First Man : le premier homme sur la Lune

First Man
Année : 2018
Réalisateur : Damien Chazelle
Interprètes : Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Corey Stoll, Olivia Hamilton
Éditeur : Universal
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50, 140', toutes zones
Genre : biopic, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 20/02/19
Prix ind. : 29,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital Plus 7.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Italien Dolby Digital Plus 7.1
Hong-Kongais Dolby Digital Plus 7.1
Tchèque Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 5.1
Voir plus
Sous-titres
Français, anglais, italien, néerlandais, danois, finnois norvégien, suédois, tchèque, hongrois, polonais, grec, roumains, coréen, chinois, japonais

21 juillet 1969, lorsque Neil Armstrong (Ryan Gosling) laisse sa première empreinte sur la Lune face à des millions de téléspectateurs médusés, l’astronaute compte de longues années d’entraînement intensif derrière lui et ne saurait oublier ses collègues sacrifiés lors des tests techniques exécutés par la Nasa. Le premier homme à marcher sur la Lune n’a donc rien d’un surhomme ou d’un héros échappé d’un roman de science‑fiction racoleur, en tout cas, c’est ainsi que l’envisage le réalisateur Franco‑Américain Damien Chazelle (le phénomène multi‑oscarisé LA LA Land).


Père de famille meurtri par la disparition de sa fille Karen (Lucy Stafford), Armstrong intériorise cette fêlure intime, qu’il soit auprès des siens (ses deux jeunes fils et son épouse qui n’aspirait qu’à une vie conjugale plus conventionnelle) ou à des milliers de kilomètres de la Terre. En l’occurrence, ce drame personnel va charpenter un scénario dédié à la fragilité d’un homme que la paternité avortée pousse finalement au dépassement de soi.

 

Mais le cinéaste, en misant sur un voyage introspectif, créé une distance telle que même les gros plans réguliers sur le visage taiseux de son anti‑héros ou encore la caméra embarquée lors de l’alunissage, faillissent à leur promesse d’émotions fortes. Par ailleurs, les flashbacks d’instants harmonieux avec la petite semblent tracer le chemin de croix de Neil Armstrong jusqu’à sa (con)quête de l’espace (physique et mental), comme si la captation du vide sidéral partagée avec des milliards de téléspectateurs devait naturellement succéder à une expérience solitaire, contemplative et sensorielle, à l’issue de laquelle le père inconsolable laissera un petit bracelet avant de planter le drapeau des États‑Unis.

Carole Lépinay - Publié le 18/02/19
Liste des bonus
- Deux scènes coupées (4')
- Direction la Lune (4')
- Parés au décollage (4')
- Un petit pas pour l'homme... (5')
- La mission tourne mal  (3')
- Comme si vous y étiez (7')
- Recréer l'alunissage  (6')
- Tournage à la Nasa (3')
- Entraînement d'astronaute (4')
- Commentaires audio de Damien Chazelle, Josh Singer et Tom Cross
- Blu-Ray du film


Commentaire

Un ton plus posé qu'habituellement pour ces suppléments donnant la parole au réalisateur, au scénariste et aux comédiens à travers de courts modules révélant quelques détails peut‑être passés inaperçus en cours de visionnage. Ce n'est pas la grosse éclate, mais la comparaison archives d'époque/séquence de l'alunissage du film montre à quel point Damien Chazelle s'est calé sur la réalité des faits, au détail près. Même chose avec les décors ou les véhicules fournis par la Nasa pour une reconstitution fidèle des événements. Un peu plus loin, on découvre Ryan Gosling en pleine cascade, se faisant traîner sur plusieurs mètres dans les hautes herbes derrière un parachute. 

 

Enfin, le commentaire audio dévoile comment (et où) ont été tournées les séquences sur la Lune. Quant à ceux qui se demandent si Neil Armstrong a vraiment jeté le petit bracelet de sa fille décédée sur Lune… début de réponse à la fin du commentaire.

Note bonus : 3/6
Image

Indéniablement, Damien Chazelle est un excellent faiseur d'image, mélangeant ici les types de pellicule (16, 35 et 60 mm) et les prises de vues numériques. Brisant en dernière partie de film les règles qu'il s'était fixées précédemment en optant pour des cadrages totalement différents, il propose une balade entre l'intime et l'immensément grand à la fois auteuriste et spectaculaire. First Man promène ainsi sa mélancolie à travers des plans élégants toujours en mouvement tout en sachant créer suffisamment de scènes spatiales crédibles, parfois avec une économie bienvenue d'artifices techniques. L'équipe a d'ailleurs privilégié à chaque fois qu'elle le pouvait les méthodes traditionnelles plutôt que les effets spéciaux.

 

Un mot sur les scènes Imax, utilisées autant sur les phases spatiales que sur les films de famille délicieusement vintage. Un rendu plein cadre donnant une sensation d'immensité et de temps infini qui colle à merveille au sujet.

 

Au final, First Man et son Digital Intermediate 2K font un sans‑faute technique. Le HDR Dolby Vision explose littéralement sur le rendu des noirs, la définition, la texture, l'intensité de la lumière et des couleurs. Avec mention spéciale pour les gros plans de l'ultime mission à travers de nombreux filtres interposés (casques, vitres, reflets). Nette, précise, au plus près de l'action et de l'homme, cette sortie 4K magnifie totalement l'allure cinégénique du film.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Discrète, élégante, légère, la musique de Justin Hurwitz (LA LA Land, avec quelques similitudes) apporte juste la petite touche nécessaire à l'emphase de certaines séquences. Mais ce sont surtout les dialogues, les respirations et les silences qui se partagent les enceintes pour notre plus grand plaisir sur toutes les séquences à terre. 

 

Quand arrivent les scènes mouvementées dans les airs comme les premiers vols d'essai et les nombreux passages où Armstrong frôle la mort, changement radical d'ambiance. La VO Dolby Atmos apporte alors un sacré punch à un univers sonore travaillé dans les moindres détails, même si d'aucuns manqueront un peu de graves. Le dôme sonore devient palpable et la myriade de détails (alarmes électriques, instruments de bord, centre de commandement, cliquetis des machines…) créent une ambiance ultra‑riche qui fait toute la richesse de cette bande‑son raffinée. La VF Dolby Digital Plus 7.1 n'a pas à rougir de ses capacités un peu moindres. Reste que la démo Dolby tout en finesse vaut le détour.

Top son : aucun
Note son : 5/6



PLANNING
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
Sarah Jessica Parker - Divorce saison 1
https://www.avcesar.com/source/interview/166/photo_0804204009.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/134/photo_1022184229.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/149/photo_0450174503.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/168/photo_0147193231.jpg
sarah-jessica-parker
jesse-tyler-ferguson
sophie-turner
victor-matsuda
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011