True Detective saison 2

Année : 2015
Créateur : Nic Pizzolatto
Interprètes : Colin Farrell, Rachel McAdams, Taylor Kitsch, Vince Vaughn, Kelly Reilly
Éditeur : Warner
BD : 3 BD-50, 8 x 42', zone B
Genre : thriller, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 27/01/16
Prix ind. : 34,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Espagnol DTS 2.0
Sous-titres
Français, anglais pour sourds et malentendants, espagnol, portugais, néerlandais, tchèque, danois, finnois, norvégien, suédois
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29,99 €
La saison 1 de True Detective a quasiment fait l’unanimité. Public, journalistes, tous d’accords pour saluer la performance du tandem d’acteurs Woody Harrelson (Tueur‑né) et Matthew McConaughey (Mud), la maîtrise du réalisateur Cary Fukunaga (Sin Nombre) et la qualité du scénario de Nic Pizzolatto, truffé de références littéraires, cinématographiques et philosophiques.

Dire que la saison 2 était attendue par les fans de la saison 1 est un doux euphémisme. Le challenge était d’autant plus difficile (voire impossible) que cette saison développe une nouvelle histoire avec de nouveaux acteurs, de nouveaux décors et n’est plus réalisée par un unique réalisateur.

Elle met en scène trois flics de Los Angeles (Taylor Kitsch, Colin Farrell et Rachel McAdams) et un voyou (Vince Vaughn) contraints de faire équipe pour enquêter sur le meurtre d’un notable. Tous ont un trauma passé que la progression de l’enquête, sordide, au cœur d'une corruption à grande échelle, va faire ressurgir.

Si le nouveau générique est absolument sublime, le premier épisode de cette saison 2 de True Detective n’est pas à proprement parler un modèle du genre. De facture classique, ce premier épisode d’exposition pour les personnages s’inscrit dans un univers physique qui peine à s’imposer (en tout cas dans l’immédiat). Les usines impressionnantes de Vinci, banlieue industrielle de Los Angeles qui remplace la Louisiane poisseuse et hypnotique de la saison 1, ne font pas partie intégrante du récit. Pizzolatto utilise aussi de manière un peu facile le flash‑back pour définir ses personnages. La structure narrative fragmentée de la saison 1 laisse place à un tempo linéaire moins complexe, moins énigmatique aussi. Il faudra quatre épisodes pour créer de l'empathie avec les personnages et s’intéresser enfin à leur destin.

Autre défaut de cette nouvelle saison : la réalisation de Justin Lin (Fast & Furious), qui remplace Cary Fukunaga, réalisateur de l’intégralité des épisodes de la saison 1, semble suivre mécaniquement un cahier des charges fait de plans aériens de scènes dialoguées à l’intérieur de voitures, sans jamais prendre le temps de faire vivre ses scènes ou de leur donner une identité forte.

Mais tout change lors de la scène de fusillade de l’épisode 4, époustouflante, donnant le coup d'envoi de la série et offrant de l'ampleur au récit et aux personnages : cinq jours de tournage, une petite centaine de figurants, une manufacture façon Seventies… Le résultat est là. Les comédiens ont enfin quelque chose à jouer et l’histoire tragique de cette saison devient le prolongement savoureux de l’univers de James Ellroy, dans lequel Nick Pizollato parvient à insuffler un peu de David Lynch.

En résumé, si la saison 2 de True Detetctive connaît un démarrage poussif et une réalisation inégale, elle devient peu à peu passionnante et ne méritait certainement pas le tombereau d’insultes qu'elle a essuyé au moment de sa diffusion à la télévision. On ne regrettera qu’une seule chose, que William Friedkin (Police Federal de Los Angeles), un moment approché pour réaliser la saison 2, ait été finalement écarté.
Cédric Melon - Publié le 28/01/16
Liste des bonus
- Commentaires audio en VO non sous‑titrée des épisodes 4 et 8
- Création du « massacre de Vinci » (30')
- Coulisses (10')
- La Californie de True Detective (4')


Commentaire
Quel dommage que les commentaires audio de toute l'équipe ne soient pas sous‑titrés. Les épisodes choisis sont sans conteste ceux que nous aurions aimés voir décortiqués (qui verra comprendra). On se rattrape tout de même avec le making of du « massacre de Vinci ». Trente minutes au cours desquelles on assiste aux cinq jours de tournage de cette séquence « cinéma » en compagnie de 98 figurants.

Tel était le but de Nic Pizzolatto à l'origine : faire de la télé au format cinéma, aux scènes d'action ancrées dans les polars des années 70 où l'on ne fait rien qui soit impossible, sans ellipses narratives ni compression du temps, à hauteur et regard d'homme. Le « massacre de Vinci » est sans conteste l'un des points forts de cette saison. On pourra aussi citer un sublime jeu de regard à trois protagonistes à la fin de l'épisode 1. Sublime.

Les coulisses du film sont plus anecdotiques. Idem pour les images aériennes de jour et de nuit de la Californie montrée de la série.
Note bonus : 3/6
Image
On quitte les bayous de la Louisiane pour les artères d'asphalte californiennes. Les kilomètres d'autoroute filmés sous tous les angles, de jour comme de nuit, pour une ambiance de jungle urbaine assez hypnotique. Entre casinos de pacotille, bureaux de police froids et labos clandestins, on évolue au ras du sol dans un univers dépersonnalisé. La photographie rend tout cela à merveille. Tout comme ce Blu-Ray qui surligne la patte cinéma recherchée par le créateur de la série Nic Pizzolatto. Noirs, définition, dynamique d'image malgré les teintes éteintes, tout est au beau fixe.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Rarement on aura pris tant de plaisir à « laisser courir » le magnifique générique d'ouverture de la série. Calé sur le Nevermind de Leonard Cohen, légèrement changeant d'un épisode à l'autre, il nous plonge délicieusement dans l'ambiance désenchantée de cette nouvelle saison et en dit bien sûr long sur son issue. Le reste du temps, l'ambiance lynchienne et taiseuse prend le dessus pour laisser exploser quelques percées sonores (voir le fameux massacre de Vinci, épisode 4).

D'une manière générale, tout est plus marqué à l'arrière en VO, avec plus de précision et d'emphase. VO obligatoire de toute manière pour le jeu apathique et « rentré » des quatre principaux comédiens.
Top son : 46'23 (le fameux massacre de Vinci)
Note son : 4/6



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