Trilogie Le seigneur des anneaux - La communauté de l'anneau

The Lord of the Rings : the Fellowship of the Ring
Année : 2001
Réalisateur : Peter Jackson
Interprètes : Elijah Wood, Ian McKellen, Liv Tyler, Viggo Mortensen, Cate Blanchett
Éditeur : Metropolitan Film & Vidéo
BD : 1 UHD-99 + 2 UHD-99, 178' (VC)/227' (VL), toutes zones
Genre : heroic fantasy, couleurs
Interdiction : tous publics (certaines scènes peuvent heurter)
Sortie : 16/12/20
Prix ind. : 110 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Italien DTS‑HD Master Audio 5.1
Allemand Dolby Digital 5.1
Tchèque Dolby Digital 5.1 (absent sur la VL)
Espagnol Dolby Digital 2.0
Voir plus
Sous-titres
Français, anglais/allemand/italien pour sourds et malentendants, néerlandais, espagnol, tchèque, danois, finnois, grec, norvégien, polonais, suédois, chinois, coréen, thaï

Le seigneur des anneaux, le retour en 4K Ultra HD à la rédaction ! Petite piqûre de rappel pour ceux (les Martiens ?) qui ne sauraient absolument rien de cette trilogie monstre dont le premier film sort en 2001 sur les écrans du monde entier. Car Le seigneur des anneaux, c’est avant tout une histoire de chiffres.

D’abord, il s’agit d’une œuvre littéraire colossale traduite dans 25 langues, vendue sur la planète à plus de 150 millions d’exemplaires depuis 1954, devenue une source d’inspiration pour une multitude de jeux vidéo et de jeux de rôle. Au cinéma, ce sont trois films réalisés simultanément par Peter Jackson dans sa Nouvelle‑Zélande natale, un budget faramineux de 300 millions de dollars, 5 années de pré‑production, 24 mois de tournage, 4 ans de post‑production, près de 15 000 figurants, 1 200 plans numériques (on en reparlera…), 350 décors différents, 2 230 m2 d’entrepôts pour stocker les maquettes utilisées dans les films, des milliers d’accessoires réalisés par des artisans néo‑zélandais, dont 900 armures complètes faites à la main, 2 000 armes factices en caoutchouc, 100 armes spéciales, 20 000 objets quotidiens (ustensiles de cuisine, déco…), 1 600 paires de prothèses de pieds et d’oreilles conçues suivant la morphologie et la pointure de chaque comédien, une équipe de 150 ouvriers (charpentiers, peintres, plâtriers, sculpteurs…) qui a construit et fignolé les décors, 250 chevaux, 50 tailleurs qui ont confectionné plus de 150 tenues complètes pour chaque culture différente (sans compter qu’il a fallu réaliser ces costumes en deux tailles, l’une pour l’acteur, l’autre pour sa doublure…), 13 nominations aux Oscars (dont 4 décernés pour les effets visuels, la photo, la musique et le maquillage), sans oublier les 12 000 écrans monopolisés pour la sortie mondiale.

Et pour ceux qui débarqueraient vraiment, Le seigneur des anneaux prend place au cœur d’une époque médiévale mythique et conte l’histoire du combat désespéré de Frodon le Hobbit, qui a hérité d’un anneau magique de son oncle Bilbo, contre Sauron, le Seigneur des Ténèbres, à qui l’anneau donnerait le pouvoir de réduire en esclavage tous les habitants de la Terre du Milieu. Pour déjouer les plans de Sauron, Frodon fonde une communauté qui devra détruire cet anneau tant convoité… Un conte fantastique teinté de mythologie.

Un film disponible vingt ans après sa sortie en version salles ou version longue au sein d'un coffret 4K trilogie tant attendu. Notre patience a été récompensée.

Jean-François Lefevre - Publié le 14/12/20

Cinécult' Peter Jackson : poète du gore

Il y a sans doute deux Peter Jackson. Le premier, cinéaste démiurge à la tête de deux trilogies monstres, Le seigneur des anneaux et Le Hobbit bien sûr, saga à laquelle il aura consacré plusieurs années de sa vie. Le second est issu du cinéma d’exploitation du début des années 80, porte‑drapeau d’un genre gore et festif à la fois inventif, débridé et absolument potache.

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Liste des bonus
- Aucun


Commentaire

Aucun bonus au sein de ce coffret neuf disques regroupant toute la première trilogie version cinéma et version longue (deux disques à chaque fois pour cette dernière).

Note bonus : 0/6
Image

Dès la bataille de la présentation, lorsque Sauron perd son anneau, les armures éclaboussent l'écran de leurs reflets dorés. Et l'on se dit d'emblée que les deux autres films, moins bucoliques, en donneront encore davantage côté reflets des matières, métalliques notamment.

 

Quelques instants plus tard, on est éblouis par la redécouverte de la Comté des Hobbits. Un lieu verdoyant et féerique où les effets de profondeur jouent à plein, où les camaïeux bruns et de bleus des costumes sont une vraie redécouverte (finies les fringues délavées pour tout le monde). Le film gagne clairement une atmosphère plus chaleureuse tout en perdant légèrement son grain 35 mm d'origine dans un souci d'harmonie avec la seconde trilogie tournée en numérique. Peter Jackson a lui‑même supervisé le travail sur les couleurs pour cette édition, cherchant à obtenir avec les six films 4K la sensation « d'un grand et long film racontant la même histoire ». Moins de verts et de bleus, plus de blancs très blancs, de bruns et de chaleur. Certaines imperfections ont été repeintes ou gommées, de son propre aveu.

 

Quoi qu'il en soit, les champs de colza explosent de leur jaune bouton d'or, le rose des fleurs de cosmos au pied de la maison de l'oncle de Frodon « popent » à l'image, le bleu franc du ciel apporte une atmosphère de sérénité jamais ressentie. Même l'intérieur des petites maisons des Hobbits, moins sombre qu'en Blu‑Ray, agrandit l'espace et laisse voir moult détails. Avec en point d'orgue la fête des Hobbits ponctuée des feux d'artifice et des tours de magie de Gandalf : une explosion multicolore et scintillante. Un rendu exceptionnel même si la douceur des visages, avec de rares effets floutés pour cause de filtre DNR, pourra titiller les rétines les plus exigeantes.

 

On passe ainsi tout au long du film de bonnes surprises en bonnes surprises, et ce même si certains CGI laissent parfois apparaître les matte paitting. On pense par exemple à la tour noire de Saroumane qui se démarque artificiellement de son vallon verdoyant. D'autres fonds et paysages en arrière‑plan se remarquent mais ne choquent pas de par leur esthétique très subtile, faite d'ombres chinoises telles de délicates aquarelles.

 

Un dernier mot sur les scènes de nuit, plus lisibles que jamais et où la moindre source lumineuse brille dans la nuit (merci le HDR). Au final, des décors toujours aussi purs, magnifiés pour ce master 4K UHD. Une ode à la nature et à ses habitants les Hobbits, connus pour leur teint de porcelaine. 

Top image : 11'08 (Gandalf arrive dans la Comté), 95'25 (le départ de la communauté de l'anneau), 127'10 (Balrog tout feu tout flamme)
Note image : 6/6
Son

La première petite colère de Gandalf face à l'oncle de Frodon donne le ton avec ses salves d'infragraves qui se font déjà pas mal sentir. Vient ensuite le combat entre Gandalf et Saroumane où tous les coups sont permis, et avec eux leurs lots d'effets bien sentis. Un canal grave qui affirme sa présence mais aussi des effets hauteur nouveaux qui témoignent encore une fois de la grande variété de cette divine bande‑son.

 

Avec ses déchaînements furieux, son relief sonore bardé de bruitages et ses musiques parfaitement choisies ne laissant aucun répit, cette nouvelle VO Dolby Atmos sort le grand jeu pour une immersion dans un autre monde, un monde merveilleux créé de toutes pièces par Peter Jackson. Les canaux centraux arrière apportent également leur soutien à la spatialisation avec des effets clairs, précis et nombreux qui projettent le spectateur dans les contrées de la Terre du Milieu. En comparaison, la VF ne propose pas cette même bulle sonore qui colle si bien à ce récit foissonnant de pure heroic fantasy.

Top son : 15'40 (la fête avec feu d'artifice et cotillons), 115'30 (première bataille de la Moria)
Note son : 6/6



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