Steve Jobs

Année : 2015
Réalisateur : Danny Boyle
Interprètes : Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen, Jeff Daniels, Michael Stuhbarg, Perla Haney-Jardine
Éditeur : Universal
BD : BD-50, 122', toutes zones
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 21/06/16
Prix ind. : 16,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Français DTS 5.1
Sous-titres
Français, anglais (sourds et malentendants), espagnol, néerlandais, estonien, grec, italien, letton, lituanien, russe, ukrainien
Amazon
16,99 €
Trois étapes dans les coulisses et dans les pas de Steve Jobs, le fondateur d’Apple, à travers les quelques heures précédant les lancements de trois produits emblématiques, du Macintosh en 1984 à celui de l’iMac en 1998.

Que les choses soient claires  : le scénariste, les acteurs, le réalisateur de Steve Jobs se fichent comme d’une guigne que vous idolâtriez ou même connaissiez les produits Apple. Ils se contrefoutent que vous ayez une quelconque culture informatique ou que vous soyez un exalté ou un débineur du fondateur d’Apple. Car ce film n’est ni une hagiographie ni une biographie (le film est pourtant adapté du récit de Walter Isaacson) ni une geekographie. Steve Jobs est un drame humain en trois actes, un chef‑d’œuvre d’écriture, une œuvre qui a poussé son acteur principal à livrer l’interprétation de sa vie et son réalisateur à réinventer sa façon de filmer.

Le scénariste Aaron Sorkin (déjà auteur du brillant The Social Network et de la série culte À la Maison‑Blanche), formidable scribe, exfiltre d’un monstrueux travail préparatoire des dialogues d’une folle intelligence, dessine les personnages, dévoile leurs drames, incise leurs failles, explore leurs manquements. Il matérialise une réflexion intense sur Steve Jobs qu'il sera même possible d'extrapoler à toute personnalité créative et/ou de renom, voire même un leader politique. Ça n’est pas forcément bien beau à voir moralement ‑on est souvent malmené‑ mais ce récit d’une précision chirurgicale parvient à prendre une ampleur universelle. Et il est porté par une performance d’acteur rarissime.

Ce que fait Michael Fassbender dans ce film fait partie ‑nous pesons nos mots‑ des plus grandes performances de l’histoire du cinéma. Lorsque l’acteur germano‑irlandais sera un très vieil homme, on lui parlera encore, avec des trémolos dans la voix, de ce qu’il a accompli durant ce film. C’est indescriptible et grandiose tant Fassbender habite son personnage et investit le moindre geste, regard ou éclat de voix sans jamais faillir. Fassbender ne joue pas, il n’incarne pas, il confère à son personnage ce que peu d’acteurs ou d’actrices parviennent à restituer : l’aura, le magnétisme.

Fassbender est épaulé ici par de remarquables acolytes, particulièrement Kate Winslet et Seth Rogen, mais leur indiscutable talent paraît bien pâle face à l’incandescence de l’acteur principal.

Même si le scénario s’ancre clairement dans une structure de théâtre classique, il recèle suffisamment de puissance pour pousser le réalisateur Danny Boyle à oublier la plupart de ses tics de réalisation. Boyle réinvente avec une énergie de jeune homme une manière d’occuper les plus petits espaces, de construire ses images, d’explorer le temps et la mécanique usée du champ/contrechamps. Boyle se met intégralement au service d’un récit supérieurement intelligent pour le servir avec passion et fidélité. Boyle excelle en tous points, à l’exception, mais ça se discute, d’une menue mais pardonnable crise de lyrisme dans les ultimes minutes. Un seul mot paraît taillé pour décrire ce film : sidérant !
Paco Altura - Publié le 14/06/16
Liste des bonus
- Making of de Steve Jobs en trois parties (44')
- Commentaires du film par le réalisateur Danny Boyle (VOST)
- Commentaires du film par le scénariste Aaron Sorkin et le monteur Elliot Graham (VOST)
- Copie digitale


Commentaire
Si vous n'avez pas la patience d'écouter les commentaires audio de Danny Boyle ou ceux du scénariste Aaron Sorkin, sachez que vous allez perdre des bonus remarquables ‑qu'Universal a eu la courtoisie de sous-titrer‑ et, en ce qui concerne Sorkin, passionnants.

Le making of en trois parties offre quant à lui un aperçu très complet du travail opéré sur le film. Le réalisateur du sujet tente d'ailleurs de recréer une atmosphère visuelle aussi innovante que celle du film. Un effort louable mais assez laborieux qui pourra agacer, sans toutefois vider de son intérêt la somme conséquente d'informations offerte en VOST aux spectateurs.
Note bonus : 5/6
Image
Un formidable master dont les premières images risquent de déstabiliser. Il faut savoir que pour filmer ces fameuses trois époques ‑ou trois actes‑ de son drame, Danny Boyle a employé trois techniques de cinéma différentes. La première partie, granuleuse à souhait, a été filmée en 16 millimètres. La seconde en 35 mm et la troisième, monstre de beauté et de précision image, en numérique. Le master de ce Blu‑Ray restitue à la perfection les qualités ‑et défauts‑ de ces trois techniques avec une richesse de détails, de couleurs et des scènes de pénombre et/ou obscurité (le limogeage de Steve Jobs) juste somptueuses.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
À film exceptionnel, piste sonore exceptionnelle. Cette VOST est une pure perfection de précision, d'ambiance et de spatialisation, qui sait faire chanter avec puissance les enceintes lors de l'incursion attendue ou non de musiques. Sans surprise, la VF est plus minimaliste mais fait très correctement ‑pardon pour le jeu de mots laborieux‑ son job. Néanmoins, au regard de la performance historique livrée par Michael Fassbender, on ne saurait trop conseiller à tous ‑même aux allergiques des VOST‑ de faire un effort pour profiter pleinement (avec la voix de Fassbender donc) de cette interprétation magistrale.
Top son : aucun
Note son : 5/6



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