Le charme discret de la bourgeoisie

Coffret Buñuel Édition spéciale
Année : 1972
Réalisateur : Luis Buñuel
Interprètes : Fernando Rey, Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel, Delphine Seyrig, Bulle Ogier, Stéphane Audran
Éditeur : Studiocanal
BD : BD-50, 101', zone B
Genre : comédie, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 03/10/17
Prix ind. : 92,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio mono (doublé)
Anglais DTS‑HD Master Audio mono (doublé)
Allemand DTS‑HD Master Audio mono (doublé)
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants, anglais, allemand
91,99 €

Les Thévenot sont conviés à dîner chez les Sénéchal, mais une fois arrivés, Alice (Stéphane Audran), l’épouse du maître de maison (Jean‑Pierre Cassel), leur confie qu’il y a eu un malentendu quant au jour de l’invitation. S’ensuivent d’autres tentatives de dîners, inlassablement destinés à être raccourcis ou manqués…


Succès commercial en 1972, Le charme discret de la bourgeoisie réunit les motifs bunueliens au cœur d’un microcosme bourgeois qui ne manque ni de caractère (chaque situation cocasse ou absurde occasionne les dialogues savoureux de Jean‑Claude Carrière), ni de courage, l’enjeu étant de pouvoir manger enfin tranquillement, tandis que plusieurs phénomènes extérieurs s’acharnent contre cette initiative, pourtant si naturelle.

 

Après la méprise inaugurale chez les Sénéchal, la petite bande tente de sustenter à l’auberge, manque de pot, le corps du propriétaire est paré pour une cérémonie mortuaire dans une salle attenante. La mort comme horizon envisageable si les Thévenot/Sénéchal ne satisfont pas ce besoin vital ? Par ailleurs, la séquence récurrente dans laquelle ils avancent endimanchés sur une route de campagne ne les oriente‑t‑elle pas finalement vers une fin inexorable provoquée, en toute trivialité, par la faim ?


Comme à l’accoutumée chez Luis Buñuel, le banal confine à l’absurde, au charme discret de l’insolite.

Carole Lépinay - Publié le 08/10/18
Liste des bonus
- Une promenade parmi les ombres de Luc Lagier (28')
- Analyse critique du professeur Peter W. Evans (34')
- Interview de Jean‑Claude Carrière (24')
- Bande-annonce


Commentaire

Le scénario originel débutait avec un meurtre exécuté par un notable et voué à se répéter indéfiniment. Toutefois, le tandem Jean‑Claude Carrière‑Buñuel (collaborateurs de longue date) séchait sur la progression des événements. Ce n'est autre qu'une anecdote tout à fait absurde du producteur Serge Silberman qui leur donna le déclic : la séquence inaugurale du dîner qui n'aura pas lieu s'inspirant de sa propre expérience. Après cinq versions et deux ans de travail du duo, le film fut prêt à être tourné.

 

Luc Lagier propose une analyse filmique captivante, commentaires du scénariste Jean‑Claude Carrière à l'appui. Les commentaires critiques autour de l'œuvre du Buñuel et les anecdotes de Jean‑Claude Carrière lors d'un entretien inédit complètent judicieusement le portrait d'un cinéaste jusqu'ici inclassable.

 

À noter, Le charme discret de la bourgeoisie fait partie d'un coffret Blu‑Ray sept films dédié à Buñuel.

Note bonus : 5/6
Image

On a eu un peu peur l'espace de quelques minutes mais tout s'améliore très vite pour atteindre une qualité tout à fait optimale. Ce n'est bien sûr pas la précision des films les plus récents, mais les lumières, la définition, les décors et l'ambiance énigmatique sont sublimes. Parfait pour faire découvrir ce grand classique aux plus jeunes.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Les dialogues signés Jean‑Claude Carrière sont clairs et intelligibles, la bande‑son cristalline. Évidemment, le film ne donne pas dans les ambiances sonores de folie. C'est même plutôt plat et posé. Comme à l'époque.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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