Tootsie

Coffret Ultra Collector #16
Année : 1982
Réalisateur : Sidney Pollack
Interprètes : Dustin Hoffman, Jessica Lange, Teri Garr, Dabney Coleman, Charles Durning, Bill Murray
Éditeur : Carlotta
BD : 1 BD-50, 116', toutes zones
Genre : comédie romantique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 17/06/20
Prix ind. : 49,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 1.0
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.0
Anglais DTS‑HD Master Audio 1.0
Sous-titres
Français
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Michael Dorsey (Dustin Hoffman), un acteur jugé trop tatillon, peine à trouver un nouvel engagement. Il galère tant qu’il décide d'oublier sa vénération pour le théâtre et tente une audition pour une modeste sitcom. Problème : les recruteurs recherchent une femme. Michael va donc se créer un alter ego féminin, Dorothy Michaels, pour obtenir le rôle. Très vite, Dorothy devient une chouchoute des téléspectateurs et lie une forte amitié avec une autre actrice un peu paumée, Julie Nichols (Jessica Lange). Dans le même temps, Michael ‑alias Tootsie‑ découvre aussi les mille et un abus et diktats que ses collègues femmes doivent affronter au quotidien.

 

Énorme succès en 1982, Tootsie est sorti voilà 38 ans. À l’heure du mouvement #MeToo et d’un Hollywood débarrassé du producteur Harvey Weinstein, on pouvait craindre que le temps n’ait meulé la pertinence du film. Or, les vexations aux femmes, les abus de pouvoir subtils ou grossiers qu’elles endurent au quotidien, ainsi que les diktats sur la beauté féminine que le héros découvre, n’ont pas pris une ride ! Dustin Hoffman, particulièrement bien maquillé, livre un personnage d’autant plus convaincant et touchant que Tootsie ne peut souvent compter que sur son regard pour livrer ses états d’âme.

 

La mise en scène de Sydney Pollack, si elle s’est parée d’une légère patine vintage sur certaines scènes, notamment celles avec le père de Julie, demeure malgré les décennies d’une grande efficacité tout au long du récit. Tootsie, parti sur un prétexte de vaudeville, parvient à transcender son propos avec une sensibilité jamais démentie. On se réjouit, on s’amuse souvent, mais Tootsie a la politesse de toujours faire réfléchir ses spectateurs. Carton plein ? Presque, car on pourra peut‑être apporter un léger bémol à l’enthousiasme avec l’épilogue un peu hâtif du film. Mais on devra surtout s’attrister. Tootsie, pourtant réalisé à l’issue de la grande poussée féministe des années 70, reste hélas, trente‑huit ans après, d’une brûlante actualité.

Paco Altura - Publié le 16/07/20
Liste des bonus
- Le making of de 1982 (34')
- Un homme meilleur : le making of de 2007 (69')
- 9 scènes coupées (10')
- Essais filmés de Dustin Hoffman (3')
- Livre de 160 pages : La création de Tootsie, récit du tournage avec Dustin Hoffman et Sydney Pollack par Susan Dworkin (traduit pour la première fois en français)
- Bandes-annonces


Commentaire

Deux making of pour un seul film. Certes, des images sont reprises d'un doc à l'autre, mais certains passages sont totalement étonnants comme les confidences de Dustin Hoffman sur la condition des femmes, ce ressenti inédit qu'il éprouva sous les traits de Tootsie, le regard sentenciel des hommes le/la jugeant pas assez à leur goût. Au bord des larmes, à fleur de peau, on comprend l'immense sensibilité du comédien.

 

On se régale aussi des échanges vifs et brillants entre Hoffman et son metteur en scène Sidney Pollack, jamais départis de leur humour. Un peu plus loin, les séquences maquillage avant chaque journée de tournage, une bonne heure à chaque fois.  

 

Enfin, on verra les premiers essais filmés en Bétamax de Dustin Hoffman grimé en femme, encore loin du personnage de Toostie. En filigrane, tout le travail de comédien pour parvenir au juste dosage. Impressionnant.

Note bonus : 4/6
Image

La nouvelle restauration 4K donne lieu à un sentiment de voir le film pour la première fois, et ce malgré une certaine inégalité selon les séquences. Notamment les fourmillements encore parfois très présents en arrière‑plan, une très légère tendance rosée au niveau de la carnation des visages ici ou là, et une photographie douce typique de l'époque qui date clairement le film dans les années 80. Mais le film affiche une copie si propre (nettoyée de l'intégralité de ses défauts de master !) et si séduisante (quand la lumière augmente, la définition fait des prouesses, les blancs sont d'ailleurs superbes et les couleurs boostées) que l'on reste scotché devant le gain en qualité par rapport aux précédentes éditions vidéo. 

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Quelques notes de la musique de Dave Grusin et c'est parti pour une bouffée vintage au cœur de ce film que l'on ne se lassera jamais de revoir. La VO 5.0 peut paraître d'un premier abord moins‑disante que sa consœur 1.0, davantage axée sur les voix (donc mieux projetées vers le spectateur) et d'un niveau sonore supérieur. Mais en y regardant de plus près, la piste 5.0 reste la plus équilibrée et la plus naturelle, à condition de monter un peu le volume.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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