Le canardeur

Thunderbolt and Lightfoot
Année : 1974
Réalisateur : Michael Cimino
Interprètes : Clint Eastwood, Jeff Bridges, George Kennedy, Catherine Bach, Gary Busey, Bill McKinney
Éditeur : Carlotta
BD : BD-50, 109', zone B
Genre : action, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 19/11/14
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 1.0
Anglais DTS-HD Master Audio 1.0
Sous-titres
Français imposé sur la VO
Amazon
19,99 €
Après avoir signé le scénario de Magnum Force, correctif subtil du radical Dirty Harry réalisé par Don Siegel trois ans plus tôt, le débutant Michael Cimino écrit Le canardeur et propose à la star du moment, Clint Eastwood, le rôle principal. Contre toute attente, Eastwood accepte et ira même jusqu’à produire le film, sous l’égide de sa jeune compagnie Malpaso.

Pourtant, si Le canardeur ressemble de loin à un road‑movie typique de ceux qui fleurissent dans le cinéma américain des années 70, de près, il s’en écarte souvent, cherchant sans cesse l’équilibre entre l’enthousiasme juvénile de Lighfoot, idéaliste paumé interprété par Jeff Bridges, et Thunderbolt, un ancien de la guerre de Corée et ex‑casseur de coffre, dépositaire d’un monde déjà classique en voie de disparition.

Certains des grands thèmes du cinéma du futur réalisateur de Voyage au bout de l’enfer sont déjà présents : l’omniprésence de la nature (le film fut tourné dans le Montana et Cimino a repéré tous les lieux en parcourant la ligne de l’expédition menée par Lewis et Clark au tout du début du XIXe siècle), l’incertitude existentielle de l’homme confronté à son immensité et ce sentiment si proustien que les choses arrivent enfin, mais trop tard.

Ici, c’est une petite école de l’époque des pionniers qui permet à Cimino de nouer les deux fils trajectoires qui se croisent pendant tout le film : d’un côté le récit classique de deux hommes en quête d’un butin (et tous les codes du genre respectés en surface), de l’autre, la conviction très fordienne que le rêve d’Amérique existe encore, quelque part et en dépit des blessures de l’Histoire, au cœur de ses grands espaces.

Après l’énorme succès obtenu par Le canardeur, Eastwood propose à Cimino de produire ses trois prochains films. Mais ce dernier refuse : « Je ne voulais pas me sentir prisonnier et faire trois films avec le même acteur. Je ne sais pas ce qui ce serait passer si j’avais accepté. N’importe qui d’autre aurait dit oui ! C’est peut-être la plus grosse erreur que j’ai jamais faite ? Qui peut savoir aujourd’hui ? ».
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 28/11/14

Cinécult' Michael Cimino : l'homme de l'ombre

Si le destin en avait décidé autrement, Michael Cimino serait probablement devenu le Griffith du cinéma américain contemporain, car l’homme est brillant, fou et initiateur de projets pharaoniques et démesurés comme en témoignent deux films qu’il réalise en 1978 et 1980 : Voyage au bout de l’enfer et La porte du paradis.

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Liste des bonus
- Pour l'amour des personnages (29')
- Ironie masquée (25')
- Bande-annonce


Commentaire
Dans le premier module, Cimino revient en personne et en voix off sur la genèse du film, l'histoire de son titre original, son point de départ pour ce film et tous les autres : non pas une idée ou un fait, mais les personnages et rien que les personnages.

À voir aussi, l'analyse filmique de Jean Douchet sur un montage du film de 25 minutes. Immanquable.
Note bonus : 4/6
Image
Ne vous fiez pas aux photos ci‑contre, cette copie HD ne ressemble en rien à ces visuels datés, même si les premières secondes du film (un vrai plat de lentilles) font craindre le pire. Mais très vite, l'image retrouve de la tenue et reprend des couleurs. Ces bleus et verts lumineux sont même le principal atout du film, qui manque par ailleurs de précision, au premier comme au second plan. Au final, un très beau Cinémascope avec ses charmants défauts, magnifié par la HD.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Pour la dynamique, la texture des ambiances sonores, la précision et la richesse des détails, bref, l'authenticité, optez pour la VO. Car même si les doublages français sont tout à fait corrects, on perd tout de même pas mal d'informations sonores pour un effet beaucoup plus plat. En bref, un bon mono, mais en VO.
Top son : aucun
Note son : 4/6


PLANNING
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BLUHD 27/03/19 Overlord
BONNES AFFAIRES
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