Il faut sauver le soldat Ryan

Saving Private Ryan - 20e anniversaire
Année : 1998
Réalisateur : Steven Spielberg
Interprètes : Tom Hanks, Tom Sizemore, Edward Burns, Matt Damon
Éditeur : Paramount
BD : 1 UHD-66 + 1 BD-50, 169', toutes zones
Genre : guerre, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 16/10/18
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Anglais Audiodescription
Allemand Dolby Digital 5.1
Espagnol Dolby Digital 5.1
Italien Dolby Digital 5.1
Japonais Dolby Digital 5.1
Portugais Dolby Digital 5.1
Voir plus
Sous-titres
Français, anglais pour sourds et malentendants, danois, espagnol, italien, japonais, néerlandais, norvégien, portugais, finnois, suédois
19,69 €
26,95 €
24,99 €

Est-il encore besoin de présenter ce film qui, dès les premières minutes, vous arrache à votre environnement immédiat pour un voyage lointain à la fois effrayant et intense ? Juin 1944. 452 000 soldats américains débarquent sur les plages normandes : 27 000 d’entre eux seront blessés et évacués, 11 000 périront au combat ou des suites de leurs blessures et 1 000 seront portés disparus… Au milieu de ce carnage, le capitaine Miller et ses hommes reçoivent pour mission de ramener à la maison le seconde classe James Ryan, lui et seulement lui.

 

Depuis son plus jeune âge, Steven Spielberg rêvait de réaliser un film de guerre. À 14 ans déjà, il mettait en boîte un moyen métrage de 40 minutes tourné en 8 mm intitulé Escape to Nowhere (1961), il récidivait peu après avec Battle Squad qui relatait la campagne de Rommel en Afrique du Nord. Deux réalisations anecdotiques qui prouvent l’attirance du cinéaste pour cette période de l’Histoire.

 

Avec un budget très confortable de 70 millions de dollars, le film coproduit par Dreamworks et Paramount ne fut pourtant pas entièrement tourné sur les plages de Normandie pour cause de charges sociales trop élevées. Janus Kaminski (directeur photo), Tom Sanders (chef déco) et Steven Spielberg se replièrent sur les côtes irlandaises au relief et aux teintes similaires. Après plusieurs essais menés sur les couleurs du film et la texture de l’image, le réalisateur opta pour des tons désaturés à 60% et des sépias, permettant selon lui de restituer le plus fidèlement possible l’ambiance de l’époque. Il était également impératif de contraster fortement avec les batailles de la Guerre du Pacifique, toujours montrées au cinéma au moyen de couleurs chaudes et de contrastes survitaminés.

 

Inspiré par le film Battleground de William Wellman et les récits de son propre père, Steven Spielberg honore la mémoire des soldats tombés sur ces plages et rappelle avec douleur, authenticité et cruauté, que le mois de juin 1944 fut un véritable cauchemar. À revoir impérativement.

Carina Ramon - Publié le 15/10/18
Liste des bonus
- Introduction de Steven Spielberg (2')
- Voyage dans le passé : recherche, scénario et image (5')
- Miller et sa section (8')
- Le camp militaire : l'entraînement des acteurs (8')
- Il faut sauver le soldat Ryan : réalisation (22')
- La reconstitution d'Omaha Beach (18')
- La musique et le son (16')
- Conclusion (4')
- La percée : documentaire avec les acteurs et l'équipe (25')
- Bande-annonce cinéma
- Bande-annonce de la ressortie du film
- Filmer la guerre : documentaire raconté par Tom Hanks sur les cameramen de la Seconde guerre mondiale  (88')
- Blu-Ray et film + Blu-Ray bonus


Commentaire

N'ayant pas reçu le disque Blu‑Ray bonus, impossible pour nous de visionner et donc de noter ces bonus.

Note bonus : 0/6
Image

Après une ouverture de nos jours qui fait un peu peur et un nouveau format 1.78 au lieu du 1.85 originel (plus de bandes noires à l'écran), on retrouve très vite les couleurs désaturées, le grain et la texture voulus par Steven Spielberg pour son immense flaskback au cœur de la guerre. Et le rendu est bien plus beau et détaillé que tout ce que nous avons pu voir jusqu'à présent sur les différents supports du film.

 

Si le rendu sépia est toujours aussi immersif, il parvient à trouver ici une nouvelle lueur à travers des dégradés de tons bruns plus aboutis, certains détails encore plus brillants (les chromes, les médailles et divers éléments métalliques se révèlent), des couleurs plus tranchées (le vert de l'herbe notamment, le rouge du sang aussi, pour des scènes encore plus dures) et une luminosité inédite à base de blancs toniques et puissants. Sans oublier la définition, généralement plus efficiente qu'auparavant. Grâce à cette combinaison d'éléments revus et corrigés, et beaucoup au prestigieux label HDR Dolby Vision dont l'apport sur ce genre de film n'est pas évident à la base, de nombreuses scènes disposant de différents niveaux de lecture offrent un relief étonnant. 

 

Mais tout n'est pas rose. Impossible de passer sur silence certains plans flous, une définition parfois décevante et quelques passages plus lisses malgré un tournage sur pellicule 35 mm passé à la moulinette d'un scan 6K des négatifs originaux. Reste que dans l'ensemble, cette édition 20e anniversaire « débouche » le film de manière non négligeable tout apportant un réalisme et une clarté supplémentaires à des séquences déjà suffocantes.  

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Authenticité, impact, immersion. Impossible d'échapper aux effets ultra‑réalistes et dévastateurs de cette bande‑son qui fait bien sûr mieux à tous les niveaux en VO Dolby Atmos qu'en VF Dolby Digital (qui fait peine à entendre au niveau des doublages, totalement désincarnés). Le spectacle est magnifié et clair à la fois. En plein chaos par exemple, alors que les tirs fusent de toutes parts, le trajet de certaines balles est nettement localisable pour une sensation de déluge à la fois effrayante et techniquement impressionnante. 

 

Ajoutez des basses velues parfaitement dosées et vivez un moment unique en apnée totale, appuyé par une puissance et une dynamique extra où le moindre effet apporte énormément à la dramaturgie, notamment lors de la longue séquence d’ouverture (le Débarquement).

 

Mentions spéciale également à la présence brute des éléments naturels : la pluie intense, le cliquetis des armes et des équipements, les oiseaux, rien nous nous échappe et prend même une ampleur inédite alors que tous les autres paramètres de la bande‑son se calment peu à peu. 

 

Équilibre, précision, force et ouverture du champ sonore, cette bande‑son ne ressemble à aucune autre dans un genre réaliste quasi‑documentaire. 

Top son : aucun
Note son : 6/6


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