L'homme pressé

Année : 1977
Réalisateur : Édouard Molinaro
Interprètes : Alain Delon, Mireille Darc, Monica Guerritore, Marie Déa, Christian Barbier, André Falcon
Éditeur : Studiocanal
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-9, 90', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 25/11/20
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
Amazon
19,99  €
Fnac
26,28 €
Rakuten
15,80 €

Collectionneur d’art et acheteur compulsif, Pierre Nioxe (Alain Delon) ne prend jamais le temps de se poser. Lors de l’achat d’un mas en Provence, il rencontre la fille du propriétaire, Edwige de Bois‑Rosé (Mireille Darc), et l’épouse aussitôt. Mais difficile de conjuguer le mariage avec son rythme de vie effréné.


Trois ans après Les seins de glace (Georges Lautner), Delon et Darc, couple au cinéma comme à la ville, se réunissent à nouveau dans une adaptation du roman éponyme de Paul Morand. Autoportrait en filigrane de l’acteur charismatique, cet Homme pressé cale son tempo existentiel sur le rythme d’une course effrénée contre la mort.

 

Toutefois, l’énergie extraordinaire consacrée au coup d’après le détourne de l’essentiel, voir à ce sujet la formidable séquence du voyage de noces à Venise interrompu par l’appel d’une vente aux enchères qu’il estime inratable. Dopé à l’adrénaline, Nioxe se lance dans une perpétuelle fuite en avant contre le temps qui passe, comme si seule la vitesse pouvait endiguer son mouvement irréversible.


Un drame puissant signé Édouard Molinaro, cinéaste surtout connu pour ses comédies populaires avec Louis de Funès (Oscar, Hibernatus), Brel et Ventura (L’emmerdeur) ou encore le tandem Michel Serrault et Ugo Tognazzi dans l’inoubliable et désopilant La cage aux folles.

Carole Lépinay - Publié le 03/02/21
Liste des bonus
- Préface de Jean-Baptiste Thoret (10')
- L'homme pressé revu par Frédéric Taddeï (42')
- Conversations avec Mireille Darc, Michel Duchaussoy, Édouard Molinaro (5')
- DVD du film


Commentaire

Comme à l'accoutumée, J‑B Thoret nous propose une présentation du film succincte mais enrichie de mille petits détails. Publié en 1941, L'homme pressé sert de base formidable au scénario. Thoret met l'accent sur les aspects fascinants de ce film‑miroir, soit la rencontre entre le personnage du roman et Alain Delon. On apprend également que suite aux conseils de Mireille Darc, en tant que producteur du film, Delon décide d'embaucher Molinaro. Ce dernier, dont la carrière démarre grâce au succès d'Arsène Lupin contre Arsène Lupin en 1962, est grand admirateur de John Huston et Jules Dassin. D'ailleurs, il réalise trois films noirs entre 1959 et 1961 (Des femmes disparaissentUn témoin dans la villeLa mort de Belle). 

 

Tous les films de Delon sont les reflets de lui‑même : un formidable entretien avec le journaliste Frédéric Taddeï dans lequel l'acteur est appréhendé avec l'aura tragique qui le caractérise. Un magnifique portrait du « héros delonien », unique acteur français à avoir ciselé un personnage tout au long de sa carrière. Le flic melvillien, le gangster taciturne ou l'apollon viscontien : un acteur hors normes dont le magnétisme et l'ambiguïté ne cessent de fasciner. 

 

Enfin, lors d'entretiens croisés, Molinaro revient sur la caractérisation de Pierre Nioxe, cet homme qui veut vivre plus intensément que les autres. Le cinéaste remarque que le cinéma moderne se préoccupe davantage de « caractères » que de situations. Concernant Edwige, au comportement nonchalant dans le roman, le cinéaste a choisi d'en faire un personnage fort, de la même trempe que Nioxe. 

Quand un journaliste tente l'analogie entre le personnage du roman et son mari à la ville (Alain Delon), Mireille Darc fait remarquer qu'il s'agit avant tout d'un rôle de composition. 

Note bonus : 4/6
Image

Si Frédéric Taddeï trouve dans l'esthétique de ce film les prémisses « du moche » de la décennie à venir au cinéma comme dans les téléfilms français, la fraîcheur de ce master est palpable. Aucun défaut à l'horizon, juste un léger voile jaune typique des années 70. Une petite dérive colorimétrique qui n'empêche pas les teintes naturelles au niveau des visages et de belles couleurs pimpantes. 

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

C'est plutôt pauvre côté ambiances (l'époque voulait cela) mais clair au niveau des dialogues. Heureusement, la musique du grand compositeur Carlo Rustichelli apporte le rythme nécessaire au récit. Une piste DTS‑HD Master Audio 2.0 passable.

Top son : aucun
Note son : 3/6



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