Madame de...

Année : 1953
Réalisateur : Max Ophüls
Interprètes : Danielle Darrieux, Charles Boyer, Vittorio De Sica, Jean Debucourt, Jean Galland, Mireille Perrey
Éditeur : Gaumont Vidéo
BD : BD-50, 100', zone B
Genre : drame, N&B
Interdiction : tous publics
Sortie : 19/02/14
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.37
HD 1 080p (AVC)
4/3
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants, anglais
Amazon
19,70 €
La comtesse Louise (Danielle Darrieux) est une incorrigible matérialiste, entre ses manteaux de fourrure et ses bijoux onéreux, son cœur balance, car il faut bien qu’elle se décide à se séparer de l’un d’entre eux afin de rembourser ses dettes. Elle opte alors pour une magnifique paire de boucles d’oreille en forme de cœur, présent de son époux général (Charles Boyer), offert le lendemain de leurs noces. La perte du fameux cadeau ne tarde pas à l’enfoncer progressivement dans des aveux de plus en plus mensongers, jusqu’à sa rencontre avec le baron Donati (Vittorio De Sica), un séduisant diplomate dont elle s’éprend. Enfin, jusqu’à ce qu’elle se perde à son tour dans les torpeurs d’une passion impossible.

Adaptation éponyme d’une nouvelle de Louise de Vilmorin, et avant‑dernier long métrage de Max Ophüls (Le plaisir), Madame de… concentre autour d’une réflexion sur l’être et le paraître tous les thèmes qui ont enrichi sa filmographie. L’extraordinaire plan‑séquence inaugural emprisonne d’emblée la protagoniste dans ce qu’elle juge essentiel, voire structurel à son existence. La débandade frénétique d’accessoires a manifestement sectionné son corps dans le champ : on la devine se déplaçant, hésiter entre de luxueuses parures et des tenues d’apparat sans jamais voir son visage. Celui-ci ne se révélera que par l’intermédiaire d’un miroir à travers un bien fragile reflet, vampirisé par la toute‑puissance des artifices.

Toutefois, dans le cinéma d’Ophüls, l’authenticité d’une valse ininterrompue contribue autant à l’éclosion des sentiments qu’à la promesse d’une escale vertigineuse de l’héroïne vers l’essentiel, avant que la nature superficielle de sa condition d’aristocrate frivole ne l’emporte.
Carole Lépinay - Publié le 27/03/14
Liste des bonus
- Présentation du film par le réalisateur (7')
- Max Ophüls, le peintre de l'amour fatal (63')
- Madame de...restauré (5')


Commentaire
Le documentaire de Dominique Maillet, incluant les témoignages d'Emi De Sica, Manuel De Sica, Dominique Delouche, Gianluca Farinelli, Alain Jessua, Serge Lecointe, Ulli Pickardt, Jean Pieuchot, Aldo Tassone et Piero Tosi, complète admirablement le film. Tout comme le reportage sur la restauration du film, avec Audrey Birrien des Laboratoires Éclair.
Note bonus : 5/6
Image
Si la définition tient bon la rampe, malgré des fourmillements visibles, le N&B tire plutôt sur le gris et les contrastes ne sont pas aussi fameux que sur les autres films de la collection. On est loin de la HD telle qu'on se l'imagine en tout cas, il faut le savoir.
Top image : aucun
Note image : 3/6
Son
Peu d'ambiances, des dialogues souvent acides ou mal post‑synchronisés, une musique constamment en retrait, la bande‑son n'est clairement pas le point fort du film. On s'en doutait un peu, non ?
Top son : aucun
Note son : 3/6


PLANNING
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