Mission impossible - Rogue Nation

Année : 2015
Réalisateur : Christopher McQuarrie
Interprètes : Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Ving Rhames, Sean Harris, Simon McBurney,
Éditeur : Paramount
BD : 1 BD-50 + 1 BD-25, 131', zone B
Genre : action, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 16/12/15
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Atmos TrueHD 7.1
Anglais Audiodescription
Allemand Dolby Digital 5.1
Espagnol Dolby Digital 5.1
Italien Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais, anglais pour malentendants, allemand, espagnol, italien, danois, néerlandais, norvégien, finnois, suédois
Avec Rogue Nation, c’est la cinquième fois que Tom Cruise endosse le costume de Ethan Hunt. À l’instar d’un Craig pour Bond et d’un Damon pour Bourne, à chaque nouvel épisode, le costume lui va de mieux en mieux. Pour nous, un rendez‑vous dont on connaît certes les contours et les passages obligés, mais dont on sait apprécier chaque moment avec délectation.

Dans le précédent opus Mission impossible : protocole fantôme, Cruise/Hunt escaladait une des plus hautes tours du monde. Cette fois, dès les premières minutes, il saute sur l’aile d’un avion qui s'apprête à décoller. Pendant la prouesse (réalisée huit fois de suite, on l'apprendra dans les bonus), la caméra s’attarde sur le visage déformé de Cruise par le vent et les échappements brûlants pour ne laisser aucun doute planer sur sa performance hallucinante. Mission impossible ? Pas pour Tom Cruise.

À la réalisation sous la houlette de Tom Cruise producteur, Christopher McQuarrie (Jack Reacher) inscrit son histoire dans la parfaite continuité des précédents films et fait pleuvoir hommages et clins d'œil. Hunt et ses acolytes se lancent cette fois à la poursuite d’une organisation terroriste formée d’agents secrets dissidents. Classique, efficace. D'autant que McQuarrie parvient à insuffler à ses séquences de bravoure une dimension « thriller » que n'auraient pas reniée Hitchcock ou De Palma. La séquence de l’opéra à Vienne en est le plus parfait exemple.

McQuarrie réussit aussi à développer des personnages capables de sortir de l’ombre de Cruise, à l’image de celui incarné par Rebecca Ferguson, sorte de double féminin de Hunt. Cette nouvelle approche salvatrice de la franchise confère au film, jusqu'à son final, une dimension plus humaine, sèche et efficace. Absolument pas étonnant que Cruise refasse confiance à McQuarrie pour le déjà très attendu Mission impossible 6.
Cédric Melon - Publié le 10/12/15
Liste des bonus
- Commentaire audio de Tom Cruise et Christophe McQuarrie
- Allumer la mèche (6')
- Le sang-froid de Tom Cruise (6')
- Les héros... (8')
- Tom Cruise en altitude (8')
- Mission immersion (7')
- Course poursuite ensablée (6')
- Les missions continuent (7')
- … et les voyous (6')
- Les meilleures équipes (6')
- Agents de voyages (6')
- Opéra-tion Turandot (4')
- Presque impossible (6')
- Cascades (30')
- Coupez ! (7')
- Variation sur un thème (5')


Commentaire
Comptez large le jour où vous visionnez le film tant ces bonus, malgré leur côté parfois clairement hagiographique, donnent une petite idée de ce qu'implique la réalisation d'un tel film. Tous les segments de jeu sont abordés (scénario, cascades, costumes, économie d'effet spéciaux, lieux visités, montage, musique…) et, module après module, il devient réellement difficile de décrocher.

Ne manquez surtout pas la section de trente minutes sur les cascades du film, toutes assumées par Cruise bien entendu. Vous y verrez huit décollages d'avion à mains nues à la suite et dans le brouillard total pour cause des lentilles très protectrices, une séquence de conduite en totale route libre dans les rues de Rabat avec une visibilité de quelques dizaines de centimètres seulement, une moto lancée à 160 km/h ou encore des séances d'apnée de 6 minutes…

Les plus techniciens seront surpris d'apprendre, comme nous, que le monteur du film assiste lui aussi au tournage et prémonte en direct toutes les séquences qu'on veut bien lui donner afin de s'assurer qu'aucun plan ne manquera au final. Étonnant.

Les commentaires audio sont également à saluer. Que dire ? Merci ?
Note bonus : 5/6
Image
Tourné « à l'ancienne » serait‑on tenté de dire, sur pellicule donc, le film affiche une image assurée en toutes circonstances, dénuée au maximum d'effets spéciaux et bourrée de matière, de densité. On retrouve la qualité de l'épisode Protocol fantôme avec une science quasi infuse du cadrage et une lumière parfaite, presque tout le temps, qui permet d'admirer une multitude de détails, notamment sur les gros plans des personnages. Ici, rien n'est lisse, tout est dense, parfaitement mis en relief. Le réalisme en sort gagnant. D'autant que la HD magnifie le tout à coups de couleurs denses, de paysages grandioses et de noirs corsés.

Pour être précis, il faut toutefois signaler une légère perte de définition due à l'apparition de fourmillements (du grain) dans quelques scènes sombres (au début de la séquence de l'opéra par exemple). Mais cela n'entache pas la qualité générale de l'image, proposée ici sans un seul défaut de compression. Voilà qui mérite notre note maximale. Mention spéciale enfin à toutes les scènes de bravoure, aériennes, sous-marines ou urbaines : effet « wahou » garanti.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
Sans aucun doute l'une des plus incroyables bandes-son de l'année. En VO Dolby Atmos 7.1 s'entend… Attention, avec Mission impossible - Rogue Nation, point d'effet démo des canaux Atmos, la scène sonore se trouve majoritairement au niveau des oreilles. Mais elle sait dispenser sur les haut‑parleurs Height quelques sons additionnels bienvenus lors des scènes de bravoure notamment. Le décollage de l'Airbus A400M avec le bruit de l'air pulsé par les réacteurs et le vent fusant sur la carlingue de l'avion de transport militaire est extrêmement spectaculaire. Vous l'aurez compris, ici, le mixage Atmos joue l'immersion et le résultat est véritablement exceptionnel.

Pour le reste, c'est‑à‑dire la musique (merveilleux thème de Lalo Schifrin revisité tantôt rétro, tantôt oriental), les dialogues, la gestion des basses, tout est parfait ! Le caisson est rageur lorsqu'il le faut, les dialogues sont toujours intelligibles même lorsque l'action se déchaîne à l'écran (et ce n'est pas une sinécure vu la densité audio lors de ces séquences), et la musique remplit pleinement la salle Home Cinéma. Bref, une prestation sonore épique pour un film qui ne l'est pas moins.
Top son : aucun
Note son : 6/6



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