Leatherface

Année : 2017
Réalisateurs : Alexandre Bustillo, Julien Maury
Interprètes : Stephen Dorff, Lili Taylor, Sam Strike, Vanessa Grasse, Finn Jones, Sam Coleman
Éditeur : Metropolitan Film & Vidéo
BD : BD-50, 87', zone B
Genre : horreur, couleurs
Interdiction : - de 16 ans
Sortie : 02/01/18
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
14,99 €
14,99 €
19,71 €

Soupçonné du meurtre de la fille du Shérif Hartman (Stephen Dorff), le jeune cadet de la famille Sawyer se retrouve interné en hôpital psychiatrique. Les années passent, le psychopathe devenu adulte parvient à s’échapper avec trois acolytes, ils sèmeront la terreur sur leur passage.


On connaît sa vénération pour le genre, entre 2007 et 2011, le tandem Julien Maury et Alexandre Bustillo a su l’exprimer à travers des séries B relativement appréciables (Livide, À l’intérieur, Aux yeux des vivants). Cap sur Hollywood désormais avec la tâche délicate de sonder les origines de l’une des plus grandes figures dérangeantes de l’histoire du cinéma d’horreur.

 

Programmé pour massacrer depuis sa plus tendre enfance, le fils Sawyer grandit dans un asile sous un autre nom. La micro‑trouvaille scénaristique consiste à l’identifier parmi trois rescapés embarqués dans un road‑trip sanglant : s’agit‑il de Bud (Sam Coleman), salopette aidant, Ike (James Bloor) ou de Jackson (Sam Strike) ? La bonne heure consacrée à cette interrogation compile séquences de tuerie et nécrophilie malheureusement peu convaincantes. C’est que l’histoire alambiquée au possible réduit le préquel à un argument psychanalytique foireux : Leatherface, rejeton vulnérable d’une famille dégénérée, refoulerait son peu d’humanité derrière le masque du Mal. Pour une surprise…

Carole Lépinay - Publié le 18/07/18
Liste des bonus
- Entretien avec les réalisateurs (26')
- Coulisses du tournage (13')
- Scènes coupées (25')
- Quelques scènes coupées commentées (13')
- Story-board inédit
- Artbook de plus de 100 pages
- Bandes-annonces


Commentaire

Bustillo et Maury racontent leur première expérience hollywoodienne, grands admirateurs du chef‑d'œuvre de Tobe Hooper, leur but aura donc été de s'en affranchir. Exit l'éternel pitch d'une bande de jeunes confrontés à des rednecks dans le wilderness, l'histoire est envisagée selon une autre perspective. Les réalisateurs ont dû s'adapter à un scénario pas toujours raccord avec leur vision originelle, des scènes amputées au montage et un lieu de tournage bien éloigné de leur choix initial, la Bulgarie supplantant ainsi le Texas. Mais ils restent plutôt contents du résultat final, « la pression peut retomber », disent‑ils. 

 

Suivent une virée plutôt conventionnelle dans les coulisses du tournage, des scènes coupées au montage dont trois commentées par les réalisateurs : la séquence inaugurale accentuait la fascination de Leatherface pour la tronçonneuse, le background et les affects des personnages étaient davantage creusés. Deux d'entre elles sont d'ailleurs exclusivement visibles sur ce Blu‑Ray français. Pas de doute, Metropolitan a fait de gros efforts.

Note bonus : 4/6
Image

Une image de blockbuster US, c'est indéniable. Lumière jaune plombée, cieux lourds, atmosphère saturée et crépusculaire, intérieurs glauques, la palette du morbide est aussi large que subtile. Le tout avec un réel intérêt pour le graphisme, le cadre, les décors, les nuances et la précision qui ne loupe rien de chaque entaille infligée et autres sévices sanglants. À noter à ce sujet, les rouges ont clairement été rehaussés et c'est encore plus écœurant.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

La musique n'est pas forcément mémorable, mais tout se joue au niveau des ambiances et des détails sonores qui crissent un peu partout dans la pièce. Les bruits de la nature, les cris, les respirations, les souffles, tout est bien audible et plutôt stressant. Malgré leur qualité d'interprétation, les voix françaises restent plus artificielles, moins bien intégrées à la bande‑son et à leur environnement. Pour le naturel et la crédibilité, on préfère donc la VO même si un surcroît de dynamique et de basses aurait été bienvenu.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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