John Wick Parabellum

John Wick : Chapter 3 - Parabellum
Année : 2019
Réalisateur : Chad Stahelski
Interprètes : Keanu Reeves, Halle Berry, Ian McShane, Laurence Fishburne, Mark Dacascos, Asia Kate Dillon
Éditeur : Metropolitan Film & Vidéo
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50, 130', toutes zones
Genre : action, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 23/09/19
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 7.1
Français Audiodescription
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Sous-titres
Français, Français pour sourds et malentendants
Amazon
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44,98 €

Il est le loin le temps où John Wick, tueur à gage surdoué, reprenait du service pour venger la mort de son chiot et se coltinait quelques durs à cuire façon néo‑noir (voir John Wick). Cinq ans et deux films plus tard (voir John Wick 2), Keanu Reeve et le réalisateur Chad Stahelski sont toujours aux commandes mais ont décidé d'emmener la saga sur un terrain quasi expérimental, aussi bien numériquement qu'esthétiquement.

 

Dans ce troisième opus, les victimes sont comme les feuilles, elles se ramassent à la pelle, mais aussi à la machette et sous les crocs de chiens enragés. Dans ce Parabellum, le récit n'est plus qu'un alibi qu'il s'agit de réduire à son expression la plus fonctionnelle (une prime sur la tête de John Wick, lequel tente d'entrer en contact avec le manitou de la Grande Table afin d'annuler le contrat) et offrir à Keanu assez de chair à baston pendant 2h10.

 

Seules les séquences d'action, souvent inventives, délirantes et innombrables, intéressent Stahelski, au point d'en faire son unique et brillant programme. En plein cœur de la machine hollywoodienne, Buster Keaton a rendez‑vous avec Blade Runner sous l'œil avisé de John Woo (l'influence asiatique du film ne fait pas de doute, voir bonus) et du jeu vidéo. Une merveille pour les amateurs de films d'action qui relève le niveau médiocre de la production hollywoodienne et zéro de Fast & Furious 9.

Jean-Baptiste Thoret - Publié le 01/10/19
Liste des bonus
- Parabellum : l'héritage de la Grande Table (11')
- Excommunicado (10')
- Dans la ligne de mire (10')
- En selle, Wick ! (5')
- Mots, lames, ponts et autres broutilles (5')
- Continental dans le désert (10')
- Dog Fu (8')
- La maison de verre (7')
- Plan par plan (9')
- Teaser du jeu vidéo John Wick Hex (1')
- Coulisses de John Wick Hex (7')
- Blu-Ray du film


Commentaire

De l'art d'explorer en profondeur pour ce troisième opus l'univers d'un personnage dont, au fond, on ne savait pas grand‑chose, à la mise en place des combats avec des ninjas, des chiens ou des stars des arts martiaux (dont Mark Dacascos, excusez du peu), ces excellents bonus montrent bien toute l'implication d'une équipe au taquet, prête à suer sang et larmes des mois durant pour proposer des combats inédits et des chorégraphies hallucinantes.

 

Keanu a passé des mois avec un champion de tir et l'équipe cascadeurs, Halle et les dresseurs (ceux de Game of Thrones pour les loups) ont élevé cinq malinois spécialement pour le film (« les six mois les plus durs de sa vie professionnelle », selon elle, concernant son entraînement physique), et le réalisateur a passé des centaines d'heures à décortiquer une cascade du film coréen The Villainess pour un hommage appuyé encore augmenté de nouveautés (la scène des motos sur le pont de nuit, les coulisses sont tordantes avec des petits hommes verts qui poussent et tractent des motos sur roulettes en studio dans un grand ballet digne de Béjart, le tout face à une soufflerie qui décoiffe).

 

Des bonus aussi distrayants que techniques au cours desquels Keanu Reeves se montre bien plus disert que dans tout le film !

Note bonus : 5/6
Image

Un carton plein. Il faut dire que le look du film, à la fois noir, électrique, bardé de couleurs franches (quand il y en a, les roses, les violets et les rouges explosent littéralement), aussi graphique qu'atmosphérique, se prête à tous les superlatifs.

 

Un film hyper‑référentiel d'un point de vue cinématographique (les films de samouraïs, les westerns, Tarkovski…) qui enchaîne les décors (la maison de verre, le désert, l'hôtel Continental…) pour autant de plongées savoureuses dans des univers parallèles où les tueurs à gages sont sapés comme des gravures de mode et éclairés comme des stars.

 

Boostée, brillante, ultra‑vernie, gavées de noirs et sublimée par des reflets de fou (la luminosité, même avec des décors très noirs, est vraiment frappante, merci le HDR Dolby Vision), cette 4K se régale du moindre plan pour en mettre plein les yeux, et ce malgré un Digital Intermediate simple 2K. Un régal.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Plus d'action que de dialogues, donc largement de quoi épater la galerie d'un point de vue sonore aussi avec une bande‑son Dolby Atmos généreuse, gonflée à bloc, appuyant les bruitages dans une féerie de coups, de lames qui se plantent, de chairs déchiquetées, de motos en folie, de fusillades à n'en plus finir et même de ruades de chevaux.

 

Un grand délire sonore qui arrive de toutes parts (en gros, vous êtes littéralement cerné par l'Atmos et son souci du détail, de la moindre goutte de pluie qui vous tombe dessus aux tirs en rafales) et participe pleinement à la fantaisie du film et à sa folie créative qui profite ici d'un effet « dôme » impressionnant. 

 

L'utilisation des basses, la variété des sons (parfois très ludiques) et leur intégration naturelle à un univers sonore plus classique (quelques dialogues quand même) et au travail ciselé des compositeurs Tyler Bates et Joel J. Richard, font de cette VO une douce tuerie. 

 

Un dernier mot au sujet de la VF. Film d'action et épure des dialogues obligent, celle‑ci est moins décevante que d'habitude, même si on perd un peu de second degré sur certaines répliques (cf. le directeur du Continental). Elle peut donc, éventuellement, faire l'affaire.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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