Cold War

Zimna wojna
Année : 2018
Réalisateur : Pawel Pawlikowski
Interprètes : Joanna Kulig, Tomasz Kot, Borys Szyc, Agata Kulesza, Cédric Khan, Jeanne Balibar
Éditeur : Diaphana Vidéo
BD : BD-50, 88', zone B
Genre : drame, N&B
Interdiction : tous publics
Sortie : 05/03/19
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.33
HD 1 080p (AVC)
4/3
Bande-son
Polonais DTS‑HD Master Audio 5.1
Polonais DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français imposé sur la VO
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Fnac
19,99 €

Dans la Pologne autoritaire de Staline, l’art est bien entendu soumis à un contrôle strict, mais un pianiste virtuose (Tomasz Kot) et une chanteuse frondeuse (Joanna Kulig) choisissent de faire bande à part et se retrouvent (non sans difficultés) dans un Paris bohème, haut lieu du be bop et de l’effervescence culturelle. Toutefois, ces retrouvailles tardives (et appelées à se répéter tout au long de leur itinéraire) suffisent‑elles à réfréner les vertiges du déracinement ?

 

À travers cette romance intermittente, le cinéaste Pawel Pawlikowski interroge la responsabilité partielle de l’Histoire sur la vie des hommes. Dès la première partie du film, il dissémine en filigrane les moyens répressifs de l’État, lequel dirige une troupe de danse folklorique pour la cause patriotique ou n’hésite pas à faire surveiller Wiktor par sa partenaire. Mais une fois loin du bloc de l’Est, les amants contrariés continuent à se perdre puis à se retrouver, comme si l’initiative individuelle avait aussi sa part d’ombre et de lumière, de constance et de mouvement refluant. Étranger dans son pays, puis dans un autre, insatisfaite dans les bras d’un mari choisi au hasard, mais également avec l’homme de sa vie, Wiktor et Zula gravitent comme deux électrons libres autour de la grande Histoire.


Un rapport au temps intime et collectif délicat que le cinéaste choisit d’illustrer avec des plans fixes lors des spectacles de danse à la gloire de Staline, puis de discrets mouvements de caméra dans l’intimité écorchée du couple. Autant de tableaux figés ou dynamiques qui considèrent une page de l’Histoire polonaise et celle de deux êtres avec un œil distancé mais ardent.

 

Sublimé par une photographie en noir et blanc à tomber, Cold War n’aura pas démérité le Prix de la Mise en scène lors du dernier Festival de Cannes.

Carole Lépinay - Publié le 15/04/19
Liste des bonus
- Making of (13')
- Regard sur le film, par Pierre Murat (17')
- Bande-annonce


Commentaire

« J’aime la musique, pas la musique de film, mais celle que l’on intègre au film, comme ces chansons du folklore polonais ». Les propos de Pawel Pawlikowski démontrent d'emblée la façon dont il a appréhendé chaque partition de son film. Les scènes coupées qu'il commente permettent alors de mieux comprendre le rapport entre les variations musicales et les choix de mise en scène.

 

Le critique de cinéma Pierre Murat apporte quant à lui quelques précisions sur la part biograhique du film (le cinéaste a porté ce projet en pensant à ses parents) et son ancrage dans un contexte historique difficile et peu favorable aux romances apaisées.

Note bonus : 4/6
Image

Faire du N&B pour N&B, une aventure risquée qui fonctionne parfois (voir Logan, disponible en couleurs et en N&B). Ici, rien d'artificel, juste une photographie qui sonne comme une évidence, partie prenante du cadre, de la composition de ce dernier, de l'aspect historique du film et de l'aventure intime du couple, portée par le son et la musique, et non l'image. Pas un N&B rutilant et moderne mais une patine à l'ancienne qui place d'emblée le film dans son temps et le fait nôtre. C'est sublime, triste aussi. Désenchanté.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Tout le film est centré sur la musique, quelle soit floklorique ou plus jazzy à Paris. Une présence qui varie au fil des rencontres, des instants, mais qui marque fortement l'esprit comme une persistence dont on se défait difficilement, même plusieurs heures après le visionnage tant son intégration à la narration est à la fois poétique et réaliste. Pour plus de vie et de présence, préférez la VO polonaise 5.1, la VF stéréo se montrant bien trop ramassée pour séduire.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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