INXS : Live Baby Live

Live at Wembley Stadium
Année : 1991
Réalisateur : David Mallet
Avec : Michael Hutchence, Andrew Farriss, Kirk Pengilly, Tim Farriss, Garry Gary Beers, Jon Farriss
Éditeur : Eagle Rock
BD : 1 UHD-66 + 1 BD-50, 98', toutes zones
Genre : concert, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 26/06/20
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
UHD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Dolby Atmos
Dolby TrueHD 7.1
DTS-HD Master Audio 5.1
LPCM stéréo
Sous-titres
Aucun

Quand INXS monte sur la scène du Wembley Stadium de Londres le 13 juillet 1991, devant quelque 74 000 fans, le groupe australien est sur le toit du monde. Venant de sortir son septième album, X, trois après son succès mondial Kick vendu à 20 millions d’exemplaires, le sextuor new wave écume alors les salles du monde entier depuis plus d’une décennie et règne sur les charts single après single. Autant dire que c’est une machine bien huilée et indomptable que l’on retrouve grandeur nature avec la captation de ce show Live Baby Live, déjà publié en CD en 1991 et qui bénéficie cette année d’une réédition vidéo très soignée en 4K Ultra HD, magnifiquement restaurée à partir du négatif original.

 

En redécouvrant les sublimes images d’INXS sur scène, difficile de ne pas être soufflé par l'énergie sans retenue du groupe tout du long d'un set de 22 morceaux (dont 10 morceaux de Kick et 9 de X) et près de 100 minutes sans respirations. C'est tout particulièrement l'aisance du groupe à refaire vivre ses tubes mastodontes qui scotche : les interprétations sont carrées et punchy, les riffs aussi acérés qu'en studio (à part peut‑être Need You Tonight, un peu trop sèche à la base pour fonctionner dans cette ambiance de stade) et les morceaux semblent construits tout entiers autour de la voix tonitruante de Michael Hutchence, particulièrement à l'honneur pendant ce show. Tout cela sans efforts apparents ou presque et avec une décontraction visible : sourires en coin, musiciens qui chantonnent les paroles dans leur coin, complicité de chaque instant, gros mots et blagues salaces. Au milieu du show, entre deux morceaux, Hutchence lâche au public « Hey, c'est un gros concert, non ? On est très contents d'être là, blah blah blah ». Un éclat de rire plus tard, il mentionne nonchalamment qu'ils n'avaient encore jamais joué devant autant de spectateurs. Pas de stress, aucune raideur : le groupe est énorme et maîtrise chaque instant, donnant à voir quelques moments de pure grâce : le doublé d'ouverture Guns in the Sky/New Sensation, ou encore le final brûlant d'Original Sin.

 

La réalisation de son côté ne gâche rien non plus : avec une équipe de 16 caméras et sous la réalisation du grand clipman David Mallet, le montage est au diapason de la new wave tape à l'œil et du funk très blanc d'INXS : il alterne avec vivacité plans serrés sur les six musiciens, avec quelques jeux de lumière et de contre‑jour élégants, et travellings dynamiques à la grue tout au long de la scène et en aérien, donnant l'impression de voir un groupe toujours en mouvement. Bien sûr, la recette INXS est évidemment un peu toujours la même (Hutchence n'est pas un danseur sur scène mais un marcheur comme un certain Mick Jagger) et s'essouffle un peu en fin de parcours, quand les tempos tournent à la ballade. Mais l'interprétation ne flanche elle jamais, se concluant sur une version de Devil Inside en feu d'artifice qui suffira à convaincre ceux qui se demandent encore, trente ans plus tard, pourquoi INXS (« in excess ») a été l'un des plus grands noms de la pop de la fin des 80's.

Émilien Villeroy - Publié le 08/07/20
Liste des bonus
- Aucun
- Blu-Ray du concert


Commentaire

Aucun bonus pour accompagner ce live malheureusement. Dommage, quelques clips de l'époque auraient pu pourtant faire l'affaire. Inutile de dire que Michael Hutchence mangeait littéralement la caméra et qu'une petite rétrospective n'aurait pas été pour nous déplaire non plus. Tout comme une plongée plus technique dans la restauration du film. Durant ce processus par exemple, les bandes du morceau Lately ont été retrouvées, permettant de réintégrer ce morceau au concert original. 

 

Le livret propose en revanche des photos inédites, de nouveaux commentaires du groupe et un texte de présentation du journaliste Jamie East.

Note bonus : 0/6
Image

Intégralement remasterisé depuis le master 35 mm pour en tirer une version 4K (Digital intermadiate 4K), Live Baby Live est littéralement splendide, alliant la chaleur de la pellicule avec une définition impeccable, principalement sur les nombreux gros plans qui font toute la force du film. Si certains plans aériens (probablement tournés en vidéo) ou sur le public souffrent d’une qualité moindre et d’une image parfois un peu trop sombre, le reste fait honneur aux douze mois de travail de restauration annoncés par Eagle Rock, avec une mention spéciale aux prises de vues réalisées à la Louma : c'est simple, on n'a presque jamais vu Michael Hutchence comme ça sur scène, à tel point que les plus jeunes pourraient croire que les images ont été tournées hier. 

 

Le HDR10 apporte des rouges puissants (cf. certains costumes), une dose de lumière incroyable donnant un relief inédit au concert et des gros plans encore une fois aussi précis que ceux de certains concerts beaucoup plus récents. Cerise sur le gâteau, la qualité augmente au fil de la soirée avec la nuit tombante et des contrastes de plus en plus puissants. Une merveille de restauration qui mérite la note maximale pour une captation de 30 ans d'âge.

Top image : 66' (la silhouette Michael Hutchence s'amuse avec le public au milieu de What You Need)
Note image : 6/6
Son

Quelle énergie ! Mettant fort judicieusement au premier plan la voix puissante de Michael Hutchence, le mix de ce show rend parfaitement hommage au rock tapageur et maximaliste de INXS, ayant parfois des allures de versions studio tant le mix fourmille de détails et de basses profondes. Ça tape très fort et il n’aurait rien fallu de moins.

 

Une bande‑son Dolby Atmos qui se vit à pleine puissance avec un effet bulle « live » bien plus efficient et organique qu'en simple DTS‑HD, déjà très clair et impactant de base (à côté, la stéréo paraît bien pâle malgré ses qualités intrinsèques). Belle séparation des instruments comme l'harmonica et belle dynamique, le tout avec beaucoup de chair et magistralement réalisé sous la direction de Giles Martin, directeur musical exécutif du groupe, et Sam Okell aux studios Abbey Road.

Top son : aucun
Note son : 6/6



Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

PLANNING
19/08/20 Le prestige
19/08/20 Invisible Man
19/08/20 Interstellar
19/08/20 Inception
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
Martin Scorsese - Boardwalk Empire saison 1
https://www.avcesar.com/source/interview/129/photo_0549180108.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/144/photo_0912120302.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/166/photo_0804204009.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/137/photo_0142105021.jpg
martin-scorsese
melissa-george
sarah-jessica-parker
ken-follett
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011