La belle époque

Année : 2019
Réalisateur : Nicolas Bedos
Interprètes : Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier, Guillaume Canet
Éditeur : Pathé/Orange Studio
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-5, 115', toutes zones
Genre : comédie dramatique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 11/03/20
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
Amazon
19,99  €
Rakuten
14,80 €
Fnac
20 €

On n'avait pas vu film français si ambitieux et si abouti depuis un moment. À commencer par son scénario, tout droit sorti de l'imagination de Nicolas Bedos qui, à travers le délitement de la vie d'un couple de sexagénaires (Daniel Auteuil, Fanny Ardant, évidemment excellents), remonte le temps jusqu'au jour de leur rencontre, la « belle époque », celle où la technologie n'avait pas encore envahi nos vies ‑et surtout celle de Victor, ce dessinateur à l'ancienne qui ne trouve plus l'inspiration‑, celle où il ne sortait pas encore par les narines de sa femme, splendeur jamais fanée qui ne demande encore qu'à briller, celle où les rencontres de bistro faisaient tout le sel de votre journée. Un temps qui n'existe plus mais reste enfoui dans les souvenirs.

 

Comment y retourner ? Comment montrer ce temps révolu sans l'aide de flashback (bien trop simple pour Bedos) ? Comment montrer le passé sans avoir recours ni aux effets spéciaux ni au De‑Aging (principe utilisé par Scorsese par exemple pour rajeunir ses acteurs, voir The Irishman) ? Il fallait toute la fantaisie et l'inventivité de Bedos‑fils pour y parvenir, avec une idée a priori simple mais osée : la reconstitution historique mâtinée d'artifices de théâtre pour revivre sur commande une période rêvée de son passé. C'est ainsi que Victor (Auteuil), 60 ans, se retrouve propulsé dans le décor de sa jeunesse, alors qu'il allait rencontrer celle qui deviendra sa femme (Ardant). Une pièce de théâtre fictionnelle écrite dans les moindres détails à l'intérieur même du film, dont le premier rôle féminin revient à Doria Tillier (parfaite elle aussi), celle sur laquelle repose tout le principe d'immersion et compagne du brillant entrepreneur (Guillaume Canet) à l'origine de ce concept novateur, dirigeant son staff de comédiens, ses décorateurs et son équipe technique comme un Fellini en plein tournage.

 

Tout en douceur et subtiles métaphores, Bedos sonde à la fois le rapport entre un cinéaste et ses actrices (le couple Canet/Tillier), mélange avec malice réalité et fiction sur une unique temporalité, mais montre aussi et surtout une histoire d'amour sous un angle inédit, inventif et ingénieux. En un mot, brillant.

Carina Ramon - Publié le 28/06/20
Liste des bonus
- Commentaires audio de Nicolas Bedos
- Conférence de presse du film à Cannes et montée des marches (39')
- Making of (27')


Commentaire

Nicolas Bedos confesse avoir beaucoup appris en écoutant les commentaires audio des autres réalisateurs. Au cours son propre exercice, complet et très agréable à suivre, on apprend que le concept orignal du film (soit recréer tout une époque déterminée selon les souhaits des clients pour une immersion nostalgique dans le passé) pourrait être transposé dans la réalité. Une personne, qui a contacté Nicolas Bedos, serait déjà sur le coup.

 

On vous conseille également le making of qui en dit plus sur les intentions du scénariste et réalisateur Nicolas Bedos, les partis pris de mise en scène qui émaillent le film, ou encore les microdétails insolites comme ce gigantesque tableau suspendu dans la chambre à coucher de Daniel Auteuil et Fanny Ardant, à savoir en réalité une photo de la main de Nicolas Bedos prise par lui‑même avec un smartphone quelques jours avant le tournage.

 

Enfin, la conférence de presse du film à Cannes et la montée des marches. Visiblement un souvenir réjouissant pour toute l'équipe.

Note bonus : 4/6
Image

Nicolas Bedos a voulu une image à la fois chic, heureuse, lumineuse, soyeuse comme un cocon. Et le rendu à l'image est parfait. Avec ses ambiances dorées (un peu plus froide côté vie privée de Daniel Auteuil et Fanny Ardant), ses lumières travaillées jusque dans les moindres détails, cette reconstitution comme sortie d'un songe est un sublime écrin à la création fantasque de Bedos. Une réussite dotée de partis pris solides et parfaitement exécutés. À ce niveau, on regrette l'absence d'édition 4K. Surtout pour un film français.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

On attendait aussi une bande‑son soignée, c'est effectivement le cas. Et même plus puisque le montage est particulièrement chorégraphié sur la musique et certains morceaux (très réussi passage sur J'ai 10 ans de Souchon par exemple). Une parfaite synchronisation image et son qui dynamise le film, particulièrement en 5.1. 

Top son : aucun
Note son : 5/6



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