La vie rêvée de Walter Mitty

The Secret Life of Walter Mitty
Année : 2013
Réalisateur : Ben Stiller
Interprètes : Ben Stiller, Kristen Wiig, Adam Scott, Kathryn Hahn, Sean Penn, Shirley MacLaine
Éditeur : Fox
BD : BD-50, 115', zones A et B
Genre : aventures, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 04/06/14
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 7.1
Espagnol DTS 5.1
Allemand DTS 5.1
Italien DTS 5.1
Thaïlandais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais, espagnol, danois, néerlandais, finnois, allemand, italien, norvégien, suédois, arabe, chinois, coréen, malaisien, thaïlandais, turc, vietnamien
Blouson beige et regard timide, Walter Mitty (Ben Stiller) est un homme ordinaire, passe‑partout. Depuis seize ans, ce travailleur consciencieux occupe le même poste : responsable du service des négatifs au sein du magazine Life, institution de la presse américaine sur le point d'abandonner le papier pour une seconde vie sur internet.

Ce que personne ne soupçonne, c'est la fertilité de l'imagination de Walter qui lui permet de s'évader de la réalité pour vivre les aventures les plus folles. Des péripéties où il se rêve aventurier séduisant sa collègue Cheryl (la pétillante Kristen Wiig) dont il est secrètement amoureux, ou héros mettant une raclée à son nouveau boss en charge de la restructuration du magazine (Adam Scott, horripilant à souhait). Mais voilà que l'occasion de vivre ses rêves les plus fous se présente à lui : le négatif de la photo destinée à l'ultime couverture a disparu. Walter va tenter de remettre la main sur le précieux cliché, réalisé par le baroudeur Sean O'Connell (impeccable Sean Penn). Pour cela, il va devoir retrouver la trace du photographe, quelque part entre le Groenland, l'Islande et l'Afghanistan…

Dans son art, et depuis ses débuts, Ben Stiller acteur et réalisateur semble constamment coupé en deux, écartelé. Pitre fameux, que l'on adore chez les frères Farrelly (Mary à tout prix) ou dans ses propres farces (Zoolander, Tonnerre sous les Tropiques), et que l'on aime un peu moins quand il cachetonne dans les comédies familiales (Mon beau‑père et moi, La nuit au musée et leurs suites respectives), Stiller n'a eu de cesse d'instiller d'autres choses, plus douces‑amères, dans ses rôles ou dans ses films (la désillusion de la jeunesse dans Génération 90, la satire des médias avec l'inquiétant Disjoncté). Avec Stiller, à l'écran moins gagman que loser magnifique, le spleen, la mélancolie, en veilleuse, ne sont jamais loin.

Il était donc logique de le voir s'accaparer le personnage de Walter Mitty, créé par l'auteur James Thurber dans une nouvelle de 1939 puis récupéré par le cinéma en 1947 (La vie secrète de Walter Mitty, de Norman Z. McLeod). Et d'en faire un bonhomme un peu à son image : un individu attachant et perfectionniste, qui aime le travail bien fait. Mais aussi un gardien du temple qui veille avec bienveillance sur les institutions en péril (la fin de Life en tant que magazine papier et de la photo argentique). Ainsi, Stiller a‑t‑il choisi le format 35 mm pour ses prises de vues, modèles de rectitude où, dans le cadre, se déploient avec esthétisme nombre d'éléments permettant d'actionner, à tour de rôle, les mécanismes de la comédie ou de l'émotion.

Précis comme un orfèvre, le cinéaste s'amuse avec le montage et les transitions, ose le burlesque et les ruptures de ton au sein de structures apparemment figées, sans jamais négliger la beauté des choses. De la grâce d'une ligne ou d'un angle (le film est truffé de formes géométriques) à la majesté d'un paysage d'Islande (qui a servi de lieu de tournage aux trois pays visités par Mitty). Et si parfois, Stiller verse un peu trop dans l'esthétique publicitaire (certains leitmotivs, incrustés dans le décor, apparaissant tels des slogans), il parvient à faire de ce récit initiatique un feel good movie émouvant, jamais pompeux, qui encourage la contemplation et l'urgence de vivre… tout en redonnant de la langueur au temps.
Laurence Mijoin - Publié le 19/06/14
Liste des bonus
- Dans les coulisses du film (38')
- Scènes coupées, intégrales et alternatives (17')
- Clip vidéo Stay Alive de José González (4')
- Galerie de photos (1')
- Copie digitale du film


Commentaire
Outre les scènes coupées, intégrales et alternatives qui permettent de prolonger un peu plus l'expérience (et de rendre compte de la somme de travail abattue), on se concentrera sur l'onglet « Dans les coulisses du film », qui contient plusieurs courts modules de quelques minutes chacun.

On y apprend notamment la genèse du film, ses origines littéraires et cinématographiques. Mais le plus intéressant ici, c'est l'interactivité consacrée aux aspects techniques du long métrage : le travail sur la photo et les décors (un module qu'on aurait aimé plus long), le travail de la doublure de Ben Stiller, mais aussi l'implication physique de ce dernier, qui a réellement nagé au large de la côte islandaise, dans une mer agitée qu'on imagine très froide, et qui manie également fort bien le skateboard !

On y découvre également les différentes versions du générique, le travail du compositeur Theodore Shapiro et du chanteur José González dont Stiller est fan (le clip de Stay Alive est d'ailleurs proposé en bonus), ou encore la séquence animée de la bataille entre Walter et son boss, ainsi que son story‑board.

L'occasion de comprendre le degré d'implication et le perfectionnisme de l'équipe du film. Une série de featurettes qui auraient gagné à être un peu plus copieuses, mais qui ont le mérite de ne pas négliger les différents métiers à l'œuvre sur une telle production.
Note bonus : 4/6
Image
En voilà une copie qu'elle est belle ! Et qui n'a pas à pâlir face à la projection en salles. Piqué d'une grande finesse, belle profondeur de champ, couleurs éclatantes et contrastes soutenus : cette édition Blu‑Ray fait honneur aux choix artistiques de Ben Stiller (format 35 mm au grain subtil, photo mêlant les teintes glacées de New York et les tons chauds et vifs de l'Islande). Une galette qui rend compte, comme le veut le film, de la beauté du monde.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
La bande‑son, et notamment la musique (Wake Up d'Arcade Fire, Space Oddity de David Bowie interprété par Kristen Wiig dans une magnifique séquence), jouant un rôle prépondérant dans l'histoire car ponctuant chacune des aventures de Walter Mitty, il fallait une piste à la hauteur des ambitions de Ben Stiller. Ce qu'accomplit parfaitement la VO DTS‑HD Master Audio 7.1 qui retranscrit avec clarté et puissance toutes les péripéties de Mitty, des plus intimistes aux plus extravagantes. C'est évidemment la piste à privilégier, pour la finesse de la spatialisation sur sept canaux et pour les accents pittoresques des différents personnages que le héros va croiser sur sa route.

Pour les réfractaires à la VO, la piste française, puissante et dynamique (bonne spatialisation des effets), saura les contenter. Les doublages sont appréciables avec des voix bien choisies, même si sur certains passages, les doubleurs ont tendance à surjouer par rapport au ton d'origine (séquence dans la mer, où Mitty affronte un requin, par exemple).
Top son : aucun
Note son : 5/6


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