Le Professeur

La prima notte di quiete - Director's Cut
Année : 1972
Réalisateur : Valerio Zurlini
Interprètes : Alain Delon, Giancarlo Giannini, Lea Massari, Sonia Petrovna, Renato Salvatori, Alida Valli
Éditeur : Pathé
BD : BD-50, 131', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 07/12/19
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Italien DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français
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Fnac
19,99 €

Professeur de littérature remplaçant dans un lycée de Rimini, Daniele Dominici (Alain Delon) s’éprend de l’une de ses élèves, Vanina Abati (Sonia Petrovna). Aussi charmante qu’elle est mystérieuse, la jeune fille le pousse, malgré elle, dans ses retranchements.


Un homme dans son long manteau traîne sa solitude sur la berge désolée de Rimini, la séquence inaugurale du Professeur (en italien, le vers sensible de Goethe, La prima notte di quiete) de Valerio Zurlini (Le désert des tartares) écarte d’emblée tout espoir d’horizon optimiste. Nimbé de spleen hivernal, le port battu par les vents fait naturellement écho au tempérament torturé du protagoniste. Le magnétisme ténébreux de Delon irradie, de toute évidence, à travers ce rôle taillé sur mesure.

 

Mutique et solitaire, son personnage cherche encore cet autre (en l’occurrence Vanina, dont la mauvaise réputation tranche avec la pureté de ses traits) qui peut résonner en lui et finit par convertir ses impasses secrètes en virage manqué vers des lendemains impossibles. Un immense film désespéré.

Carole Lépinay - Publié le 09/05/20
Liste des bonus
- Le Professeur : entretiens inédits avec Sonia Petrovna, Olivier Père et Jean‑Baptiste Thoret (31')
- Actualité d'époque : sortie du Professeur en Italie (1972), un grand succès critique (propriété de la Fondazione Cineteca di Bologna) (2')


Commentaire

Un entretien croisé avec Olivier Père (journaliste et critique) et Jean‑Baptiste Thoret (réalisateur et ancien critique de cinéma) permet de revenir autant sur la carrière de Zurlini que sur les particularités de son avant‑dernier film, co‑produit par Alain Delon.

 

Père explique pourquoi la filmographie du cinéaste est peu prolifique (huit films au total) comparée à celle de ses pairs (Visconti, Fellini et consorts). Autant de projets avortés ou inaboutis liés à des conflits répétitifs avec des producteurs. 

 

J-B Thoret précise que la version du Professeur (titre générique, par ailleurs, choisi par Delon) que nous connaissons a été amputée de 20 minutes selon l'initiative de l'acteur et ce malgré le désaccord de Zurlini. Les scènes jugées scabreuses ou orgiaques supprimées, le héros tragique se retrouve ainsi dépouillé de sa chair et frise l'abstraction. Thoret considère les personnages interprétés par Delon durant les années 70 comme des incarnations spectrales et solitaires inexorablement destinées à mourir (voir Un flicM. KleinL'homme pressé…). 

 

L'actrice Sonia Petrovna intervient également, elle confie avoir adoré tourner aux côtés de Delon et souligne son côté à la fois très pro et attentif.

Note bonus : 5/6
Image

Restauré en 4K par Pathé en collaboration avec Les films du Camélia et Titanus, Le Professeur apparaît ici dans sa version inédite en France, tirée de la version italienne d'origine de Valerio Zurlini (Director's Cut). Malgré le grain abondant résiduel, une définition parfois encore brouillée et les flous inévitables (surtout à l'extérieur), le charme et la tristesse de Rimini sous la pluis opèrent. Avec ses couleurs dévalées, ses variations de gris et son décor décrépi (marque de fabrique de Zurlini), le cadre fantomatique séduit presque autant que le magnétique Delon, pourtant mal rasé et affublé d'un par‑dessus marron pendant tout le film. Aucun défaut de master à signaler, c'est agréable.

Top image : aucun
Note image : 3/6
Son

Des dialogues, un peu d'ambiances, quelques notes de trompette mélancoliques et solitaires… il n'en faut pas plus à cette piste 2.0 pour laisser le charme opérer. Il faut dire que la langue italienne aide beaucoup. L'étroitesse de la spatialisation se sent un peu, au même titre que l'âpreté de certains dialogues. On s'y attendait.

Top son : aucun
Note son : 3/6



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