Les bas-fonds

Année : 1936
Réalisateur : Jean Renoir
Interprètes : Jean Gabin, Louis Jouvet, Suzy Prim, Jany Holt, Vladimir Sokoloff, Robert Le Vigan
Éditeur : Gaumont
BD : BD-50, 92', zone B
Genre : drame, N&B
Interdiction : tous publics
Sortie : 21/04/21
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.33
HD 1 080p (AVC)
4/3
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 2.0 (mono doublé)
Audiodescription
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants, anglais
Amazon
19,95  €
Fnac
26,23 €
Rakuten
39,08 €

Pensionnaire dans un bouge sordide, Pepel (Jean Gabin) survit grâce à la petite délinquance. Surpris en pleine tentative de cambriolage, il sympathise finalement avec le baron ruiné (Louis Jouvet) de la luxueuse demeure et le convie même à s’installer dans son asile de laissés‑pour‑compte. Bien que Pepel ait une liaison avec l’épouse arriviste (Suzy Prim) de Kostileff (Vladimir Sokoloff), l’ignoble receleur et propriétaire des lieux, il ne rêve que de partir avec l’innocente Natacha (Junie Astor), la jeune sœur de sa maîtresse.

 

Entre le drame et la comédie sociale historiquement liée à son contexte (l'émergence du Front Populaire), Les bas‑fonds est l’adaptation de la pièce éponyme de Maxime Gorki (1902). Si Renoir choisit la sérénité des bords de la Marne plutôt que les courants froids de la Volga, il n’en reste pas moins que dans le havre miteux où les histoires des uns et des autres s’entrecroisent, l’humour et l’humeur tragique du dramaturge composent avec la tendresse de Renoir pour ses personnages.

 

De l’acteur raté et alcoolique (Robert le Vigan) à la touchante paire de frondeurs magnifiquement interprétée par Gabin et Jouvet, l’élan collectif transparaît malgré la marge. Ainsi, les déclassés jouent aux cartes, pleurent la disparition d’un pensionnaire et défendent l’un des leurs (séquence admirable du passage de l’individuel au corps collectif lors de la rixe finale entre Pepel et Kostileff). 

 

Enfin, une certaine magie chaplinienne (Les temps modernes) imprègne la toute fin du film, lorsque Pepel et sa Natacha gagnent une petite route de campagne, vers un ailleurs (plus) optimiste. En 1957, Akira Kurosawa adaptera à son tour cette remarquable pièce.

Carole Lépinay - Publié le 07/07/21
Liste des bonus
- L'idéal ouvrier (29')
- Les bas-fonds restauré (3')
- Bande-annonce (4')


Commentaire

Patrick Glâtre (chargé de mission images et cinéma, auteur de Jean Gabin, la traversée d'un siècle) et le journaliste Pascal Mérigeau (auteur de l'ouvrage Jean Renoir) nous apportent leurs précieuses connaissances autour du film.

 

Réalisé en 1936, soit en pleine émergence du Front Populaire, Les bas‑fonds révèle l'intérêt de Renoir pour le prolétariat. Cinéaste encore méconnu, il signe sa première collaboration avec Jean Gabin, déjà au sommet de sa carrière (c'est d'ailleurs grâce à lui que les films sont produits). 

 

Si le sentiment de décalage apparaît, il faut préciser qu'à l'époque, Gabin dans la peau d'un Moscovite désargenté ne choque pas le public. Le film (plutôt coûteux), produit par des Russes (production Albatros) émigrés au moment de la Révolution de 1917, est emblématique du contexte historique. Ainsi, ces professionnels (producteurs mais également DOP, cinéastes, scénaristes) apportent leur savoir‑faire issu de la tradition russe au cinéma français. En transposant le célèbre roman de Maxime Gorki à l'écran, Renoir saisit l'occasion de représenter l'idéal ouvrier, il réalise un film social dans lequel l'aristocratie déchue (incarnée par Louis Jouvet) est confrontée au prolétariat.

 

Le petit module Avant/après restauration nous permet enfin de réaliser l'incroyable travail de restauration élaboré par Gaumont avec comparaison à l'appui. 

Note bonus : 4/6
Image

Restaurée avec la participation du CNC en 2020, l'image n'a rien à voir avec l'état délabré dans lequel se trouvait le film au départ. Un saut technique évident même si la qualité varie suivant les séquences, avec quelques passages encore difficiles. Un N&B de 1936 ‑ne l'oublions pas‑ qui rend hommage au travail sur la lumière, le cadre et les décors imaginés par Jean Renoir.

Top image : aucun
Note image : 3/6
Son

Une bande‑son un peu plus datée que certains classiques, mais qui tient aussi au jeu particulier de l'époque. Un mono doublé toujours audible et pas trop brouillé, c'est l'essentiel.

Top son : aucun
Note son : 3/6


999€ 1490€
il y a 5 jours
20€ 69€
il y a 1 mois
121€ 249€
il y a 1 mois
PLANNING
24/09/21 Luca
29/09/21 Tina
29/09/21 The Servant
01/10/21 Ti Minh
Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

INTERVIEWS
Liam Neeson - Taken 2
https://www.avcesar.com/source/interview/139/photo_0259145504.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/175/photo_0556215604.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/141/photo_0421152318.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/128/photo_0541080530.jpg
liam-neeson
mathieu-amalric
poppy-montgomery
lucky-mckee
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011
Accepter les cookies
Accepter
Refuser