d'image que ce soit par tempête, temps calme ou à la nuit tombée. Un beau piqué, une précision millimétrique du cadrage, des lumières bien maîtrisées y compris celles, traîtresses, des écrans informatiques de navigation. La photo affiche néanmoins un grain léger mais permanent qui, loin de déparer les séquences, leur confère un petit supplément roots très agréable. Une prouesse technique largement magnifiée par la HD.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Si vous n'avez pas encore de Home Cinéma à la maison, ce film va vous convaincre de faire le saut ! Vent, couinements du bateau, coups sur la coque, sifflement des drisses, spatialisation, le DTS-HD 5.1 est sur tous les fronts et réussit à donner une vie et une puissance irréelle au bateau et aux éléments.

L'authenticité de l'expérience est sidérante de bonheur et permet aussi de profiter du travail d'orfèvre de l'ingénieur du son Nicolas Provost dans la capture des dialogues. En 2.0, le résultat est évidemment moins spectaculaire, mais procurera quand même des émotions fortes. Impossible en revanche d'émettre un avis objectif sur l'Audio 3D, ce procédé artificiel visant à donner un rendu Home Cinéma au casque ne nous ayant jamais vraiment convaincu.
Top son : aucun
Note son : 6/6


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